Les paroles de la Marseillaise à la loupe

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Djinnzz

Créateur et rédacteur d' EtaleTaCulture

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173 Réponses

  1. cokl dit :

    Allons enfants de la Patrie,
    Le jour de gloire est arrivé !
    Contre nous de la tyrannie,
    L’étendard sanglant est levé, (bis)
    Entendez-vous dans les campagnes
    Mugir ces féroces soldats ?
    Ils viennent jusque dans vos bras
    Égorger vos fils, vos compagnes !

    Refrain :
    Aux armes, citoyens,
    Formez vos bataillons,
    Marchons, marchons !
    Qu’un sang impur
    Abreuve nos sillons !

    Couplet 2
    Que veut cette horde d’esclaves,
    De traîtres, de rois conjurés ?
    Pour qui ces ignobles entraves,
    Ces fers dès longtemps préparés ? (bis)
    Français, pour nous, ah ! quel outrage !
    Quels transports il doit exciter !
    C’est nous qu’on ose méditer
    De rendre à l’antique esclavage !

    Refrain
    Couplet 3
    Quoi ! des cohortes étrangères
    Feraient la loi dans nos foyers !
    Quoi ! ces phalanges mercenaires
    Terrasseraient nos fiers guerriers ! (bis)
    Grand Dieu ! par des mains enchaînées
    Nos fronts sous le joug se ploieraient
    De vils despotes deviendraient
    Les maîtres de nos destinées !

    Refrain
    Couplet 4
    Tremblez, tyrans et vous perfides
    L’opprobre de tous les partis,
    Tremblez ! vos projets parricides
    Vont enfin recevoir leurs prix ! (bis)
    Tout est soldat pour vous combattre,
    S’ils tombent, nos jeunes héros,
    La terre en produit de nouveaux,
    Contre vous tout prêts à se battre !

    Refrain
    Couplet 5
    Français, en guerriers magnanimes,
    Portez ou retenez vos coups !
    Épargnez ces tristes victimes,
    À regret s’armant contre nous. (bis)
    Mais ces despotes sanguinaires,
    Mais ces complices de Bouillé,
    Tous ces tigres qui, sans pitié,
    Déchirent le sein de leur mère !

    Refrain
    Couplet 6
    Amour sacré de la Patrie,
    Conduis, soutiens nos bras vengeurs
    Liberté, Liberté chérie,
    Combats avec tes défenseurs ! (bis)
    Sous nos drapeaux que la victoire
    Accoure à tes mâles accents,
    Que tes ennemis expirants
    Voient ton triomphe et notre gloire !

    Refrain
    Couplet 7
    (dit couplet des enfants)
    Nous entrerons dans la carrière
    Quand nos aînés n’y seront plus,
    Nous y trouverons leur poussière
    Et la trace de leurs vertus (bis)
    Bien moins jaloux de leur survivre
    Que de partager leur cercueil,
    Nous aurons le sublime orgueil
    De les venger ou de les suivre

    (couplet pour les enfants 2e)

    Enfants, que l’Honneur, la Patrie
    Fassent l’objet de tous nos vœux !
    Ayons toujours l’âme nourrie
    Des feux qu’ils inspirent tous deux. (Bis)
    Soyons unis ! Tout est possible ;
    Nos vils ennemis tomberont,
    Alors les Français cesseront
    De chanter ce refrain terrible :

    • PierreRoger dit :

      En tant de guerre tout le monde se place du côté des justes… surtout deux cents ans après c’est plus facile à choisir !

    • Emlo dit :

      Plusieurs commentaires, en dehors de celui qui parle du héros français « Séféro » (succulent !) Merci pour oser ce ton.
      Je pense effectivement que dans le texte original de la Marseillaise, le sang « impur » est celui des « basses classes » de la nation à l’époque et notamment, des paysans. Mais est-ce qu’aujourd’hui, en novembre 2015, nous ne pourrions pas bannir non seulement cet appel à l’assaut sanguinaire mais aussi, la référence au terme « impur » ? Ce que nous sommes tous aux yeux des barbares et obscurantistes islamistes : « impurs »… Mais c’est aussi un épithète dont ils pourraient faire croire qu’il les vise eux-mêmes, dans leur lamentable victimisation (ha ha !) ou dans leur endoctrinement abominable (aïe !)

      • Mustapha dit :

        Les musulmans furent les alliés de France, pendant la guerre et furent les artisans de son indépendance qui est aussi la votre !!!
        Révisez donc votre histoire !
        Et faites preuve d’un minimum de gratitude envers le sang musulman versé sur les sillons des champs de bataille, pour votre liberté !
        La France est-elle en train de perdre ses valeurs, en ignorant ses origines et son histoire ?

        • nina volkovitch dit :

          Je suis entièrement d’accord, Mustapha. Je ne suis pas musulmane, mais je respect cette religion, tout comme je respect les autres religions et ceux qui les pratiquent.

        • RobindesForums dit :

          Suis désolé, mais Emlo parle d’obscurantistes islamistes, par des musulmans. Si vous y voyez la même chose, vous vous considérez donc comme un islamiste radical, voire un terroriste. Par vos paroles, ce n’est pas la France qui perd ses valeurs (lesquelles d’ailleurs ?), mais plutôt les musulmans.
          Les origines de la France ? Ca devient fort ! Que l’on parle d’histoire, et encore, je suis d’accord, Mais peut-on m’éclairer sur l’origine ?

          • RobindesForums dit :

            pardon, « …parle d’obscurantistes islamistes, pas des musulmans. « 

        • walkyrie dit :

          Les musulmans n’ont rien à voir avec la guerre car ce sont des Arabes qui ont combattu, et pas en tant que musulmans. Faut pas confondre. D’ailleurs il y avait des Arabes chrétiens dans les rangs des combattants.

          • JulienQc dit :

            je dirais même plus, beaucoup de ceux qu’on appelle « Arabes » étaient bien souvent des berbères qui sont considérés comme des parias par beaucoup d’arabes et musulmans à cause de leur religion chrétienne-musulmane. Quand on commence à nuancer on ne s’arrête plus ^^! (Ce n’est pas une mauvaise chose je trouve ^^!)

  2. Carrie dit :

    Le soldat Séféro, j’adore! 😆

    Et le mugissement ou lieu du rugissement, c’est une sacrée anecdote à replacer en société…

    • Remarque qui a peu de sens, si comme vous le dites seuls les bovins « mugissent », une bête féroce mugit, le taureau (voir mugir dans le Robert dictionnaire historique de la langue française, ss dir Alain Rey), et voici la marseillaise réhabilitée. Sachez qu’elle a été fort chantée dans la journée du 11 janvier, autre réhabilitation face aux critiques qui mugissent et/ou bêlent; BR

      • portelli G. dit :

        Bernard Richard…tu te trompes le dictionnaire historique de la langue Française est celui d´Emile Littré 1801-1881….Alain Rey est rédacteur en chef des publications des éditions Le Robert (il ne faut pas cracher dans la soupe!!!!! ) excuses moi de l´expréssion…et de plus,le Robert est créé en 1951 par Paul Robert sous le nom de société du nouveau Littré (SNL) donc continuité du Littré rendons à César ce qui est à César…….

    • Muse dit :

      3. Cri puissant (émis par la voix humaine); paroles proférées avec une force excessive. Mugissement de colère, de douleur. Peu à peu, sa voix avait repris toute son emphase. Il emplissait la salle de son mugissement (Zola, E. Rougon,1876, p. 369).

      http://www.cnrtl.fr/lexicographie/mugissement

      Pour mugir :
      3. [Le suj. désigne une pers.] Pousser des cris violents; parler ou chanter avec une force excessive.

      http://www.cnrtl.fr/definition/mugir

      • RobindesForums dit :

        Je ne crois vraiment pas que C. J. Rouget de Lisle a passé des heures dans ses archives et « dictionnaires » pour donner une signification juste et littéraire à ses mots. Le Robert (ou autre) n’était certainement pas son livre de chevet comme il l’est aujourd’hui pour ceux qui vocifèrent contre la libre pensée et qui affirment que ceux qui ne pensent pas comme eux ne sont que des ignares ou des pochtrons.
        Mais merci Muse (de qui ?) pour cette remise à l’ordre (du jour).

    • Claire dit :

      C’est n’importe quoi cette analyse, franchement ! Réfléchissons deux minutes avant de crier au génie.
      Je trouve que le terme « mugir » ici n’aurait pas pu être mieux placé, étant donné que la phrase d’avant est « entendez vous dans les CAMPAGNES ».

      Mettre le verbe « rugir » aurait certes été juste, mais bon voilà, aucune recherche du texte (on est pas encore au XXIeme siècle, ici les textes sont en majorité réfléchis et recherchés).
      Alors oui, cette « touche campagnarde » est plus que la bienvenue ici étant donné que l’auteur a un peu fait son champ lexical là dessus… (je suis presque impressionnée que l’auteur de cette « analyse » l’ai remarqué dites donc).

      Pour ce qui est de la fameuse histoire du sang impur, La Marseillaise est un chant de GUERRE, le sang impur n’est pas l’étranger en général, mais l’ennemi (en l’occurrence ici il est autrichien, il aurait très bien pu être d’une autre nationalité que ça n’aurait pas changé grand chose…) (abreuver : donner à boire, si je traduis dans ce que je connais de ce mot) à qui ? A NOS sillons.
      Alors à moins que les paysans ne se trucident eux-mêmes avec leurs sillons… vous aurez compris le sens. Encore ça aurait été « les sillons » je dis pas, mais tu ne verses pas ton sang avec ta propre arme en général.

      • RobindesForums dit :

        Oui, réfléchissons !

        Je ne savais pas que « sillon » était une arme.

        Dans tout état de cause, il est strictement impossible que le sang impur désigne celui de l’étranger. A la rigueur, en lisant juste les premiers couplets, on pourrait dire que c’est celui des ennemis. L’ennui, c’est qu’il devient un contre-sens avec tous les autres couplets.

        Ensuite, pourquoi il est impossible que ce soit celui des étrangers ? Pour cela, on en revient aux autres couplets, qui font un trait d’union avec l’histoire. Les complices de Bouillé, entre autres des monarques français, des émigrés français, qui viennent déchirer le sein de leur mère.

        En lisant tous les couplets, et non pas en s’arrêtant sur les premiers, ceux chantés aujourd’hui, il est impossible de ne pas faire les liens entre la terre et nos enfants, et les Français magnanimes se battant contre des sanguinaires.

        Le contre-sens est bel et bien de dire aux Français de faire couler le sang, contre-sens à la totalité du texte.

  3. JeanIILeBon dit :

    Votre explication sur le sang impur ne fait pas l’unanimité…

    Sur ce site (http://www.lebreviairedespatriotes.fr/2012/04/02/la-marseillaise-expliquee-aux-cons/), il est dit que François Asselineau soutient la thèse du sang impur par opposition au sang nôble.

    Je cite:
    « C’est donc ici le sang de « nos jeunes héros » qui abreuve les sillons afin d’en faire germer de nouveaux irréductibles. En aucun cas il ne s’agit de sang étranger, et il n’est également nullement question de race ou d’ethnie. Ainsi, le « sang impur » est bien celui du peuple révolutionnaire. Les paroles parlent d’elles-mêmes. »

    Qui croire? 🙄

    • Japaris75 dit :

      Quel que soit ce sang impur, celui d’Autrichiens, de nobles normands ou de paysans gascons, voire de soldats révolutionnaires bourguignons, il n’en demeure pas moins que cela est discriminatoire et daté.

      Les Allemands ont conservé leur mélodie mais ont modifié le texte de leur hymne avec sa triste référence au « Deutschland über alles! » (L’Allemagne par-dessus tout)…….nous nous grandirions en changeant certaines paroles de la Marseillaise dont le sang impur. C’est absurde et dangereux au XXIème siècle cette référence à la pureté de l’un et l’impureté de l’autre. Quelle horreur!

      • frank dit :

        *** message supprimé ***

        • Etonnant que le filtre laisse passer ces propos condamnables en justice

      • Santiago30 dit :

        Beaucoup d’hymnes nationaux sont basés et disent « God save the Queen » ou « God save the Rey ». Les athées ne demandent pas à changer les paroles.
        Laissons notre Marseillaise tranquille. En la changeant, au contraire, on tombera dans la bassesse d’ignorer notre histoire et notre culture.

  4. Histomanie dit :

    Ce sujet m’intéresse beaucoup et je vais donc tâcher de m’appliquer dans ma réponse.

    JeanIILeBon, la source que vous citez ne tient pas la route. D’une part, Franois Asselineau est un homme politique, pas du tout un historien.
    Même s’il écrit lui-même avoir eu « la mention très bien au bac » (:lol:) sur son propre site (bravo à lui), il ne faut donc pas prendre ses paroles pour argent comptant.

    Et un poil de bon sens suffit à détruire cette affirmation péremptoire:

    – Comme c’est précisé ici, la Marseillaise n’est pas du tout un chant révolutionnaire mais un chant guerrier écrit par Rouget de Lisle, monarchiste convaincu, à la veille du départ des troupes françaises contre l’armée autrichienne.
    – Imaginez-vous sérieusement des révolutionnaires clamez haut et fort que leur propre sang abreuve les sillons (ou, en d’autres termes, que leur sang abreuve la terre)? Personnellement, dans un tel contexte, je préférerais que ce soit le sang de mes ennemis qui soit versé, pas le mien!

    Un tel contresens dans un article intitulé « La Marseillaise expliquée aux cons » est assez jouissif!

    À votre question « qui croire? », je vous répondrai donc cela: croyez en l’Histoire, pas à ceux qui la détournent à des fins politiques!

    • Takakroar dit :

      😆
      Ne vous en déplaise et n’en déplaise à Djinnzz, votre lecture ne tient juste pas la route. C’en est risible!
      La question n’est pas de savoir si le sens impur est celui des ennemis ou des paysans comme l’écrit Djinnzz… Il s’agit en fait de tous les citoyens – par opposition aux nobles qui se croient de sang plus pur – comme en témoigne l’appel aux armes qui demande explicitement aux citoyens de former ses bataillons et de se tenir prêt à verser son sang pour défendre la patrie en danger.
      Mais peut-être cette expression « verser son sang pour la patrie » ne vous dit-elle rien ?
      Si vous avez encore un doute, pousser votre lecture jusqu’au couplet numéro 4:
      « Tout est soldat pour vous combattre,
      S’ils tombent, nos jeunes héros,
      La terre en produit de nouveaux,
      Contre vous tout prêts à se battre ! »
      Alors, convaincue ?

  5. Djinnzz dit :

    Merci Histomanie pour cette réponse, je n’aurais pas dit mieux moi-même!
    J’ajouterai juste qu’un article complet à propos de la rédaction de la Marseillaise est en cours d’écriture et sera publié demain. Vous saurez tout sur Rouget de Lisle et les raisons qui l’ont poussé à écrire ce chant guerrier, lui qui préfère plutôt les pièces de théâtre à l’eau de rose…
    Après la lecture de ce futur article, je pense que tous les doutes seront levés à propos du sang « impur ».

    JeanIIleBon, il est vrai que sur ce genre de sujets récupérés pas les politiciens, il est souvent difficile de trier le bon grain de l’ivraie… Bravo à vous pour votre démarche de questionnement, j’espère néanmoins vous avoir convaincu! 🙂

  6. cokl dit :

    Oui, mais ç’est pas parce que l’intention initiale n’était pas mauvaise que ç’est moins choquant.
    Lire la lettre ouverte au Président à propos du changement de l’hymne national pur en être sûr.

    « Or aujourd’hui, c’est davantage le poids de l’histoire qui nous retient de revisiter notre hymne plutôt qu’un réel attachement à des paroles très éloignées des valeurs républicaines de notre époque. Sans doute est-ce pour cela qu’une partie des français se détourne de notre hymne ou éprouve des difficultés à le chanter. Une loi coercitive risque d’exacerber le problème.

    Même, si aujourd’hui nous sommes nombreux à connaître la vraie signification des paroles, exempte de tout racisme, écrites par Rouget de Lisle, le cœur n’y est plus… »

    http://www.uneautremarseillaisepourlafrance.fr/lettres-au-president.php

    • Japaris75 dit :

      Très bien dit

  7. Charybde dit :

    Et donc, Djinnzz, vous venez en Belgique ou je range le canapé ? :mrgreen:

  8. Djinnzz dit :

    Merci pour l’invitation, mais je vais rester encore un peu ici! 😛

  9. Max dit :

    Bonjour,

    Je trouve ça relativement simpliste. Pourquoi?

    Premièrement, le fait d’inverser l’ordre des vers est une vielle technique poétique, facilitant le travail de rime de l’auteur. Pas de maître Yoda rôdant ici (mais peut-être la source de son inspiration, allez savoir).

    Deuxièmement, l’utilisation de mugir au lieu de rugir est très cohérente. Cette chanson a été écrite pour galvaniser : assimiler l’ennemi à un animal mugissant (bovin) plutôt que rugissant (lion) prend tout son sens.

    Concernant le sang impur, je suis plus mitigé, cela peut être une excuse donné aux armées de l’époque, très croyantes, pour massacrer pieusement l’ennemi indigne (impur) de Dieu. Ceci dit, vous faites bien de rappeler le contexte raciste et intolérant de l’époque, propices à ce genre de sorties intempestives.

    Cela dit, un simple billet, aussi bien qu’un simple commentaire (comme celui de votre humble serviteur), ne peut se targuer de décrypter un texte riche et complexe, s’inscrivant dans un contexte si particulier.
    Rajoutez à cela le fait de ne prendre en compte que le premier couplet dans une poésie qui en compte 6 (8 avec les couplets dits « des enfants »), et vous aurez un aperçu de l’étroitesse de cette réflexion.

    Pour finir, je tiens à vous remercier de nous amener à réfléchir sur ce texte, sensé être dédié à la gloire de la V République, alors qu’il a été écrit en avril 1792, pendant la Monarchie Constitutionnelle, avant la même la création de la première République…
    Quel anachronisme et paradoxe de voir ces sportifs entonner cet hymne, rédigé avant que Louis XVI ne perde la tête (hihi).

    En espérant sincèrement avoir fait avancer le débat,

    Cordialement,

    Max.

  10. Djinnzz dit :

    Salut Max!
    Merci d’avoir pris un peu de temps pour nous faire part de votre analyse.

    Les termes rugir/mugir sont une simple curiosité, rien de plus. Mais j’ai fait l’expérience d’en parler autour de moi, personne de mon entourage n’avait fait attention à l’emploi de ce verbe inattendu. J’ai trouvé ça amusant de le partager ici!

    Pour l’inversion des termes, je ne suis pas tout à fait avec vous. Car ici l’inversion n’est pas une simple licence poétique. C’est une véritable erreur grammaticale qui altère totalement le sens de la phrase (accentué en cela par la virgule entre les deux vers qui n’a rien à faire là…)
    Cela méritait d’être souligné, je pense.

    La Marseillaise n’est pas du tout à la gloire de la République (Rouget de Lisle, son auteur, était un Royaliste convaincu et était même, dit-on, secrètement amoureux de Marie-Antoinette! Quelle ne fut pas sa colère lorsqu’il apprit que ce texte contribua à amener cette dernière à la guillotine!)

    Je vous invite à lire l’article concernant le contexte de la rédaction de cet hymne: http://www.etaletaculture.fr/histoire/la-marseillaise-nest-pas-un-chant-revolutionnaire/ qui vous éclairera sur ce point. On y apprend, entre autre, que Rouget de Lisle a plagié sans vergogne une affiche de propagande et les vers d’un célèbre poète…

  11. Max dit :

    Merci pour votre réponse.

    Je n’ai lu votre article sur sa création qu’après la rédaction de mon commentaire, mais n’ai pas pu éditer ce dernier (et votre réponse m’intéressait de toutes façons). Ceci, nous concordons au sujet des dates et régimes en place lors de l’écriture du « Chant de guerre pour l’armée du Rhin ».

    Il est vrai que la virgule change ici le sens de la phrase, je ne sais plus trop comment l’interpréter.
    Si il semble évident que cette « tyrannie » est « Contre nous », il me semble tout aussi évident, au vue du reste du texte, que cette virgule ait une raison d’être. Un connaisseur de la langue parlée et écrite de l’époque pourrait peut-être nous éclairer.
    Oui, cela méritait d’être souligné.

    Relisez mon commentaire, je ne dis pas que la Marseillaise à été écrite à la gloire de la République, car elle l’a été avant, mais bien qu’elle est utilisée en ce sens à l’heure actuelle, d’où l’anachronisme et l’ironie de son emploi.

    Pour ouvrir le débat sur une autre ironie historique, j’invite vos lecteurs à s’intéresser à l’origine de la svastika, que l’on connait mieux aujourd’hui (hélas) comme symbole du nazisme. De simples recherches pourraient leur permettre rapidement … d’étaler leur culture !

  12. Djinnzz dit :

    Oui, c’est vrai qu’il faudra bien que je me décide à implémenter ce satané bouton « éditer »…

    Merci pour cette discussion fort intéressante. (désolé, c’est vrai que j’ai lu votre précédent commentaire un peu trop rapidement)

    Pour avoir passé un peu de temps en Asie, je pense savoir à quoi vous faites allusion concernant la svastika 🙂 Très bon sujet d’article en effet! (d’ailleurs, si ça vous dit, je me ferais une joie de publier un article rédigé par vos soins. Chiche? ;-))

  13. Blaz dit :

    Personnellement, je pense que l’interprétation de la Marseillaise dépend du contexte dans laquelle on se place…
    On peut facilement comprendre qu’entre une guerre et une révolution, il y a de fortes analogie (la révolution étant une « guerre » pour la liberté) et on peut facilement penser que les Marseillais ayant repris cette chanson y aient trouvé leur compte dans les paroles…

    Ainsi, le sang impur correspond à l’ennemi.
    Les autrichiens dans la version originale, la royauté/la noblesse lors de la révolution (ce qui est un pied de nez à la noblesse qui avez du sang pur)

  14. Djinnzz dit :

    Oui, c’est vrai, chaque camp (Armée et Révolutionnaires) a semble-t-il interprété les paroles selon sa sensibilité politique et le contexte dans lequel il la chantait…

  15. Max dit :

    Djinnzz : Pourquoi pas, je ne suis pas très rodé à ce genre d’exercices, mais il faut bien une première. Et quel sujet !
    L’idée pourrait me plaire, à méditer.

    Balz : Tout texte est toujours sujet à interprétation. C’est ainsi que des écrits, qu’ils soient religieux, politiques, sociologiques ou autres font l’objet de ce subtil exercice : tirer de l’information à partir d’une source.
    L’exemple de ces marseillais jouant de la guillotine sur une chanson monarchiste en est un exemple délicieux.

  16. qwerty dit :

    Mugir ? La preuve que De Gaulle avait raison : les français sont des veaux !

  17. corpsy dit :

    Le Dictionnaire de Trévoux, 1738-1742 (soit avant la Marseillaise, 1792) :

    Mugir, v.n. fe dit figurément du bruie de la tempête, des vents & des flots. Sibilare. On entend mugir la mèr de fort loin quand elle eft agitée. Les vents déchainez mugiffoient avec fureur dans les voiles. Fèn. Les murs en font émûs, les voûtes en mugiffent. Bon. On dit d’un homme qui a une voix forte & difcordante, qu’il ne chante pas, qu’il mugit. On le dit auffi d’un bruit confus, ou des cris d’une pèrfonne irritée.

    http://www.cnrtl.fr/dictionnaires/anciens/trevoux/resultat/affichimage.php?image=jpg/DUT04_3000109.jpg

    9e édition de l’Académie Française (1992), au mot  » mugir  » :

    2. Par anal. Émettre un cri, un son fort et prolongé. Cet homme mugissait de rage. La sirène mugit. • Se dit en particulier des vents qui soufflent avec violence, des eaux violemment agitées. Le vent mugit dans les voiles. Les flots mugissent.

    http://www.cnrtl.fr/definition/academie9/mugir

    C’est donc cohérent.

    Pour le passage un peu étrange, c’est sûrement dû à la syntaxe de l’époque ; et éventuellement à une utilisation argotique du mot  » contre « , pour signifier  » préserve-nous « , ou  » garde-nous « .

  18. Djinnzz dit :

    Je n’ai pas pensé à aller chercher la définition de mugir dans un dictionnaire ancien… Honte sur moi! 😥

    En effet, avec cette définition, tout s’explique.
    Bravo à vous et merci pour cet éclaircissement!

  19. Max dit :

    Merci Corpsy pour vos lumières et bonnes initiatives.

    Djinnzz, je pense que le but de cet article est atteint : faire avancer le débat et partager les connaissances. Pas de honte à avoir !

    Bonne continuation.

  20. Domyo dit :

    Voici la lettre que j’ai innocemment écrite en mai 2009

    A Madame Carla Bruni Sarkozy

    Madame la première dame de France,

    Je vous écris car j’ai une requête et cette requête s’adresse aussi bien à la femme ; celle qui aime et qui aspire à être aimée, à la maman qui donne son amour et qui espère un monde meilleur pour son enfant, à l’artiste qui exprime et fait partager au public l’amour et les passions qu’elle vit et à l’épouse qui de par sa position a le pouvoir d’influencer pour faire évoluer les choses. Vous représentez, me semble-t-il toutes ces femmes.

    Que penser d’un pays où dans les écoles, en exagérant à peine, on enseignerait aux enfants que le drapeau de leur pays est en sang, que leurs ennemies ont un sang impur et que ce sang doit arroser les champs ou encore où on leur chanterait un chant qui parle d’égorgement ou bien d’étrangers qui viendraient leur faire la loi? N’est-ce pas, implicitement une approbation et une incitation à la violence ?
    Pas très sympathique tout çà, à l’heure de l’Europe! Vous en conviendrez.
    La violence grandit si, sans la combattre, on ne lui oppose pas une alternative plus forte et plus éclairante aux yeux de tous.

    Comme vous l’avez reconnu madame ce pays c’est le notre, ce chant enseigné à l’école c’est notre hymne national, la Marseillaise.
    Il ne s’agit pas de le renier ni de renier notre passé, nous en sommes tissés, nous sommes reconnaissant à nos ancêtres pour les combats qu’ils ont menés. Mais ce chant est dépassé, sans parler de la polémique qu’il suscite, même parmi les plus patriotes. Il ne correspond plus à la réalité ni aux espérance des français.
    Je pense que l’hymne national français a fait son temps et qu’il est temps d’en changer. En contrepartie, il pourrait être joué le 14 juillet, pendant les commémorations par exemple, en souvenir.

    Bien que Jacques Brel était un chanteur belge, sa chanson : « Quand on n’a que l’amour » me paraît parfaite dans son message pour en faire notre futur hymne national. Le crescendo musical accompagnant un crescendo du sens des paroles qui va d’un amour entre deux êtres s’élargissant à l’humanité toute entière.
    Si pour une raison ou une autre (nationalité de l’auteur, copyright, désaccord des héritiers etc…) cette chanson ne peut pas devenir notre hymne national, puis-je me permettre de vous suggérer de l’écrire vous-même, ou en collaboration avec d’autres auteurs, en la prenant pour model ?

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    Se souviendra-t-on de vous uniquement comme d’un ex top model reconnu pour sa plastique, qui fut une chanteuse et l’épouse d’un président de la République française, ou se souviendra-t-on aussi de vous comme celle qui a su mettre à profit sa position et continuer cette idée de «rupture » en laissant une trace profonde et durable dans l’histoire de l’évolution de la France et qui pourrait servir de model pour les autres pays ?
    N’est-ce pas là, porter à son plus haut degré et expression le joli métier de top model ?

    En comptant sur votre compréhension et votre influence,
    Recevez Madame l’expression de mes sentiments les plus sincères.
    Cordialement :
    Philippe Blanche

    PS : ci-dessous le texte de la chanson de Jacques Brel

    Quand on n’a que l’amour

    Quand on n’a que l’amour
    A s’offrir en partage
    Au jour du grand voyage
    Qu’est notre grand amour

    Quand on n’a que l’amour
    Mon amour toi et moi
    Pour qu’éclatent de joie
    Chaque heure et chaque jour

    Quand on n’a que l’amour
    Pour vivre nos promesses
    Sans nulle autre richesse
    Que d’y croire toujours

    Quand on n’a que l’amour
    Pour meubler de merveilles
    Et couvrir de soleil
    La laideur des faubourgs

    Quand on n’a que l’amour
    Pour unique raison
    Pour unique chanson
    Et unique secours

    Quand on n’a que l’amour
    Pour habiller matin
    Pauvres et malandrins
    De manteaux de velours
    Quand on n’a que l’amour
    A offrir en prière
    Pour les maux de la terre
    En simple troubadour

    Quand on n’a que l’amour
    A offrir à ceux-là
    Dont l’unique combat
    Est de chercher le jour

    Quand on n’a que l’amour
    Pour tracer un chemin
    Et forcer le destin
    A chaque carrefour

    Quand on n’a que l’amour
    Pour parler aux canons
    Et rien qu’une chanson
    Pour convaincre un tambour

    Alors sans avoir rien
    Que la force d’aimer
    Nous aurons dans nos mains,
    Amis le monde entier

  21. François dit :

    L’intention est bonne…

    La chanson de Brel est magnifique, bien sûr – c’est surtout la force d’interprétation du chanteur que l’on retiendra – mais je ne la trouve pas appropriée pour un hymne national. Qui plus est, avoir une chanson belge pour la France, ça la fout mal.
    De là à avoir un hymne écrit (et pourquoi pas chanté tant qu’on y est…) par Carla Bruni, faut quand même pas pousser. 😮

    Personnellement, je ne suis pas pour un changement de l’hymne, mais pour l’éducation et la communication autour de lui.
    A la limite, si ce fameux sang dit « impur » choque tellement l’opinion (à mon avis, c’est vraiment l’unique mot dans toute la chanson qui ne passe pas chez certains), pourquoi ne pas réécrire ce vers.
    On trouve sur des forums certains internautes qui proposent leur propre vision du chant. Une qui me plaît bien, c’est celle-ci:

    Allons enfants de la Patrie !
    Le jour de gloire est arrivé !
    Contre toutes les tyrannies,
    Le drapeau de France est levé !
    Le drapeau de la France est levé !
    Entendez-vous sur notre terre
    Les cris d’horreur chez les vivants ?
    On tue des civils innocents
    Par le souffle impur de la guerre.

    Ensemble, citoyens, formez vos bataillons !
    Marchons ! (x2) qu’un dur combat exalte la nation !

    intégralité à lire ici: http://www.infos-du-net.com/forum/id-1758470/hymne-francais-change.html

    L’esprit patriotique est toujours bien présent et l’esprit de la Marseillaise est conservé.
    D’ailleurs, les paroles de la Marseillaise ont évolué à maintes reprises à travers l’histoire. Un changement de plus s’inscrirait donc dans la tradition historique française.

    Mais ce n’est que mon avis.

  22. Raymond & Huguette dit :

    et si vous voulez écouter la version Frenchaise en musique 😎

    http://youtu.be/Gjr1XKIDgGc

    devise ; Liberté, Égalité, Choucroute . (Jean Yanne)

  23. moal dit :

    « Imaginez-vous sérieusement des révolutionnaires clamez haut et fort que leur propre sang abreuve les sillons (ou, en d’autres termes, que leur sang abreuve la terre)? » (Histomanie)

    Très juste. Et quand on lit textes et les discours des révolutionnaires de l’époque, on voit quils utilsent l’expression « sang impur » pour qualifier le sang d’ennemis (aristocrates, rois et soldats étrangers, contre-révolutionnaires, factions adverses, etc…), pas celui du peuple français ou du monde paysan. Par exemple:

    « J’ai démontré la nécessité d’abattre quelques centaines de têtes criminelles pour conserver trois cent mille têtes innocentes, de verser quelques gouttes de sang impur pour éviter d’en verser de très-pur, c’est-à-dire d’écraser les principaux contre-révolutionnaires pour sauver la patrie ». J.P. Marat, novembre 1792

    « C’est au Dieu des armées que nous adressons nos vœux ; notre désir est d’abreuver nos frontières du sang impur de l’hydre aristocrate qui les infecte ; la terreur est chez eux et la mort part de nos mains ». Lettre de volontaires du 3e bataillon de la Meurthe, lue au conseil municipal de Lunéville, 10 août 1792.

    « Dans ce camp de Sainte-Menehould, les soldats de la liberté ont déployé d’autres vertus militaires, sans lesquelles le courage même peut être nuisible […]. Cette partie de la République française présente un sol aride, sans eaux et sans bois. Les Allemands s’en souviendront ; leur sang impur fécondera peut-être une terre ingrate, qui en est abreuvée. » Discours du général Dumouriez à la Convention, 12 octobre 1792

    « Avons-nous abattu à nos pieds la ligue autrichienne? Nos frontières sont-elles humectées du sang impur de ses satellites? », Louis-Marie Fréron, novembre 1790

    « Matière à reflexion pour les jongleurs couronnés. Qu’un sang impur abreuve nos sillons ». Légende d’une aquatinte sur papier par Louis Villeneuve, représentant la tête dégoulinante de sang de Louis XVI décapité, 1793

    « Le peuple de France a détrempé de sang les fondements de la liberté; mais il a été juste dans le choix de ces victimes: ce sang était impur, et la terreur que ces exécutions ont inspirée a prévenu une foule de meurtres. » Dans « Anecdotes curieuses et plaisantes relatives à la révolution de France » publié en 1791.

    « N’immolera-t-on pas à leurs mânes impatientes ces Calonne , ces Breteuil , ces Briennes, [aristocrates et ministres de Louis XVI], etc… dont le sang impur n’expiera jamais les larmes qu’ils nous ont fait verser […] Jamais , nosseigneurs, votre regénération ne sera complète si vous ne purgez la France de ces vampires affamés ». Adresse aux Etats Généreaux de 1789. Cité dans « Histoire des Etats Genéraux, convoqués par Louix XVI le 27 avril 1789 », Volume 7.

    « Vengeance est notre mot d’ordre que nous adoptons jusqu’à ce que les scélérats [les insurgés de Lyon] soient soumis et que leur sang impur ait lavé leur félonie. » Boisset à des unités de la Convention à Lyon, 1793

    « Les restes du sang impur des rois doivent couler sur l’échafaud. La soeur de Capet [c’est à dire Louis XVI] doit être jugéé par un tribunal révolutionnaire ». Hébert, 13 novembre 1793.

  24. LeChat dit :

    Bonjour,

    Intéressant ce site, vraiment !
    Néanmoins, je ne suis pas d’accord avec le début de cet article. Fin du premier couplet de la Marseillaise :

    « Contre nous de la tyrannie, L’étendard sanglant est levé »

    C’est parfaitement français : « contre nous » = Protège nous.
    Yoda n’a rien à voir la dedans.

    Amitiés

    • Takakroar dit :

      🙂

      Merci LeChat.
      Je confirme et je dépose ci-dessous la définition du mot contre puisée dans le dictionnaire de la langue française de Paul-Emile Littré dont je rappelle qu’il a été élaboré au cours du XIX°.
      contre / kon-tr’ / prép. 1. En opposition à, pour se défendre de.
      (suivent de nombreux exemples puis 16 autres acceptions du mot contre)

    • RobindesForums dit :

      Non, « contre nous » ne veut nullement dire « protège nous ».
      « Contre nous de la tyrannie, l’étendard sanglant est levé. »
      Contre nous = contre nous. Sinon, à qui s’adresse t-il ? Aux enfants de la patrie ? Non, sinon, ça serait « contrez-nous ».
      Remis dans l’ordre, ça donne tout logiquement
      « l’étendard sanglant de la tyrannie est levé contre nous ».

      • RobindesForums dit :

        Pourquoi écrire « protège-nous de la tyrannie, l’étendard sanglant est levé ».

        Les paroles
        Allons enfants de la Patrie
        Le jour de gloire est arrivé !
        Contre nous de la tyrannie
        L’étendard sanglant est levé
        Entendez-vous dans nos campagnes.

        A qui s’adresse le « contre-nous » ? Et d’abord, c’est « contre nous », et non pas « contre-nous »
        Le texte s’adresse aux enfants de la patrie, et non à une personne. Et je ne pense pas qu’il y ait une faute de grammaire, avec l’oubli d’un « z » à « contre » ou d’un trait d’union entre « contre » et « nous ».
        Le trait d’union n’est pas une « invention grammaticale » récente.

        Pour le « sang impur », désolé, mais ça me renvoie à quelques couplets plus loin.
        Le sang impur abreuve (arrose) nos sillons (nos récoltes).
        et plus loin.
        Tout est soldat pour vous combattre
        S’ils tombent, nos jeunes héros
        La France en produit de nouveaux,
        Contre vous tout prêts à se battre.

        Et
        Français, en guerriers magnanimes
        Portez ou retenez vos coups!
        Épargnez ces tristes victimes
        À regret s’armant contre nous.

        Pourquoi parlez de versez le sang des étrangers (qu’un sang impur abreuve nos sillons), et plus loin de pardons ou pitiés (guerriers magnanimes). C’est un contre sens, un de plus.

        Expliquez-moi cela.

  25. Carshe dit :

    Je viens d’apprendre plein de trucs!!!!!

    Continuez à nous régaler comme vous le faites….. J’ai passé presque toute la soirée sur votre site….. Je me coucherai moins bête ce soir…. Mais ce qui est bien avec moi c’est que j’oublie très vite ce que j’apprends…. Donc je pourrais relire autant que je veux tous vos articles, j’aurais toujours l’impression d’apprendre de nouveaux trucs!!!!

    ♪ Allons enfants de la patri–iiii-euuuh 🙂

  26. melepe dit :

    Alors, même si j’arrive après la bataille, je ne suis pas d’accord avec le début de cet article.
    Je pense que la phrase « Contre nous de la tyrannie, / L’étendard sanglant est levé » est correcte. Je m’explique.
    Je pense que nous avons affaire ici à deux propositions indépendantes, « Contre nous de la tyrannie » et « L’étendard sanglant est levé », qui n’ont *aucun rapport* (elles sont indépendantes, quoi. 😛 ). Elles sont séparées par une virgule, comme il sied à des propositions indépendantes. La première proposition se comprend sans peine (on se bat contre une tyrannie), et la deuxième serait une sorte de constat : l’étendard sanglant est levé, nos ennemis ont levé l’étendard sanglant (un peu comme sur un bateau pirate, où l’étendard noir est levé). Bref, pas de quoi fouetter un chat. 😉

  27. Djinnzz dit :

    Bonjour melepe!
    Merci pour votre participation. Néanmoins, je ne suis pas tout à fait d’accord avec vous sur l' »indépendance » des deux propositions: « contre nous de la tyrannie » ne veut pas dire grand chose grammaticalement parlant.

    Je reste à peu près convaincu (du moins c’est l’explication que je trouve la plus logique) qu’il est nécessaire de remanier la phrase en « L’étendard sanglant de la tyrannie est levé contre nous » pour en saisir le véritable sens.

    Bien sûr, je n’ai pas trouvé de sources sérieuses qui appuient cette hypothèse, si ce n’est un livre de Guy Breton (qui n’étaient pas historien mais journaliste « passionné » d’histoire).

    Pas de quoi fouetter un chat de toute façon, je suis bien d’accord avec vous: après tout, Rouget de Lisle a bien le droit d’user de licences poétiques s’il le souhaite!
    Mais je trouvais que le sujet était suffisamment intéressant pour mériter un article 😉

  28. 2110 dit :

    Entendu par des écoliers :

    « Contre nous de la pyramiiii-de »

    😆

  29. Djinnzz dit :

    Ah ah ah! Aussi amusant que ce bon vieux soldat Séféro!

    (à moins qu’il ne s’agisse d’un hommage à peine déguisé à la campagne d’Égypte de Napoléon? :lol:)

  30. melepe dit :

    Personnellement, je ne trouve pas que « Contre nous de la tyrannie » soit incorrect, et il me semble l’avoir déjà lu quelque part. Mais faute de sources, c’est peut-être uniquement dans mon imagination.
    Cela étant dit, je suis d’accord sur le fait que ça valait un article, ne serait-ce que parce que pas grand-monde ne sait comment interpréter ces vers (on dirait que j’en fais partie, d’ailleurs). Je disais juste qu’à mon avis, la construction de la phrase n’était pas si fautive que ça, mais ce n’est que mon avis. 🙂

  31. Aurélien Bonnès dit :

    melepe c’est super chelou comme tournure.
    Si ça serait « Contre nous la tyrannie » ça serait bon.
    Mais « contre nous DE la tyrannie » sa veut rien dire lol.

  32. Théramène dit :

    La tirade de Théramène dans Phèdre nous renseigne également sur un des sens de « mugir »:
    « […]
    Parmi des flots d’écume, un monstre furieux.
    Son front large est armé de cornes menaçantes ;
    Tout son corps est couvert d’écailles jaunissantes,
    Indomptable taureau, dragon impétueux,
    Sa croupe se recourbe en replis tortueux ;
    Ses longs mugissements font trembler le rivage.
    Le ciel avec horreur voit ce monstre sauvage ;
    La terre s’en émeut, l’air en est infecté ;
    Le flot qui l’apporta recule épouvanté.
    […] »

    j’ai appris cette tirade au primaire, et je suis content de m’apercevoir qu’elle m’est « utile » 10ans après 🙂

  33. Berger dit :

    L’inversion des deux propositions ( Contre nous etc…) peut sembler étrange à certains: c’est pourtant un procédé poétique très commun. Le sang impur est évidemment celui de « l’ennemi » . Plusieurs intervenants ont rappelé le contexte et le titre originel de notre hymne (« Chant de guerre… » )
    « La Marseillaise » est-elle un chant révolutionnaire ? Marche militaire à l’origine ( lors d’une guerre voulue par les « Girondins » contre l’avis de Robespierre notamment, elle est devenue « révolutionnaire » en accompagnant les fédérés marseillais. L’interdit dont elle fut longtemps frappée par les régimes successifs au XIX ème en ont fait un hymne républicain international de surcroît ( On la chantait en Pologne contre le Tsarisme, un peu partout en Europe lors des révolutions de 1848. Elle figurait en bonne place au répertoire des Chœurs de « L’Armée Rouge. » ce que son auteur n’avait certes pas pu imaginer !
    Conclusion personnelle: se méfier des anachronismes, pêché capital en histoire, et ne pas réécrire l’histoire au gré des humeurs. Certes il est un peu bizarre d’entendre un hymne guerrier célébrer des victoires sportives ou de voir bafouiller nos footballeurs ( et d’entendre MUGIR des supporteurs ) avant leur matchs. Cela vaut bien la danse guerrière des rugbymen néozélandais…. Traditions! Traditions !

  34. Djinnzz dit :

    Bien d’accord avec vous! 😉

  35. Zag dit :

    Voilà de jolies paroles républicaines trouvées sur le net. Qui les remettrait en question aujourd’hui si l’hymne avait été initialement composé avec ?

     » Allons les enfants de la France
    le jour de gloire est arrivé
    Dans le ciel couleur d’espérance
    l’étandard de justice est levé
    l’étandard de la fraternité
    La république nous appelle
    debout peuple fier et rebelle
    Nous vaincrons l’injustice et la peur
    aux tyrans arracherons des pleurs

    Hourra voici l’espoir !
    le chant de la victoire
    Marchons marchons
    La liberté éclaire le monde entier (bis)  »

    Pour rentrer dans le 21ème siècle ce ne serait pas si mal … Plus « d’égorgement, de sang impur »
    a apprendre aux innocents enfants à l’école !

    Bien cordialement

  36. Kantii dit :

    Pas si mal comme paroles (un peu « gnan gnan » quand même je trouve)
    Le problème, c’est qu’on a une Histoire et que changer les paroles de la Marseillaise est synonyme de renier cette Histoire.
    Pourquoi vouloir à tout prix toujours tout rendre politiquement correct? Le monde occidental crève sous le politiquement correct et le conformisme…

  37. rantet dit :

    Alors pour info c’est « entendez vous dans vos campagnes » et pas dans » les campagnes »,quand à mugir c’est le synonyme de crier comme un taureau, comparaison réductrice octroyée à l’époque envers le pouvoir en place !!! Et en ce temps là,c’était un peu la révolution rien à voir avec la xénophobie ou autre chose!!Ce terme était employé pour les technocrates de l’époque et les gens au pouvoir. D’ailleurs ces mêmes technocrates et le clergé appliquait le droit de vie ou de mort comme bon il leur semblait! Et oui c’est grâce à cette révolution que vous avez un semblant de liberté et vous osez critiquer!! Trop fort ces français,ils bandent avec la queue des anciens tout en remettant en cause un vécu qu’ils n’ont pas!De plus,ils ne sont même pas foutus de faire respecter leurs droits sous le faux prétexte de la démocratie et de la « terre d’accueil » sois disant! Respectez donc votre histoire! Pas étonnants que vous vous fassiez saigner comme des porcs! Ils ont raisons de se marrer au sénat,on ne fait pas d’un âne un cheval de course(le peuple)! Plus con qu’un prolétaire et ben il en faut deux!!! Les anciens ont de quoi se retourner dans leurs tombes,s’être battus pour des fiottes…

    • Djinnzz dit :

      Bonjour Rantet,

      Vous n’avez visiblement pas compris le sens de cet article. Je vous invite à lire dans le détail l’article consacré à la genèse de la Marseillaise, vous vous rendrez compte que ce chant n’a pas été composé dans le cadre de la Révolution. Ce sont les révolutionnaires qui s’en sont emparés, au grand désarroi de Rouget de Lisle, son créateur: http://www.etaletaculture.fr/histoire/la-marseillaise-nest-pas-un-chant-revolutionnaire/

      Dire que les « technocrates » et le clergé applique le droit de vie ou de mort comme bon il leur semble est très réducteur. Je pense que vous confondez avec la Terreur de Robespierre! 😆

      Pour le reste, je n’ai pas compris grand chose à votre commentaire. Vociférer des insultes dans le vide n’a jamais fait avancer le moindre débat. Je vous propose d’éclaircir vos propos.

  38. Christian dit :

    Contre nous de la tyrannie, l’étendard sanglant est levé.

    Il s’agit bien de l’étendard de l’ennemi, et c’est logique. Pourquoi ?
    Un étendard porte les « marques » et couleurs de son seigneur, hors, les nobles avaient fuit et c’est le peuple et ce qui restait de l’armée qui défendaient le pays. Ils ne pouvaient donc pas avoir d’étendard.

    Le sang impur… le sang du peuple, Je resterai toujours sur ce contexte et cette idée. Comment pouvons nous prendre l’idée qu’un étranger est de sang impur ? Ceci n’a aucun sens, d’autant plus et comme on l’entend souvent, comment peut-on accepter qu’un sang impur nourrisse nos terres.
    M. Rouget de Lisle n’aurait certainement pas utiliser le terme « impur » pour parler du sang de nos ennemis surtout en s’adressant aux enfants de la patrie, eux aussi de sang « impur », comme lui. Il n’appelle pas à se battre contre ses semblables étrangers.

    Rugir = Crier.
    Mugir = Forcer sur la voix, se faire entendre.
    Le terme employé n’a rien de surprenant ni d’ironique. Il aurait pu mettre Rugir s’il parlait de nos soldats, hors, il parle de l’ennemi, Pourquoi parler d’eux avec un terme appréciatif comme rugir ? On rugit de plaisir, Rugir de rire, de colère… Le moteur de ma 2CV rugit.
    Mugir, au contraire, est plutôt péjoratif, employé là comme le grognement des guerriers qui veulent envahir, forcer le passage comme des boeufs.

    Rouget de Lisle n’était ni Yoda ni stupide, c’était un poète, et chaque mot prend tout son sens… et comme on le sait, pas toujours dans le bon sens (place ds mots).

    Mais chacun interprète à sa façon. Qui a raison, qui a tort ?

  39. Christian dit :

    Et j’ai oublié le plus important.

    Rouget de l’Isle était un poète, même s’il était officier. Amoureux secret de Marie-Antoinette, ok, en quoi cela enlève le fait qu’il soit poète. Ce n’est pas un métier, c’est une vocation, ou plutôt une ouverture d’esprit.

    Ses paroles ont mal été interprétées ! Zut alors !

    On sait qu’écrire ce chant était plutôt embarrassant pour lui. Donc, il a écrit un chant de guerre qui serait perçu comme chant de guerre. Ca plaît aux « supérieurs », mais pas sûr qu’un chant féroce plaise aux soldats et les encourage.

    Si le texte a mal été interprété par le peuple, justement, c’est parce qu’il a compris le sens des mots d’un poète, du poète. Rouget de Lisle était dans l’embarras de voir son texte si rapidement compris. J’y vois beaucoup plus de logique dans cela, beaucoup plus que la logique d’un chant guerrier.

  40. Bernard Richard dit :

    http://tempsreel.nouvelobs.com/societe/20140514.OBS7071/les-paroles-de-la-marseillaise-n-ont-absolument-rien-de-raciste.html
    Le Nouvel Observateur, version électronique, mercredi 14 mai, à 17h47
    Actualité > Société > « Les paroles de la Marseillaise n’ont absolument rien de raciste »
    « Les paroles de la Marseillaise n’ont absolument rien de raciste »

    Par Le Nouvel Observateur
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    Publié le 14-05-2014 à 17h47
    A+A-
    Lambert Wilson juge la Marseillaise « raciste ». Pour Bernard Richard, historien, l’acteur passe à côté du sens originel de l’hymne national. Interview.
    Pour l’historien Bernard Richard, la Marseillaise et le drapeau français sont des « symboles de liberté ». LIONEL BONAVENTURE/AFP
    « Epouvantables, sanguinaires, d’un autre temps, racistes et xénophobes » : c’est ainsi que Lambert Wilson a qualifié les paroles de la Marseillaise au micro de RTL mardi 13 mai. L’acteur, maître de cérémonie de la 67e édition du Festival de Cannes, a apporté son soutien à la ministre de la Justice Christiane Taubira, critiquée pour ne pas avoir chanté la Marseillaise lors de la commémoration de l’abolition de l’esclavage samedi dernier.
    Pour l’historien Bernard Richard, spécialiste des symboles républicains et auteur de l’ouvrage « Les Emblèmes de la République » (CNRS Éditions, 2012), la Marseillaise, malgré sa tonalité belliqueuse, est avant tout un hymne à la liberté.
    Est-ce que comme le prétend Lambert Wilson, les paroles de la Marseillaise sont « xénophobes » et « racistes » ?
    – D’un point de vue historique, la Marseillaise n’a absolument rien de raciste. Quand Antoine Barnave, un des premiers révolutionnaires, parle de « sang impur » en juillet 1989, il parle des ennemis de la Révolution. Le « sang impur », c’est le sang des ennemis de la liberté, qu’ils soient Français ou étrangers. Dire que la Marseillaise est xénophobe, c’est un détournement de sens, c’est ignorer son histoire, et sa place dans le patrimoine français et étranger. Il ne faut pas oublier que la Marseillaise est un chant de liberté et de libération, par lequel la France et d’autres pays se sont libérés. La Marseillaise a été interdite par les régimes monarchiques, sous l’Empire et sous l’occupation allemande justement parce qu’elle était un chant de liberté.
    Le chant a été utilisé par Mao, les enfants chinois l’apprenaient à l’école en mandarin. En avril 1931, elle est chantée lors de la cérémonie de proclamation de la Seconde République espagnole. L’air de la Marseillaise est adopté dans les années 1930 par les socialistes chiliens. Au Pérou, l’hymne de l’Alliance populaire révolutionnaire américaine (APRA), est la « Marsellesa Aprista », une Marseillaise avec des paroles en espagnol. Plusieurs dictateurs sud-américains ont aussi été chassés au son de la Marseillaise. Il y a suffisamment d’exemples dans l’histoire qui nous prouvent que la Marseillaise n’est pas hostile aux étrangers !
    Lambert Wilson affirme « qu’il est temps de changer les paroles ». Y a-t-il déjà eu des propositions en ce sens dans le passé ?
    – Vouloir changer les paroles de la Marseillaise, c’est une demande récurrente. Lambert Wilson s’inscrit dans une longue tradition de dénonciation de la Marseillaise. Déjà dans les années 1840, le poète Alphonse de Lamartine trouvait la Marseillaise trop belliqueuse, et avait écrit une version alternative, la « Marseillaise de la paix ». En 1989, à l’occasion du bicentenaire de la Révolution, l’Abbé Pierre avait demandé de changer les paroles de l’hymne [il créera même plus tard une association « Pour une Marseillaise de la fraternité »].
    Mais la Marseillaise est inscrite dans l’article 2 de la Constitution. Même si les paroles n’y sont pas détaillées, pour les changer, il faudrait sûrement que le chef de l’Etat modifie la Constitution. Et puis, vouloir changer les paroles, ça n’a pas vraiment de sens. C’est comme si on voulait changer le 14 juillet parce que cette date célèbre un événement sanglant de l’histoire. La Marseillaise fait partie de notre patrimoine, un patrimoine que l’on doit respecter et comprendre. On ne détruit pas Versailles sous prétexte que c’est un symbole de l’absolutisme !
    On a l’impression que la Marseillaise fait de plus en plus l’objet d’attaques, de remises en question. Est-ce dû à ces détournements, à sa réutilisation politique ?
    – La Marseillaise, mais aussi la Marianne ou le drapeau tricolore sont souvent déformés, instrumentalisés. Chaque fois qu’un groupe prétend représenter le peuple français, il s’empare de symboles de la République, parce que ce sont des symboles de liberté. On l’a vu pendant les manifestations contre le mariage gay : les militants se sont réappropriés le bonnet phrygien, et ont même créé une Marseillaise de la Manif pour Tous.
    En parallèle, on a aussi tendance à remettre en cause ces symboles, à les brocarder, peut-être un peu par goût de l’autodérision, si cher aux Français. Quand de jeunes beurs sifflent la Marseillaise, ils s’attaquent à un symbole vivant. La Marseillaise est le seul hymne figuré par un être-vivant, qui plus est par une femme, sculptée sur l’Arc de Triomphe. Finalement, le fait quela Marseillaise soit critiquée, déformée, attaquée, cela prouve sa vigueur, son actualité, cela prouve qu’elle a une importance dans la vie des Français.
    Propos recueillis par Juliette Deborde – Le Nouvel Observateur

  41. rzee dit :

    😐

  42. penot dit :

    le sang impur est celui des non-nobles !!! Aucun trace de racisme à voir !!!

  43. Antitheist dit :

    Pour ma part, j’aimerais que les gens prennent conscience que le mot « pureté » est aussi contestable que le mot « normalité ».
    Ce qui est « pur » pour certain est « impur » pour d’autres. Ce sont des mots dont le sens varie suivant les dogmatismes imposés à un instant T dans toutes formes de réflexion. Tout est discutable suivant la taille des œillères dont nous sommes pourvus.

  44. phenomenon dit :

    salut à tous,

    47 commentaires au moment où je place celui-ci! d’une part j’admire ce fétichisme des mots (malheureusement la plupart du temps mal placé) et d’autre part l’aisance (pour moi déconcertante) avec laquelle certains termes sont interprétés, détournés, voire violés!

    en gros, les allemands ont un terme pour cela: « korinthenkacker » (littéralement: ch.eur de raisins secs)! ce qui en sorte veut dire en français: « sodomiser les éphéméroptères en action avionique » (pour ne pas dire: « enc.ler les mouches en vol »).

    cependant j’ai retenu UN mot dans la discussion (qui lui aussi est mal placé mais soit); ce mot est « symbole » et en relation avec la thématique de l’article je me permet de vous raconter une anecdote vécue:
    en 1976, lors de mon service militaire (eh oui! il fut un temps où ça existait!), nous étions amenés à fêter le 125ème anniversaire de notre « arme » (le train). nous attendions donc tous, placés en tenue, armés et en rang depuis env. 180 minutes sous un soleil de plomb, l’arrivé du général. certains s’était écroulés sous la chaleur et évacués. je peux vous dire que, comme les autres je n’en menais ni long ni large. quand tout-à-coup retenti « la marseille »! vous n’avez aucune idée à quel point cela nous a tous ravivés; il est difficile de décrire le frisson qui descend le long de la colonne vertébrale et qui vous redresse comme une statue de marbre!
    à ce moment précis, je vous assure que personne ne se souciait des mots en soi!

    autant pour le symbole!

    • Flucher dit :

      Bravo, je pense qu’avec cette anecdote, vous avez mis tout le monde d’accord.

  45. Lancelot41 dit :

    Wow! 50ème commentaire!
    Preuve que le débat sur la Marseillaise n’a pas fini de passionner les foules!!

  46. Fist3 dit :

    A mon avis, certaines paroles de la marseillaise sont récitées à la « manière de Yoda » pour une raison bien simple.

    Ce chant est prévu pour l’armée. Or, dans l’armée, il n’y a pas que des nobles, pas que des gens bien instruits. Il y a toute les catégories de personnes.
    Peut être que Rouget de l’Isle a voulu tenir compte de cela et composer son chant comme l’aurait fait un « paysan », une personne pas très calée en langue.

    Ce vers appuie mon hypothèse : « C’est nous qu’on ose méditer ». Pourquoi « qu’on ose » au lieu de « qui osons » ? L’air et le nombre de rythmes (on prononce le « e » final dans « qu’on ose méditer ») ne sont pourtant pas modifiés.
    A mon avis, l’auteur a voulu le dire « à la manière populaire » (par populaire, j’entends « paysan »). Il y a plein d’autres passages du même type dans ce chant.

    • Sinaas dit :

      Pour moi « C’est nous qu’on ose méditer de rendre à l’antique esclavage « n’est pas une faute et signifie: « On ose méditer de nous rendre à l’antique esclavage ». Au contraire le texte est plutôt littéraire et poétique ce qui rend l’interprétation difficile aujourd’hui…

  47. claire jodet dit :

    et si on lui donnait de nouvelles paroles à cette marseillaise sanglante?
    un hymne qui nous ressemble aujourd’hui, qui témoigne de la france du 11 janvier 2015, de ses valeurs, de ses couleurs, de son idéal républicain qui devie ndra
    un jour, je l’espère celui de toute l’humanité!
    à vos crayons, à vos rimes, refaisons votre hymne national!

  48. Christian dit :

    Ben non, pourquoi la changer ? C’est notre patrimoine, on y tient !

  49. Fist3 dit :

    claire jodet, je ne suis pas d’accord avec toi !

    Nous ne devons pas oublier dans quelles circonstances sanglantes notre bien aimée République est née ; et nous devons saluer tous ceux qui sont morts ou ont œuvré pour elle (tel Rouget de Lisle, par exemple) et c’est justement la Marseillaise qui fait cela.

    Vive les révolutionnaires !

  50. Marie-Ange dit :

    Bonjour,
    J’aimerais savoir qui sont « les rois conjurés » dans le deuxième vers du deuxième couplet?
    merci.

    • Sinaas dit :

      « Que veut cette horde d’esclaves,
      De traîtres, de rois conjurés ? »
      Pour moi les rois conjurés sont les dirigeants des monarchies alliées contre la nouvelle République Française (Autriche, Prusse, puis Espagne, Portugal et enfin Angleterre et Pays-Bas), les traitres sont les émigrés qui ont formé une armée et se battent au sein de cette coalition et les esclaves ce sont les simples soldats qui se battent sous leurs ordres.

  51. Vous n’avez aucune légitimité tant universitaire que citoyenne pour nous lance des élucubrations farfelues sur la marseillaise, un peu de modestie de votre part à chacun, et de respect pour cet hymne français et universel la liberté, c’est tout ce qu’on vous demande, Bernard Richard

  52. Guy Corbi dit :

    Bonjour.
    Vous devriez consulter le Littré sur les significations du verbe mugir :
    MUGIR [mu-jir] v. n.
    1° Il se dit proprement du cri du taureau, des boeufs, des vaches et d’animaux analogues. ♦ Le monstre bondissant Vient aux pieds des chevaux tomber en mugissant, RAC., Phèd. V, 6 ♦ Le taureau ne mugit que d’amour ; la vache mugit plus souvent de peur et d’horreur que d’amour, BUFF., Quadrup. t. I, p. 199
    2° Fig. Il se dit de la voix humaine quand on la force d’une façon excessive. Il mugissait de fureur. ♦ Lorsqu’il entend de loin d’une gueule infernale La chicane en fureur mugir dans la grand’salle, BOILEAU, Sat. VIII ♦ Ils [les acteurs] vous jouent, ils vous défigurent…. un autre mugit, un autre fait les beaux bras, et la pièce va au diable, VOLT., Lett. Chabanon, 22 déc. 1766
    Activement. ♦ Et je mugis des vers en étouffant ma voix, FAVART, Acajou, I, 4
    3° Produire un bruit formidable. ♦ Sitôt que la pointe première Se discerna de la lumière, La terre se mit à mugir, Et fit pâlir et non rougir, SCARR., Virg. VI ♦ Les murs en sont émus, les voûtes en mugissent, BOILEAU, Lutr. III ♦ Les vents déchaînés mugissent avec fureur dans les voiles, FÉN., Tél. IV ♦ La mer, mugissant, ressemblait à une personne qui, ayant été longtemps irritée, n’a plus qu’un reste de trouble et d’émotion, étant lasse de se mettre en fureur, FÉN., ib. ♦ L’onde turbulente Mugit de fureur, J. B. ROUSS., Cantate, Circé. ♦ L’astre brillant du jour à l’instant s’obscurcit ; L’air siffle, le ciel gronde, et l’onde au loin mugit, VOLT., Henr. I ♦ Quand le Vésuve commence à mugir et à rejeter les matières dont il est embrasé, BUFF., Hist. nat. Preuv. théor. terre, Oeuv. t. I, p. 205 ♦ L’enfer mugit d’un effroyable rire, BÉRANG., Ange exilé. ♦ Fit asseoir l’espérance où mugit la tempête [le cap de Bonne-Espérance], C. DELAV., Paria, I, 1 ♦ Tu mugissais ainsi sous ces roches profondes, LAMART., Médit. le Lac. ♦ Quand l’ouragan mugit, quand des monts brûlants s’ouvrent, V. HUGO, Odes, I, 11
    Il se conjugue avec l’auxiliaire avoir.
    Cordialement.

    • Pebble dit :

      Ok, mais c’est étonnant parce que dans les dictionnaires ur internet, on trouve uniquement ça:

      Pousser un cri prolongé et sourd en parlant du bœuf ou de la vache.
      Littéraire. Produire un bruit prolongé et sourd : Le vent mugit dans les arbres.

      ou bien:
      mugir, verbe intransitif
      Sens 1 Pousser son cri, pour les bovins [Zoologie]. Synonyme beugler
      Sens 2 Produire un son semblable au mugissement. Synonyme beugler

      Par contre je n’ai plus de dictionnaire papier donc je ne peux pas vérifier! Si même les dicos nous induisent en erreur, où va-t-on…

      • Martial dit :

        A cette époque, la grande majorité de la population vit dans les zones rurales, surtout en Alsace. Parler au nom des campagnes revient à parler au nom de la France. A une époque où les combats touchaient très peu les villes, les campagnards sont les premiers concernés par le conflit.

        On observe une métaphore animale dans la ligne suivante avec les termes “mugir” et “féroces” qui sont des caractéristiques attribuées habituellement à la faune. Il s’agit de conférer à l’ennemi un côté bestial, et sa nuisance est accentuée par le fait qu’il mugisse dans les campagnes, connues pour leur tranquillité.

        NB: Le fait que les autrichiens ne soient jamais explicitement évoqués permet au morceau d’être intemporel et d’associer les “soldats” à tout ennemi envahissant la France.

  53. halchett dit :

    Vive le Roy !!! 😉

  54. « Marianne », nom pris par l’association Front National des étudiants et sur les T-shirts des adeptes de Marion Maréchal-Le Pen (un programme en soi), les mots « Allons enfants de la Patrie »… Et l’UMP (anagramme de PMU) de s’emparer de l’appellation « Les Républicains », les emblèmes de la république se portent bien puisque chacun s’emploie à les utiliser, instrumentaliser, dévoyer, Bernard RICHARD, auteur de les Emblèmes de la République, CNRS Editions, 2012, qui se porte bien.

  55. A la base, votre erreur de compréhension du « sang impur », en vérité sang des ennemis de la& France en révolution, des ennemis de la Liberté, de la Liberté chérie, que ces ennemis soient français ou étrangers…

    • felty dit :

      je crois qu’il manque des mots à votre phrase, non?

      • A la base, votre erreur de compréhension du « sang impur »,qui est en vérité le sang des ennemis de la France en révolution, le sang des ennemis de la Liberté, de la Liberté chérie, que ces ennemis soient français ou étrangers…

        • felty dit :

          Votre phrase n’a toujours aucun sens, grammaticalement parlant…
          J’abandonne 🙂

          • A la base, il y a votre erreur de compréhension du « sang impur »qui, en vérité, est le sang des ennemis de la France en révolution, le sang des ennemis de la Liberté, de la Liberté chérie, que ces ennemis soient français ou qu’ils soient des étrangers…
            Répondre

          • Alain dit :

            LOL ce put*** de dialogue de sourd!!!

  56. Je confirme, ce « felty » doit être ou sourd, ou aveugle, à moins qu’il ne comprenne pas le « français standard ». mais chiens aboient, la caravane passe, ou laissons pisser le mérinos

  57. Pierre Ménager dit :

    Merci à vous Bernard Richard d’avoir resitué avec exactitude le sens de l’expression  » qu’un sang impur »… (etc)… Effectivement aucun cas il ne s’agit là du sang des patriotes ou sans-culottes. Cela fait à peine 10 ans que cette idiotie révisionniste court sur internet.
    Vous ne trouverez jamais une trace de cette idée fausse avant 2003 dans l’histoire de la Marseillaise, même si vous remontez jusqu’au 25 avril 1792 !!!. Ceci étant Monsieur Richard, une « sanction universitaire » n’est pas une garantie contre une interprêtation révisioniste de l’histoire.
    Les historiens lisent très souvent l’histoire à travers les verres correcteurs de leurs convictions politiques secrêtes ou déclarées et ce depuis jules Michelet.
    Bien à vous.
    Pierre Ménager

    • felty dit :

      Ben en même temps, c’est un peu ce que dit l’article, non?

  58. Chacun pourra trouver la « vérité vraie » dans mon ouvrage de 2012 sur les Emblèmes de la République, CNRS Editions que pratiquent désormais bien des journalistes sérieux pour s’informer sur la Marseillaise, le drapeau tricolore, le Quatorze Juillet, le Panthéon, la devise républicaine et autres symboles ici bien décryptés et expliqués sans lunettes déformantes dit au moins le préfacier Alain Corbin, grand historien très peu politisé. Voici donc un auto-compliment bien envoyé et mérité.

    • Paolo dit :

      …au prix de 19.99€ dans toutes les bonnes boutiques…
      On a compris que vous étiez là uniquement pour vous faire de la pub, je pense que le message est passé maintenant…

      Ca va les chevilles? Parce qu’ affirmer que son propre bouquin est « pratiqué par bien des journalistes sérieux pour s’informer sur la Marseillaise », il faut quand même avoir une haute estime de soi ! 🙂

  59. Sinaas dit :

    Effectivement un vrai travail d’explication de texte est nécessaire sur la Marseillaise, notamment à destination des élèves. Par contre vos analyses sont un peu rapides même sous couvert d’humour. Tout d’abord la Marseillaise est une chanson et donc une œuvre poétique qui emploie donc des formes et des images qu’on ne trouve pas dans le langage courant.
    Ainsi « Contre nous de la tyrannie l’étendard sanglant est levé » est une inversion du complément du nom qu’on ne trouve certes qu’en poésie mais qui n’est pas une faute. Par exemple « En vain il a des mers fouillé la profondeur », vers de Musset.
    Les féroces soldats mugissent dans nos campagnes, certes ce n’est pas une image courante mais si la poésie se contente de reprendre les expressions toutes faites ce n’est plus de la poésie. L’image bovine employée suggère bien l’idée de soldats ennemis suivant aveuglément les nobles à la bataille face à une armée française libre.
    Sur le sang impur qui abreuve les sillons il faut également se méfier de l’usage actuel des mots. Le sang est certes ce liquide qui coule dans nos veines mais cela a aussi beaucoup été employé pour désigner la vie, l’existence : « du sang neuf », « payer de son sang ». Rappelons au passage que sous l’ancien régime la notion de pureté s’applique aux lignées des familles plutôt qu’à une idée de race. De même le sillon n’évoque pas seulement le labour mais aussi le chemin. Du coup plutôt que « labourons nos ennemis étrangers » on peut alors comprendre cette phrase comme « hommes du peuple, venez rejoindre l’armée en marche ». Ce qui me semble plus logique comme message dans un contexte où on cherche à repousser des armées dirigées par les nobles de toute l’Europe, dont certains français.

  60. Grâce à Sinaas, grâce lui soit rendue, grâce à moi-même et à quelques autres, grâce nous soient rendues, la Marseillaise est mieux expliquée qu’elle ne l’était dans le message d’origine, assez délirant.
    Ici juste une belle citation, qui donne l’esprit de la Marseillaise : dans le hors série du Monde pour « 1945, un monde éclaté sort de la guerre » l’écrivain Guy Scarpetta, sous le titre de « A la recherche du train fantôme » raconte le triste sort de ce train de déportés traînant en juillet-août 1944 de Toulouse à Dachau avec maints détours, face aux attaque des maquisards, aux ponts détruits etc; 700 déportés de diverses nationalités, dont des Français, des Polonais, des Espagnols traversent à pied (il y a 17 km à faire à pied en plein soleil pour passer d’une rive à l’autre du Rhône pour contourner une zone sans pont ni rails) le village de Chateauneuf-du-Pape en chantant la Marseillaise, comme pour signaler aux habitants enfermés chez eux qu’ils « sont la France ». Et l’auteur d’ajouter : « Plusieurs d’entre eux [des survivants] me l’ont raconté, pour les uns, c’était avant tout un chant national ; pour d’autres, un chant républicain ; pour d’autres encore, un chant révolutionnaire. Et pour beaucoup, les trois à la fois ». N’est-ce pas beaucoup plus important, cette vision de la Marseillaise, que de pinailler sur tel ou tel mot, que de pinailler sur « mugir » ou « rugir » ? Soyons sérieux, et qui dans cette situation dramatique d’août 44 aurait pensé à chanter je ne sait quelle romance pacifique ?

    • Pierre dit :

      Monsieur Richard,
      La Marseillaise est un chant de guerre, un chant de violence qui nous prépare à la violence.
      Nous avons plutôt besoin de mots fraternels, pas de paroles ambiguës, pas de rajouter de la violence à la violence générale permanente des hommes.
      C’est une hérésie de l’apprendre aux jeunes enfants.
      L’erreur est d’en avoir fait un hymne en 1879.
      Comment pouvez-vous écrire Monsieur Richard : « pinailler sur tel ou tel mot ». Le « sang impur » de Rouget de Lisle (monarchiste constitutionnel) n’a jamais désigné le sang des combattants Français révolutionnaires. C’est un contre sens qui ne tient pas une seconde au regard des faits, des archives de notre histoire.
      Le « sang impur », c’est le sang des ennemis (coalisés+émigrés) qu’on va transformer en engrais, en fumier liquide.
      La plupart des gens n’ont pas étudié en profondeur la sémantique révolutionnaire dans le contexte de son époque, donc se lancent dans des « raisonnements » approximatifs, souvent très erronés, quand ils ne sont pas spécieux. Quand j’essaye de contredire leurs propos sur leurs blogs : ils me traitent …d’inculte !!!
      Pour ma part après 8 années de recherches approfondies sur le sujet de la Marseillaise dans son contexte révolutionnaire j’ose affirmer que je ne raconte pas n’importe quoi. Ou alors les archivistes et Historiens qui m’ont aidé n’ont jamais existé.
      Quant au fait que des victimes des nazis aient chanté ces mots sanglants et plutôt barbares pour se donner du courage, se singulariser ou se reconnaître, c’est tout à fait exact. Mais ils ont chanté ces mots comme vous et moi-même l’aurions fait : ils sont les mots officiels de notre hymne. Si d’autres paroles avaient parlé de Liberté, d’espérance et de vigilance vis à vis de toutes les tyrannies, ils (vous, moi aussi…) les auraient aussi chanté. Quand on n’a que ces mots pour chanter un hymne dans des situations dramatiques, on s’en sert.
      Mais quand vos yeux vont-ils enfin se dessiller ?
      Pierre Ménager
      Nota : C’est un fait, Je milite pour garder la musique universellement connue dans le monde et changer les paroles.
      Mais c’est l’hymne de mon pays. A ce titre là, même en combattant ces mots, faute de mieux, je fais avec (je chante d’autres paroles en bon résistant pour la Fraternité). Mais cet hymne est l’hymne officiel des Français depuis le 14 février 1879 et même avec ses paroles actuelles, qui ne nous grandissent pas, il doit de mon point de vue être respecté comme tel.

  61. Walczak dit :

    Pour moi, le sang impur, c’est le sang mêlé de ceux qui sont morts au combat : celui des soldats ennemis qui ont dû affronter et combattre les soldats français, qui eux même ont su se mobiliser jusqu’à être blessés et tués pour défendre leur chère liberté.
    Rouget de Lisle avait comme objectif de recruter et de mobiliser des soldats issus « du peuple », qui devaient être prêts à se sacrifier au combat, n’est-ce pas ?
    Mais je ne suis pas historienne … Juste professeur des écoles !
    Et dans l’aristocratie au concraire, on prétendait ne pas mélanger les bâtards et les enfants nés d’une union consacrée… Ce sang « impur », mélangé, aurait fait capoter tout un système hérité des anciennes féodalités.

    • Je ne comprends vraiment pas comment, sur un sujet sérieux, le « webmaster » peut laisser publier de telles élucubrations ne donnant absolument aucun document justificatif, aucun fondement documenté. L’Histoire, ce ne sont de telles inventions gratuites, ce n’est pas du roman, de l’invention d’aujourd’hui sur une création de 1792…Sinon, elle deviendrait la proie de n’importe qui, ignare, farfelu. j’en ai assez de ce genre de sottises.

  62. Walczak dit :

    Pour moi, le sang impur, c’est le sang mêlé de ceux qui sont morts au combat : celui des soldats ennemis qui ont dû affronter et combattre les soldats français, qui eux mêmes ont su se mobiliser jusqu’à être blessés et tués pour défendre leur chère liberté.
    Rouget de Lisle avait comme objectif de recruter et de mobiliser des soldats issus « du peuple », qui devaient être prêts à se sacrifier au combat, n’est-ce pas ?
    Mais je ne suis pas historienne … Juste professeur des écoles !
    Et dans l’aristocratie au concraire, on prétendait ne pas mélanger les bâtards et les enfants nés d’une union consacrée… Ce sang « impur », mélangé, aurait fait capoter tout un système hérité des anciennes féodalités.

  63. Cessez de publier des sottises, s’il vous plait

  64. RobindesForums dit :

    J’allais répondre à cette Walczak, mais je pense qu’il vaut mieux répondre à Bernard Richard.
    Nous sommes, ici, sur un forum pour débattre d’un sujet. Chacun est libre de donner son opinion. Vous, Bernard Richard, qui pensez avoir la science infuse, au lieu de traiter de sottises certains commentaires, répondez-y en argumentant.
    Vous êtes libre d’être d’accord ou pas avec un commentaire. Pour ma part, je ne suis pas d’accord avec celui de Walczak, mais je n’ai aucune prétention à traiter ce commentaire de « sottises ». Vous n’êtes ni Dieu ni C. J. Rouget de Lisle, et combien même vous seriez historien de grand renom, rien ne vous octroie le savoir et la sagesse de ce sujet. Merci donc de vous abstenir de tels propos inintelligents.

  65. on n’a pas à répondre à de telles fantaisies a-historiques et fondées sur la seule imagination, certes prolixe, sauf si le site accueille tout participant sans fltre., de leur auteur ou auteure. L’intelligence à peu à voir avec de telles élucubrations

  66. RobindesForums dit :

    Si on n’a pas à répondre à de telles fantaisies, on s’abstient. Mais déjà, qui êtes vous pour juger de l’intelligence de certains commentaires ? Vous jouez dans l’autodérision.

  67. Déjà dans le fameux Qu’est-ce que le tiers état de l’abbé Sieyés, la noblesse était présentée comme l’impur, leles roturiers comme le pur… on peut affirmer que la messe était dite par l’abbé Sieyès, dès avant que le fameux « sang impur » du refrain de la Marseillaise fasse du sang impur celui des ennemis, français ou étrangers, de la liberté.
    Trouvé en PDF sur Internet, j’ai pu relire l’ouvrage de l’Abbé Sieyès, publié en préparation des Etats généraux de 1789. C’est là qu’on trouve déjà, , au chapitre II une notion du « pur » – le Tiers état – et de l’impur », les deux ordres privilégiés, notion aussi des nobles comme barbares à renvoyer dans les forêts de Franconie… Ainsi l’Abbé Sieyès retrourne-t-il déjà comme un gant la théorie de Boulainvilliers qui, depuis fin XVIIe siècle, c’était répandue dans la noblesse en présentant celle-ci comme descendant des conquérants francs et les roturiers comme descendants des vaincus, Gaulois et des Romains : nobles purs, supérieurs et roturiers impurs, inférieurs pour Boulainvilliers.
    Dans Qu’est-ce que le tiers état, de l’Abbé Sieyès (1789), chapitre II, on trouve l’expression de « nation épurée », c’est-à-dire sans l’impur figuré comme la noblesse et les autres privilégiés :
     » Mais le Tiers ne doit pas craindre de remonter dans les temps passés. Il se reportera à l’année qui a précédé la conquête; et puisqu’il est aujourd’hui assez fort pour ne pas se laisser conquérir, sa résistance sans doute sera plus efficace. Pourquoi ne renverrait-il pas dans les forêts de la Franconie toutes ces familles qui conservent la folle prétention d’être issues de la race des conquérants et d’avoir succédé à des droits de conquête ? La nation, alors épurée, pourra se consoler, je pense, d’être réduite à ne se plus croire composée que des descendants des Gaulois et des Romains. En vérité, si l’on tient à vouloir distinguer naissance et naissance, ne pourrait-on pas révéler à nos pauvres concitoyens que celle qu’on tire des Gaulois et des Romains vaut au moins autant que celle qui viendrait des Sicambres, des Welches et autres sauvages sortis des bois et des marais de l’ancienne Germanie ? […] On paraît quelquefois étonné d’entendre se plaindre d’une triple aristocratie d’Église, d’Épée et de Robe. On veut que ce ne soit là qu’une manière de parler; mais cette expression doit être prise à la rigueur. Si les États généraux sont l’interprète de la volonté générale et ont, à ce titre, le pouvoir législatif, n’est-il pas certain que là est une véritable aristocratie… » [et non pas dans la noblesse..]
    Bernard RICHARD

  68. Pierre dit :

    .

  69. Pierre dit :

    Mr Bernard Richard,
    Que pensez-vous de la nouvelle théorie, très récente et d’aspect fortement révisionniste : « le sang impur ne désigne pas celui des ennemis (coalisés et de certains nobles émigrés) mais celui du peuple offrant son sang pour la Liberté ».
    Que c’est beau et que ça plaît ! Mais c’est simplement stupide au regard des faits historiques…
    Du moins de mon point de vue.
    Et ce n’est pas Sieyès (qui a fait partie de mes classiques) qui me contredira…
    A votre avis ?
    Pierre Ménager.

  70. RobindesForums dit :

    Une question. Vous parlez de sang, celui de l’ennemi ou de nos combattants. Mais pourquoi « impur » ? Pourquoi utiliser ce mot pour parler du sang de nos ennemis ? Ca n’a aucun sens, surtout pour la personne qu’était Rouget de Lisle, et encore moins à cette époque.

    Un tout autre adjectif aurait été utilisé pour parler du sang de nos ennemis.

    Il est plutôt là le contresens. La subtilité des mots, « mugir » et non « rugir » en est un exemple. Vous prenez un mot que vous comparez à une époque et à des archives (et encore j’ai un gros doute) plutôt que d’étudier tout un texte où les sens se rejoignent. Pourquoi « impur » pour parler du sang ennemi qui arrosera nos terres, cette même terre qui produira d’autres soldats pour combattre l’envahisseur ?
    Et pour aller plus loin : « du sang de nos combattants naîtrons d’autres combattants ». C’est peut-être infantile comme pensée, mais pourquoi le sang ennemi produirait des combattants pour continuer à se battre contre… ceux qui ont été tués ? (réflexion d’un enfant de 7 ans… pas si dénuée de sens).

    Aucun doute possible pour moi, Rouget de Lisle n’a jamais voulu parler du sang des ennemis. Archivistes, historiens, tous ne sont pas d’accord entre-eux, à moins que tous ceux qui affirment que le sang impur était celui de nos combattants (et ils sont bien plus nombreux que ceux qui affirment le contraire) n’aient jamais existé.

    Vous militez aussi pour qu’on en change les paroles ? Au nom de qui, de quoi ? De votre croyance que vous pensez véridique, peut-être à tort. Mais faut pas tout mélanger. A vous lire, j’ai l’impression (ce n’est peut-être qu’une impression mais je me trompe rarement) que vous mélangez (involontairement je pense) les paroles d’une chanson avec des actes et des écrits barbares de ces 3 derniers siècles (de la révolution à la seconde guerre mondiale, en y rajoutant une dose de politique actuelle).
    Perso, je crois au contraire que ce chant et ses paroles grandissent notre peuple.

  71. Écoutez, loin de moi l’idée de vous faire un cours. Mais j’ai consulté des centaines d’ouvrages de toutes les époques, les archives nationales, départementales, municipales, des sources étrangères… J’ai épluché une multitude de biographies sur Rouget de Lisle. Recherché et replacé les paroles de ce chant dans son contexte et son époque. Étudié des dizaines et des dizaines de contrafacta.
    L’expression « qu’un sang impur abreuve nos sillons » désigne clairement les ennemis coalisés étrangers avec les émigrés favorables à la monarchie absolue. Les monarchistes constitutionnels comme Rouget de Lisle représentaient une très grande partie de la population française au printemps 1792.
    Pensez-vous que ces gens-là parlaient de leur propre sang ?
    Je vous mets au défit de trouver un livre, un article de presse… entre le 25 avril 1792 et 2003 qui soutien que l’expression « qu’un sang impur »…etc… concerne le sang des combattants français.
    Je vous le redis encore : il s’agit d’une idée captieuse et très récente et vous ne trouverez rien avant 2004.
    Il est très facile d’identifier et dater les pseudo-historiens et manipulateurs politiques qui ont lancé cette idée stupide à partir de 2004 et qui ne tient pas un instant devant les traces historiques et ouvrages sérieux, mais cette explication nouvelle donne maintenant un sens acceptable au refrain et arrange bien les affaires des défenseurs de ce chant de guerre à la violence inutile.
    Si le premier couplet de la Marseillaise et son refrain, devenu de fait notre hymne officiel depuis 1876 vous ressemble et « grandissent à vos yeux la France », je ne puis rien pour vous, continuez de la chanter.
    Pierre Ménager
    Créateur du site « une autre Marseillaise pour la France » depuis 2007.

    nota : pourquoi ne mettez-vous pas votre patronyme réel ?
    Quel intérêt de répondre masqué…

  72. RobindesForums dit :

    Au lycée, il y a donc plus de 30 ans, et bien que ma mémoire ne soit plus dans l’excellence, la Marseillaise, tout comme Victor Hugo et ses « Misérables » ont fait partie du programme d’un prof. Le Sang Impur portait déjà débat. Dois-je faire le grenier de mes parents pour retrouver mes cours. Et là, je suis certain qu’au début des années 80, j’ai appris qu’on parlait du sang de nos combattants (pas de nos soldats), et que Victor Hugo en faisait de même dans son ouvrage. En plus, je n’ai jamais aimé ni philo, ni français, mais des choses restent.

  73. Il faut bien discerner le mythe créé autour de la Marseillaise au cour du 19ème siècle par les différents écrivains, peintres, artistes (Pils, Lamartine, Alexandre Dumas, Victor Hugo avec son gavroche, pour ne citer que les plus célèbres…) de la réalité des faits pour lesquels nous n’avons pas de données fiables et précises quand elles ne sont pas totalement fantaisistes.
    La célèbre affiche dont se serait inspiré Rouget de Lisle la veille de sa composition n’a très certainement jamais existé : ce mythe a la peau tenace. C’est une extrapolation romanesque d’un vieux grimoire Jacobin de plusieurs dizaines de pages qui a inspiré l’auteur de cette fable. Cette affiche « placardée sur les murs de Strasbourg », LA veine officielle de l’inspiration de Rouget de Lisle, est pourtant mentionnée un peu partout dans de nombreux ouvrages « sérieux » et « officiels » mais qui ne font aucunement référence à une source historique solide. On peut remonter le temps en cherchant d’où provient cette légende jusqu’à une certaine date… après, plus rien.
    La fameuse lettre de Sibylle Ochs de Dietrich (femme du maire de Strasbourg en 1792) qui soit disant était présente à la soirée du 24 avril 1792 à une soirée « entre hommes » à boire du champagne bien qu’enceinte dans son huitième mois ! (situation doublement grotesque au regard de son état, des us et coutumes de l’époque, de son milieu social…) et sur laquelle repose une des trois sources de l’histoire « officielle » mythique de la Marseillaise, n’a très certainement jamais existé. Dans la lettre à son frère, « découverte » vers 1870 (lettre jamais vue par personne, ni jamais reçue ni validée par les archives Ochs de Bâle -donc sans source originale !-) elle « raconte » comment elle a mis son talent d’orchestration au service du chant de guerre. Tout est faux dans cette histoire. A commencer par le lieu où se seraient déroulés les faits. En effet, le maire de Strasbourg De Dietrich n’habitait pas à cette date chez son père place de Broglie (où trône aujourd’hui une plaque commémorative…) J’ai sous les yeux la copie d’une lettre de Sibylle à un ami pasteur. Elle y précise clairement « qu’elle ne sait pas copier la musique » !!! donc totalement incapable de transposer quoi que ce soit, musicalement parlant.
    Pourtant le mythe cocardier « historique » du 19eme siècle, s’appuyant sur cette fameuse lettre, lui attribue la première orchestration pour instruments du chant de guerre !!!!!!!!!
    Tout cela fait vraiment désordre.
    J’ai passé presque huit années à effectuer des recherches passionnantes. Le travail de bourrage de crâne du siècle dernier à réussi. Le chant au « sang impur » ressort régulièrement de sa boite pour les troubles, les guerres, les moments difficiles comme début janvier 2015, moments particulièrement étonnants car les dessinateurs de Charlie Hebdo exécraient particulièrement la Marseillaise.
    Tiens, François Hollande vient de déclarer 2016 : « année de la Marseillaise » !!! Ça mange pas de pain et ne peut pas faire de mal…
    De l’extrême droite à l’extrême gauche tout le monde aujourd’hui se la dispute, se l’arrache sans avoir compris le sens terrible de ces mots, où en redonnant au refrain un sens nouveau comme certains s’y emploient aujourd’hui !
    Je ne suis inféodé à aucun courant politique particulier, je suis du parti de la recherche de la vérité et avec la Marseillaise je suis tombé sur un os.
    Voilà tout ce qu’il ne faut pas dire si l’on veut briller en société.
    Je laisse la place aux autres blogueurs et m’abstiendrai de réagir.
    Recevez mes plus cordiales salutations.
    Bon courage pour votre blog.
    Pierre Ménager
    (créateur du site « une autre Marseillaise pour la France depuis 2007)

  74. au courS du 19è bien sûr… Ah, ces claviers…

  75. RobindesForums dit :

    En fait, vous nous dites que depuis plus de 200 ans, on nous ment avec des preuves fabriquées, et que vous, fervent détracteur des paroles de la Marseillaise, vous avez mis 8 ans pour découvrir la vérité vraie que d’autres n’ont jamais trouvée en plus de 200 ans.
    Je ne sais pas si on peut dire que ça porte à sourire. 200 ans contre 8, une histoire contre une recherche, le tous contre un, ou plutôt le un contre tous au service de la vérité, du « ce qu’on sait et dit » à « c’est moi qui détient la vérité ».
    En fait, vous êtes un Dieu. Je suis d’accord pour dire qu’on a très souvent détourné la vérité pour ses convictions propres et souvent politiques ou « justes », comme tous ces résistants découverts à l’après-guerre déclarés comme tels sans aucune preuve, les « pétainistes » devenus résistants. Bon, je m’éloigne du sujet. Chacun fait la soupe qu’il aime.

  76. Pierre Ménager dit :

    Je sais cela expose à la dérision… tant pis !
    « Eppur si muove ! »

    P.M.

  77. A mon avis, les arguments de Pierre Ménager sont souvent valides, sauf bien sûr quand, simple citoyen il s’efforce, sans aucune légitimité démocratique (ce n’est pas un élu que je sache et son avis ne vaut que 1/ 3O millions de citoyens) de changer les paroles de l’hymne national, comme d’ailleurs quelques autres depuis Lamartine. Son démarche vaut bien plus que celle d’un Frédéric Dufourg qui, sans appuis documentés, fait du « sang impur » celui des patriotes français, interprétation qui fait sourire les chercheurs universitaires ayant quant à eux une méthode historique et pas celle d’un jeune professeur de lettres.

  78. La Marseillaise est à comprendre selon son contexte quand on la lit. Et à penser quand on la chante, selon le contexte contemporain de notre pays. En temps de paix, on fil la métaphore, en temps de guerre, un peu moins. C’est en ça qu’elle peut être intemporel si on est bienveillant avec elle.
    Concernant « mugir »: Déf littéraire. Produire un bruit prolongé et sourd : Le vent mugit dans les arbres.
    Une masse d’homme produit un son prolongé et sourd.
    Concernant le « Qu’un sang impur…Abreuve nos sillons ! » Notre sang de roturier est prêt à couler dans les champs…ici de batailles. Cela signifie, soyons capable de nous battre jusqu’à la mort pour notre patrie. Cela peut paraitre excessif comme promesse, mais imaginez, ce que je ne souhaite pas, des attaques massives et dévastatrice contre notre nation. Il ne reste pas bcp de solutions, sauf à fuir, combattre ou collaborer avec l’ennemi. ( choisi ton camps camarade)
    Mais tant que nous n ‘en sommes pas là, on peut penser la métaphore, soyons prêt à nous mobiliser pour la nation et à donner bcp. Le propre d’un Etat est de vouloir l’attachement de ses membres pour qu’elle puisse survivre.
    Enfin le « sang impur » des roturiers de l’époque, peut trouver un écho génial dans la France post-colonial si on accepte, la France post-coloniale. De toutes les couleurs et de toutes les confessions, mais en accord avec les valeurs républicaines.
    La République est une idée, il faut la faire vivre sainement.
    Que vive la République, le plus sainement possible.

    Cyrille de Metz

    • Le faux sens ou contre sens sur le sang impur est un étrange phénomène : lancé en 2003 par Frédéric Dufourg, fin analyste littéraire sans formation historique, et sans aucun fondement documenté, il tient bon depuis lors bien que réfuté drastiquement par exemple par les trois derniers directeur de l’Institut d’histoire de la révolution française (universite de Paris 1 Panthéon-Sorbonne), Michel Vovelle, Jean-Marie Martin et Pierre Serna. C’est une interprétation aberrante diffusée et amplifiée par une pratique « réseaux sociaux ». Aujourd’hui, bien que réfutée par les historiens universitaires sérieux ayant la connaissance et la pratique des textes de l’époque révolutionnaire, elle continue à se diffuser. Récemment une de mes connaissances solidement documentée a eu la surprise (mais est-ce vraiment une surprise, de l’entendre utilisée comment une évidence par deux hautes personnalités politique, une ministre et énarque de formation, l’autre chef d’un parti politique d’ampleur nationale et de formation universitaire. Ainsi vogue la galère. Certes on sait d’expérience qu’il faut souvent plusieurs décennies, voire une génération pour que les avancées de la recherche historique atteignent le grand public, donc « laissons pisser le mérinos » peut-on dire vulgairement. B Richard, un peu lassé de tenter, visiblement en vain, de « redresser la barque » sur ce site. J’imagine que Pierre Ménager ressent les mêmes sentiments face à cette débauche d’opinions non documentées venant de contributeurs non ou peu formés à la connaissance historique.

      • RobindesForums dit :

        Dans les années 80, mon professeur (qui n’était pas tout jeune) parlait de sang impur comme celui du peuple, et ce n’était pas le seul. Ce n’est nullement une invention de 2003.
        Mais bon, mon professeur n’était peut-être qu’une personne sans instruction, faisant de l’enseignement sans aucune base. En attendant, les autres paragraphes, ne faisant pas partie de la chanson, donnent plus raison au sang impur du peuple qu’à celui des « étrangers », et chaque terme évoquant le sang parle de celui de notre peuple, surtout lorsqu’on parle d’eux comme des guerriers magnanimes.
        Chacun défend ses idées, héritées d’un enseignement, d’une famille, ou d’un mouvement politique voire de bien-pensant. On sait aussi que la recherche et ses rapports sont souvent guidés par ces mêmes idées.
        A 30 ans et beaucoup plus d’ancienneté d’un sens, défendu par beaucoup, contre quelques années de « recherches » très orientées politiquement (ou plutôt idéologiquement), il n’y a pas photo.

      • Pierre Ménager dit :

        Pour vous répondre Bernard Richard, je suis même parfois traversé par quelques sentiments de découragement.
        Dufourg, Casali, Asselineau… sont les principaux vecteurs de cette idée totalement fausse qui arrange tant nos affaires de Français vis à vis de l’expression terrible du refrain de notre hymne. Récemment le chef du cabinet du président de l’assemblée nationale, dans une réponse à une de mes amies pétitionnaire, n’a pas écarté ce sens là au nom du président. J’en ai froid dans le dos.
        Pourtant je mets au défi quiconque de trouver entre le 24 avril 1792 et le premier janvier 2000, un ouvrage, une thèse, des documents d’archives, même un simple courrier d’époque… abondant dans le sens de cette idée nouvelle et captieuse : sang impur = sang des patriotes.
        Huit couplets ont été rajoutés dans la version longue de la Marseillaise (15 couplets). Personne ne sait quels en sont les auteurs, à qui appartiennent les mains innocentes qui les ont introduits dans ladite version longue et à quelles dates … (sources BNF).
        Alors un couplet de plus ? La belle affaire si il nous parle de liberté, d’espoir, de fraternité, et si il garde en son sein le message essentiel de vigilance vis à vis de la tyrannie… de toutes les formes de tyrannie.
        Fraternellement à tous.
        Pierre Ménager.

        • A Pierre Boulanger, qui détonne sur ce site sur lequel tant déc…
          « Vous êtes intelligent, car vous pensez comme moi » disait, au premier degré, un de mes parents… pourriez vous m’envoyer le texte des couplets ajoutés au-delà du septième, à richard.bernard4@wanadoo.fr ?

        • RobindesForums dit :

          Le 5 :
          Français, en guerriers magnanimes
          Portons ou retenons nos coups !
          Épargnons ces tristes victimes,
          A regret, s’armant contre nous ! (Bis)

          Et avant, il écrit son contraire ; « qu’un sang impur abreuve nos sillons ».

          Qu’il mette des phrases sans dessus dessous pour jouer de la rime, d’accord. Mais qu’il écrive une chose dans un couplet et son contraire dans un autre, je n’y crois nullement.

          • Épargnons ces tristes victimes,
            A regret, s’armant contre nous !
            Il faut lire tout les couplets, précédent, les ennemis sont les tyrans, les traitres et les esclaves. Les « victimes » sont les esclaves, roturiers sous le » joug « des monarques voisin.
            COUPLET II / Que veut cette horde d’esclaves,
            De traîtres, de rois conjurés ?

            Le texte est plus cohérent qu’il n’y paraît.

          • RobindesForums dit :

            Tout à fait…. et j’en viens donc à l’étendard sanglant qui est levé contre nous.
            Au contraire de notre drapeau, que le peuple sert, l’étendard (qui n’est pas vraiment le drapeau d’un pays mais plutôt les couleurs d’un traite ou roi conjuré (que vous nommez monarques), servit bien souvent par d’autres traites ou esclaves)… l’outrage pour nous, Français… de nous ramenez à l’état d’esclaves… pour servir ces rois, pardon, ces monarques.

            Le couplet 5 insiste donc sur le fait d’épargner le sang de ces esclaves, obligés à combattre sous les couleurs d’un roi conjuré (à regret s’armant contre nous ». Ne me dites pas que la notion d’obliger les esclaves à se battre est une notion de 2003.

        • Bonjour,
          Bien des textes prennent une signification différente avec le temps et c’est heureux. Prenez les interprétations et « découvertes » du Conseil Constitutionnel depuis les années 70 vis à vis de la Constitution de 1958. Prenez la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789, les Hommes n’étaient que les mâles, Olympe De Gouges en a fait les frais pour demander les droits de la femme, en finissant sur l’échafaud. La société évolue.
          nb: je vous invite à lire mes commentaires généraux sur la Marseillaise en bas de page. L’hymne nationale n’est pas que littéraire, comme tout texte juridiquement reconnue, par la Constitution (article2), elle est sujet à interprétation…politique. Par tous et non que par une élite. Et c’est la moindre des choses en démocratie.

        • La Marseillaise est à comprendre selon son contexte quand on la lit. Et à penser quand on la chante, selon le contexte contemporain de notre pays. En temps de paix, on fil la métaphore, en temps de guerre, un peu moins. C’est en ça qu’elle peut être intemporel si on est bienveillant avec elle.
          Concernant « mugir »: Déf littéraire. Produire un bruit prolongé et sourd : Le vent mugit dans les arbres.
          Une masse d’homme produit un son prolongé et sourd.
          Concernant le « Qu’un sang impur…Abreuve nos sillons ! » Notre sang de roturier est prêt à couler dans les champs…ici de batailles. Cela signifie, soyons capable de nous battre jusqu’à la mort pour notre patrie. Cela peut paraitre excessif comme promesse, mais imaginez, ce que je ne souhaite pas, des attaques massives et dévastatrice contre notre nation. Il ne reste pas bcp de solutions, sauf à fuir, combattre ou collaborer avec l’ennemi. ( choisi ton camps camarade)
          Mais tant que nous n ‘en sommes pas là, on peut penser la métaphore, soyons prêt à nous mobiliser pour la nation et à donner bcp. Le propre d’un Etat est de vouloir l’attachement de ses membres pour qu’elle puisse survivre.
          Enfin le « sang impur » des roturiers de l’époque, peut trouver un écho génial dans la France post-colonial si on accepte, la France post-coloniale. De toutes les couleurs et de toutes les confessions, mais en accord avec les valeurs républicaines.
          La République est une idée, il faut la faire vivre sainement.
          Que vive la République, le plus sainement possible (avec son histoire controversé, comme l’histoire des Harkis et Chibanis)

          Cyrille de Metz

  79. Je viens de lire le message de Pierre Ménager (créateur du site « une autre Marseillaise pour la France depuis 2007) du 21 octobre 2015 . Je n’ai pas fait toutes ses recherches historiques. Et je ne mets pas en doute la qualité de ses recherches. Mais réinterpréter aux regard du passé et du présent les textes fondateurs est le signe de la vivacité d’une société. Regardez toutes les « découvertes » du Conseil Constitutionnel dans la Constitution de 58 depuis les années 70.
    Il ne faut pas perdre de vu que l’enjeu dépasse de loin l’étude littéraire. Cet question est Politique au sens philosophique du terme.
    Le changement d’hymne ne passera jamais est n’est pas souhaitable car nous pouvons lire et penser notre hymne de façon constructives. A BAS LES ARMES CITOYENS, allons dans un sens utile à tous et réalisable.

    Respectueusement

    Cyrille de Metz

  80. Au travers de mes fautes d’orthographes, vous aurez compris que je ne suis pas issu d’une filière universitaire très poussé. Mais en démocratie ces questions appartiennent à tout citoyens. Ne pensez vous pas que le politicien cité dans le commentaire de Bernard Richard du 19 novembre 2015 connait très bien le fondement littéraire que vous défendez. C’est une question politique, le sang impur, permet de repenser l’identité nationale. Permet d’inclure dans le coeur de la nation tout les noirs, les arabes, les asiatiques et les français « dit de souche ». Toute la France post-coloniale.

  81. Concernant le français « de souche », Maurice Hauriou juriste constitutionnaliste important, parle de « la souche » comme de l’oubli, celui de son origine exotique. La nation selon lui est un noyau premier fait de couches agrégées qui passé un temps oubli leur origine lointaine. Si un Publiciste passe par là il pourra nous en dire plus.

    Respectueusement,

    Cyrille de Metz

  82. Avec ou sans la particule, ça devient vraiment conversation de café du commerce

    • RobindesForums dit :

      A son habitude, Bernard Richard, grand défenseur de la pensée unique, n’aime pas ceux qui ne pensent pas comme lui. Ce sont des ânes, des incultes, incapables de débattre sans qu’il ne les perçoive comme une sous-classe ou des pochards.
      Nous sommes sur un forum. Votre culture est la votre, les autres ont la leur. Il y a un échange « culturel » (même s’il vous déplaît car pas au niveau de votre culture, peut-être déficiente) qui reste dans la politesse et le respect des autres. Vous êtes d’une intolérance consternante, on se demande ce que vous faites sur les forums, lieu d’échanges.

      • RICHARD, Bernard dit :

        L’Histoire, un combat au présent, de Nicolas Offenstadt, 2014, éd Textuel :
        « Il existe un pacte fort de l’historien avec son lecteur, une éthique fondamentale du métier : se rapprocher d’une forme de réalité ou de vérité du passé. Cette quête, même si elle est vaine, s’il n’existe pas de vérité absolue, le sépare de l’écrivain… La charge de la preuve revient à l’historien, il ne s’agit pas seulement de rassembler des sources mais de permettre au lecteur de vérifier le document cité ». Il s’avère que les contributeurs des forums d’échanges relèvent généralement de la catégorie « écrivain », avec toute liberté de l’avis créatif personnel et aucun souci de la preuve documentée et non pas de la catégorie « historien » ; aussi sont-ils aisément sont surpris et consternés par ce qu’ils appellent « l’intolérance » de la démarche et l’éthique de l’historien. Dont acte.

        • RobindesForums dit :

          Vous envoyer des fleurs ne vous interdit nullement de respecter les autres, qu’ils soient écrivains voire simple intervenants. On voit là la différence entre instruction (recherches) et intelligence, et ne vous déplaise que, pensant différemment de vous, je n’ai donc pas la même instruction, l’intelligence vous faisant défaut pour penser cela.
          On ne met pas en doute vos recherches, on vous demande de respecter les opinions des autres, qu’elles soient basées sur un enseignement, ou sur un texte, ou même une croyance.
          Dans les couplets de la Marseillaise, les uns renvoient vers les autres, et le poète qui les a écrits ne se basait certainement pas sur des textes pour construire ses rimes. Ceci dit, le sang pur des généraux et des rois étaient évoqués depuis quelques années déjà… c’est dans ses moments là que la mémoire sélective a ses plus grands moments.

          • RICHARD, Bernard dit :

            Entendre dans nos campagnes « mugir ces féroces soldats »

          • RobindesForums dit :

            qui sur nos forums « la pensée enchaîna »

    • Le droit et l’idée de la Nation ne sont pas des discussions de comptoir M.Bernard Richard. L’hymne national est un texte éminemment politique, qui mérite débat. Mais vous préférez étaler votre culture qu vous rendez stérile plutôt qu’engager un débat fécond. Je chercherai donc d’autres lieux.
      Cyrille Smolis

  83. Merle blanc dit :

    Aujourd’hui au pays de France du XXIè siècle, » le sang impur » est celui des tueurs de la Liberté chérie, et des tueurs tout court! Qu’il abreuve nos sillons! signifie la destruction de ces féroces soldats qui viennent hélas jusque dans nos bras égorger ce et ceux que nous aimons. Aux larmes citoyens! c’est tellement vrai depuis le 13 novembre 2015! L’Etandart sanglant n’est-il pas celui des enfants perdus de Daech? je suis à fond pour le maintiens de ce couplet en y adaptant le sens de ses mots pour un aujourd’hui. Le couplet de cet hymne fait du bien, car ses mots forts résonnent avec la  » dure réalité » dont a parlé F.Hollande dans son « homélie » d’hommage aux victimes. Toute vie est la mémoire d’ un combat, combat pour la liberté, pour l’égalité, pour la fraternité. Voilà le vrai djihad! Mais ne nous égarons pas…grâce au français de Rouget de L’Isle, justement, les féroces soldats sont aussi en nous…et tout dépend de la place que nous réservons à la virgule;

    • Gene dit :

      Il faut juste essayer de ne pas se laisser aveugler par une actualité, certes tragique, mais qui reste peu de choses face aux horreurs commises partout, tout le temps, dans le monde…
      C’est vrai que quand l’horreur se passe à côté de chez soi, on est plus sensibilisés, mais bon, prenons de la hauteur par rapport aux récents événements.

  84. Kyle dit :

    Les commentaires sont passionnants même, si je l’avoue, je ne les ai pas tous lus !
    Une choses est sûre en tout cas: sur ce sujet comme sur d’autres, tous les Français sont loin d’être d’accord !
    Mais la Marseillaise continuera longtemps à être chantée avant les matchs de foot et de rugby (car, rappelons-le, c’est principalement dans un contexte sportif qu’elle est entonnée)
    Pas étonnant, dans une société avec plusieurs générations n’ayant jamais connu la guerre: le stade est devenu le principal lieu où on met à l’épreuve ses testostérones et qu’on peut en découdre avec « l’ennemi »…

  85. Encore la Marseillaise et le « sang impur ».
    Je reviens ici, et j’espère pour une dernière fois car c’est lassant, sur le sang impur comme sang des ennemis de la liberté, de la Révolution, de la patrie, aucun doute pour les trois directeurs successifs de l’Institut d’étude de la Révolution française, institut de l’université de Paris I créé fin XIXe sous la 3e république : les professeurs Michel Vovelle, Jean-Clément Martin et, actuellement, Pierre Serna, autorités qui, de façon indubitable, font autorité.
    Entre avril 1792 et aujourd’hui, il n’a existé aucun ouvrage historique, aucune thèse universitaire, et surtout aucun document d’archives allant dans ce sens. Aussi les universitaires et chercheurs interrogés ont d’abord manifesté une certaine surprise, voire de l’incrédulité, car ils n’imaginaient pas que puisse exister une telle dérive.
    Nous sommes là en fait devant ce qu’on ne peut qualifier que de « rumeur », un type de phénomène complètement suggestif et n’ayant aucun rapport avec ce qu’on appelle l’histoire (pensez à la rumeur qui voulait que Napoléon Ier ne soit pas mort et reviendrait,à celles qui prétendaient que l’homme n’ait jamais marché sur la Lune, que Jeanne d’Arc n’ait pas été brûlée, que les Twin Towers de New York aient été détruite non pas par al kaïda mais par la CIA, etc;).
    Il faudra d’ailleurs à l’avenir qu’un étudiant de maîtrise d’histoire se consacre à l’étude de l’origine et de la diffusion de cette rumeur du sang impur comme sang des patriotes, des Français. Il y apparaîtra sans doute que les réseaux sociaux et les sites en ligne auront joué un rôle important dans la diffusion de cette erreur historique.
    Bien des textes d’époque, utilisés par exemple par Michel Vovelle dans les Lieux de mémoire, règlent bien sûr la question soulevée, de façon tout à fait a-historique, sans apporter aucun document d’époque, par Frédéric Dufourg, suivi sans plus d’apport documenté par Dimitri Casali et François Asselineau, les trois principaux porteurs de cette idée totalement fausse qui prétend que le sang impur serait le sang des patriotes. Il s’agit, pour les deux derniers, d’essayistes à l’idéologie assez typée, engagés politiquement, et pour le premier d’un enseignant de lettres, de formation linguistique et littéraire, mais sans formation à l’histoire, comme le démontre parfaitement le petit ouvrage qu’il a publié en 2003 sur la Marseillaise.

    Les sources documentaires données à la suite, et qui ont été fournies par le professeur Jean-Clément Martin, interrogé sur ce point, règlent clairement la question soulevée.

    Les sources invoquées, qui détruisent donc la thèse de Frédéric Dufourg et autres, proviennent du site des archives parlementaires (http://frda.stanford.edu/fr/ap). On peut y voir des emplois des mots « sang impur », sources qui vont dans le même sens : sang impur = sang des ennemis de la liberté, des ennemis de la patrie française révolutionnaire :

    N’immolera-t-on pas à leurs mânes impatientes ces Galonné, ces Breteuil, ces Brienne, etc., dont le sang impur n’expiera jamais les larmes qu’ils nous ont fait verser…?
    16 janvier 1790, Tome 11, p. 205

    en regrettant de n’avoir pu, auparavant, tremper leurs mains dans le sang impur des ennemis de la patrie
    6 mars 1792, Tome 39, p. 424

    Les Allemands s’en souviendront (Applaudissements réitérés); leur sang impur fécondera peut-être cette terre ingrate qui en est abreuvée
    12 octobre 1792, tome 52, page 472

    Le sang impur des satellites d’un despote eût plutôt souillé l’éclat de vos armes, que d’ajouter à votre gloire
    21 novembre 1792, tome 53, p. 538

    la nation française, toujours généreuse et magnanime, ne veut pas souiller son territoire du sang impur d’un roi
    7 janvier 1793, tome 56, p. 526

    Le sang des patriotes se mêlera avec le sang impur des mauvais citoyens
    15 janvier 1793, tome 57, p. 308.

    On peut y ajouter bien d’autres documents d’époque, comme par exemple une phrase de Jean Paul Marat, elle aussi tout à fait probante :

    « J’ai démontré la nécessité d’abattre quelques centaines de têtes criminelles pour conserver trois cent mille têtes innocentes, de verser quelques gouttes de sang impur pour éviter d’en verser de très-pur, c’est-à-dire d’écraser les principaux contre-révolutionnaires pour sauver la patrie » (J P Marat, Journal de la République française, le 7 novembre 1792).

    Que faut-il de plus pour « tordre le cou » à la rumeur ? On sait d’expérience que les rumeurs se fondent soit sur des intentions cachées, obscures, soit sur l’irrationnel et que donc leurs porteurs, généralement, ne se laissent pas convaincre. Mais les gens sérieux finissent, quant à eux, par ajouter foi aux arguments sérieux. Aussi ce papier ne s’adresse-t-il qu’à ces derniers. Bernard RICHARD, agrégé d’histoire, mais faut-il le dire aux porteurs de la rumeur ?

    • Paolo dit :

      Vous dites qu c’est lassant… je vous confirme.
      Vous êtes pas d’accord, on a compris, mais de grâce arrêtez de spammer ce forum avec la même litanie en boucle !

    • Paolo dit :

      PS : signé Paolo, agrégé de mes deux, , mais faut-il le dire aux porteurs de la rumeur ?

  86. Pierre Ménager dit :

    Merci Bernard Richard d’étayer cette vérité pour laquelle je me bats depuis 2007 (jusqu’à ce jour presque seul).
    Oui un grand merci. Il est parfois quelques lignes qui font du bien à l’âme.
    Pierre Ménager.

    • Djinnzz dit :

      J’ai du mal à suivre votre débat… Il me semble pourtant que ce que dit Bernard RICHARD est, en substance, ce qui est écrit dans l’article…
      Pourquoi s’acharner à dire que l’article colporte des choses fausses si c’est pur reprendre les mêmes arguments?
      J’ai dû rater un épisode ! 🙂

  87. Pierre Ménager dit :

    J’oubliais : mes plus fraternelles salutations aux contributeurs de ce blog.
    Je ne cherche jamais à entretenir des polémiques. Simplement continuer à effectuer mon travail de recherche sur la création de la Marseillaise sortie de son mythe. Lutter de toutes mes forces vis à vis des contre-vérités institutionnelles. Et j’ai découvert des choses étonnantes !!!
    Je me retire cette fois-ci pour de bon, afin de laisser la place à d’autres commentaires.
    Avec mes cordiales salutations. Pierre Ménager.

    • RobindesForums dit :

      C’est trop comment certains insistent sur la notion de « vérité ».

      Bernard Richard et Pierre Ménager se basent sur l’inexistence d’un sens dans les archives, en oubliant, on le comprend (faut bien défendre son pain, et son boulanger), de préciser l’inexistence du contre-sens qu’ils défendent. Hors, à cette époque, le sens du sang pur était bel et bien présent, voire cité (1788). Le sang noble ; ceci n’est nullement une invention du 20ème ou 21ème siècle.

      Leurs détracteurs, eux, se basent sur plusieurs choses ; le sang noble, qui si croisé avec un sang autre, devient un sang impur. Ceci n’est là-aussi pas une invention contemporaine, même si non référencée ( ???). Mais surtout sur le contenu d’un texte écrit par un poète. Comme on ne peut l’ignorer, un poète ne tire pas ses vers des archives nationales ou des dictionnaires, mais de leur interprétation à tous les degrés. Hors, personne ne peut nier non plus le sens de tout un texte, où chaque couplet ramène à un autre ou en renforce le sens. La poésie est là ; on ne nourrit pas une terre avec de l’eau contaminée pour y faire pousser des poireaux qui nourriront nos armées.

      Bien fort est celui qui peut affirmer de ce que voulait exprimer Rouget de Lisle, surtout en ayant pour principal refrain l’inexistante rencontre d’un sens dans ses recherches. Il pourra citer des personnalités défendant sa thèse, avec bien évidemment aucun autre argument, mais bien plus, et pas que des pochards, ne sont pas d’accord. Toujours est-il qu’avec un tout petit degré d’intelligence, on comprend que le sens de tout le texte n’incite nullement à faire couler le sang de l’ennemi sanguinaire, mais bel et bien à défendre la patrie jusqu’à la mort… le tout écrit par un poète, et non un historien.

      • Pianto dit :

        « C’est au Dieu des armées que nous adressons nos vœux : notre désir est d’abreuver nos frontières du sang impur de l’hydre aristocrate qui les infecte : la terreur est chez eux et la mort part de nos mains. Citoyens ! nous serons vainqueurs. »
        — Lettre écrite par 45 volontaires du 3e bataillon de la Meurthe à la municipalité de Lunéville, le 10 août 1792.
        « J’ai démontré la nécessité d’abattre quelques centaines de têtes criminelles pour conserver trois cent mille têtes innocentes, de verser quelques gouttes de sang impur pour éviter d’en verser de très-pur, c’est-à-dire d’écraser les principaux contre-révolutionnaires pour sauver la patrie. »
        — Jean-Paul Marat, Journal de la République française, le 7 novembre 1792.
        « Cette partie de la République française présente un sol aride, sans eaux et sans bois; les Allemands s’en souviendront, leur sang impur fécondera peut-être cette terre ingrate qui en est abreuvée. »
        — Discours de Dumouriez devant la Convention nationale, le 10 octobre 1792.
        « Nous sommes ici à exterminer le restant des chouans, enfouis dans des bois ; le sang impur des prêtres et des aristocrates abreuve donc nos sillons dans les campagnes et ruisselle à grands flots sur les échafauds dans nos cités. Jugez quel spectacle est-ce pour un républicain animé, comme je le suis, du plus pur amour du feu le plus sacré de là liberté et de la patrie qui brûle dans mes veines. »
        — Lettre de Cousin à Robespierre, à Cossé le 27 nivôse an II (16 janvier 1794).
        « Eh bien, foutre, il n’en coûtera pas plus pour anéantir les traîtres qui conspirent contre la République. La dernière heure de leur mort va sonner; quand leur sang impur sera versé, les aboyeurs de l’aristocratie rentreront dans leurs caves comme au 10 août. »
        — Jacques-René Hébert, Le Père Duchesne
        « Quel espoir peut rester à l’empereur et au roi d’Espagne depuis que la justice nationale a scellé la liberté française par le sang impur de ses tyrans? »
        — Discours de Jacques Nicolas Billaud-Varenne devant la Convention nationale, le 20 avril 1794.
        « Par toute la France le sang a coulé mais presque partout cela a été le sang impur des ennemis de la Liberté, de la Nation et qui depuis longtemps, s’engraissent à leurs dépens. »
        — Napoléon Bonaparte, lettre écrite à son frère Joseph, le 9 août 1789.

  88. La grande majorité des réactions, à une exception près, sont exactement conformes à ce que j’annonçais et t auxquelles je m’attendais, un grand merci, Sachez à tout hasard que les archives nationales recueillent et conservent les écrits du moment et ne les créent pas. C’est en ceci qu’elles sont de nature différentes des analyses ultérieures. BR

    • Robin n’est pas seul. Le droit et l’idée de la Nation ne sont pas des discussions de comptoir M.Bernard Richard. L’hymne national est un texte éminemment politique, qui mérite débat et réinterprétation. Je ne remet pas en cause vos citations des révolutionnaires. Cependant observez une chose (et répondez sur ce point): que désignait la notion « d’Homme » dans la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789? Un humain ou mâle?Olympe De Gouge fut décapité pour demander les droit de la femme. Les textes de droit sont toujours « redécouvert » au regard de la société présente. Les idées évoluent et c’est heureux. Mais vous préférez étaler votre culture, que vous rendez stérile plutôt que d’engager un débat ouvert. L’Histoire littéraire est une chose, le débat politique sur la question du vivre ensemble en est une autre.
      Cyrille Smolis

      • RobindesForums dit :

        J’ai déjeuné à midi avec un groupe d’amis et leurs amis (comme souvent le mercredi). Et bien sûr, comme souvent en ces temps, on est venu à discuter du terrorisme, des élections, et de la Marseillaise… et d’autres choses fort heureusement (du foot, du ski, de voyages…).

        Une personne, la soixantaine, plutôt instruit, sympa, et assez intéressant (pas du tout ennuyant comme souvent lorsque des personnes étalent leur culture). Lui, a également appuyé l’idée du sang impur pour nos soldats et non pour les étrangers, en avançant deux choses… J’ai donc voulu en savoir plus !

        Le sang impur faisait une référence non innocente aux combattants qui avaient en face d’eux, certes, des soldats, mais aussi des nobles qui avaient fuit la France et avaient formé une armée, celle des émigrés (pas immigrés, attention). Et Rouget de Lisle en fait clairement référence dans son cinquième couplet, « les complices de Bouillé »… ces sanguinaires.

        Rouget de Lisle ne pouvait donc en aucun cas parler de sang impur comme celui des ennemis puisque, à part ceux forcés à s’armer à regret contre nous, envers qui il demande aux soldats d’être magnanimes, les autres étaient des nobles pour la plupart (des prince de sang entre-autres).

        Ceci détruit complètement et incontestablement l’hypothèse que le sang impur était celui des ennemis.

        J’ai très apprécié la discussion… le repas un peu moins… le vin pas du tout.

        • Djinnzz dit :

          Bonjour RobindesForums !

          Si votre ami le dit, je m’incline ! 🙂
          Non, je plaisante, bien sûr. Je pense qu’il est difficile de tirer des conclusions définitives sur la Marseillaise, la flopée de commentaires contradictoires sous ce présent article (et, le plus souvent, de gens tous très instruits) en témoigne.
          Je vous invite à lire l’article traitant du contexte de la rédaction de la Marseillaise par Rouget de Lisle qui permet de nous éclairer sur ses motivations…

          http://www.etaletaculture.fr/histoire/la-marseillaise-nest-pas-un-chant-revolutionnaire/

          On en reparle là-bas si vous le souhaitez ! 🙂

  89. eric ploussard dit :

    « les paroles de la Marseillaise à la loupe » : hum, c’est avec intérêt que j’ai lu vôtre article et les nombreuses remarques sous-jacentes… mais je ne comprends toujours pas que l’on ne respecte pas le texte original (disponible sur le site de l’assemblée nationale, par exemple, ou toujours accroché chez Gainsbourg, peut-être) où il est écrit à la main de façon très claire : ils viennent jusque dans Nos bras, égorger Nos fils et Nos compagnes. Voilà : 3 « V » en lieu et place de 3 « N » à chaque fois que l’on reproduit ce texte, c’est étonnant non ?! Pour faciliter votre décryptage du document, on observera un joli « v » peu après, dans « Vos bataillons » puis le retour à un « n » dans « Nos sillons ». Suis-je clair ? cela appuie le sens de l’appel à la mobilisation, non ? me trompe-je ? cordialement,

  90. eric ploussard dit :

    petite remarque supplémentaire : le texte original autographe indiquait « Marchez » (et non « Marchons, marchons,  » comme dans la version officielle) car, en réalité, Rouget de Lisle était capitaine et en qualité d’officier, commandait ses hommes, d’où la formule impérative. Néanmoins, la Marseillaise est une marche et l’on peut imaginer que les soldats en manœuvre reprenaient le refrain, en chantant « marchons » et non « marchez ». Cette version se serait donc imposée par transmission orale.

  91. Pianto dit :

    « C’est au Dieu des armées que nous adressons nos vœux : notre désir est d’abreuver nos frontières du sang impur de l’hydre aristocrate qui les infecte : la terreur est chez eux et la mort part de nos mains. Citoyens ! nous serons vainqueurs. »
    — Lettre écrite par 45 volontaires du 3e bataillon de la Meurthe à la municipalité de Lunéville, le 10 août 1792.
    « J’ai démontré la nécessité d’abattre quelques centaines de têtes criminelles pour conserver trois cent mille têtes innocentes, de verser quelques gouttes de sang impur pour éviter d’en verser de très-pur, c’est-à-dire d’écraser les principaux contre-révolutionnaires pour sauver la patrie. »
    — Jean-Paul Marat, Journal de la République française, le 7 novembre 1792.
    « Cette partie de la République française présente un sol aride, sans eaux et sans bois; les Allemands s’en souviendront, leur sang impur fécondera peut-être cette terre ingrate qui en est abreuvée. »
    — Discours de Dumouriez devant la Convention nationale, le 10 octobre 1792.
    « Nous sommes ici à exterminer le restant des chouans, enfouis dans des bois ; le sang impur des prêtres et des aristocrates abreuve donc nos sillons dans les campagnes et ruisselle à grands flots sur les échafauds dans nos cités. Jugez quel spectacle est-ce pour un républicain animé, comme je le suis, du plus pur amour du feu le plus sacré de là liberté et de la patrie qui brûle dans mes veines. »
    — Lettre de Cousin à Robespierre, à Cossé le 27 nivôse an II (16 janvier 1794).
    « Eh bien, foutre, il n’en coûtera pas plus pour anéantir les traîtres qui conspirent contre la République. La dernière heure de leur mort va sonner; quand leur sang impur sera versé, les aboyeurs de l’aristocratie rentreront dans leurs caves comme au 10 août. »
    — Jacques-René Hébert, Le Père Duchesne
    « Quel espoir peut rester à l’empereur et au roi d’Espagne depuis que la justice nationale a scellé la liberté française par le sang impur de ses tyrans? »
    — Discours de Jacques Nicolas Billaud-Varenne devant la Convention nationale, le 20 avril 1794.
    « Par toute la France le sang a coulé mais presque partout cela a été le sang impur des ennemis de la Liberté, de la Nation et qui depuis longtemps, s’engraissent à leurs dépens. »
    — Napoléon Bonaparte, lettre écrite à son frère Joseph, le 9 août 1789.

    L’interprétation que vous donnez vient d’un homme politique d’extrême droite, il a inondé le net de sa version et s’il exact que le sang pur a pu désigner les nobles et le sang impur, les non-nobles, l’explication ne tient pas la route une seule seconde, d’une part au niveau du sens de l’expression qui est au même moment employée pour désigner le sang de l’ennemi (voir citations) d’autres part, parce que même en étant hyper convaincu, le sacrifice tout ça, tout ça, les soldats souhaitaient davantage faire couler le sang de l’ennemi que le leur (c’est fou, hein ?).

    Toujours se méfier quand on reçoit une explication à contre courant, voir d’où elle vient, chercher dans quel but elle a été donnée…

  92. RobindesForums dit :

    On ne peut contredire ces écrits, mais à y réfléchir…

    Premièrement, ils ont été écrits après la composition des couplets par Rouget de Lisle. A part peut-être ceux de Napoléon, qui, faut-il le dire, à cette époque, a fait couler beaucoup de sang dans les terres françaises à cause des mauvaises récoltes et des demandes du peuple.

    Donc, déjà, les écrits de Napoléon vont plus dans le sens du sang des paysans que de celui des étrangers. Ah, zut alors !
    Ensuite, les autres écrits, écrits après, ne vont nullement dans le ton employé par Rouget de Lisle, qui lui appelle à plutôt à défendre « Français, en guerriers magnanimes, portez ou retenez vos coups ! Epargnez ces tristes victimes… » et « Tremblez ! vos projets parricides Vont enfin recevoir leurs prix ! (bis) Tout est soldat pour vous combattre, S’ils tombent, nos jeunes héros, La terre en produit de nouveaux, Contre vous tout prêts à se battre ! ».
    Tremblez, vos projets parricides vont enfin recevoir leurs prix : Ceux qui viennent faire couler le sang en feront couler, car nos jeunes héros viendront les combattre, et s’ils tombent, la terre (abreuvée de leur sang) en produira de nouveau. Re zut !

    On voit donc là un fort exemple que l’interprétation faite il y a plus de 200 ans par certains se retrouve de nos jours et depuis. Rien, strictement rien ne va dans le sens du ton employé par Rouget de Lisle. Des détracteurs cherchent des preuves dans des références historiques inexistantes avant, que de toute façon un poète ne consulte pas ou peu, alors que les défenseurs ne se tiennent qu’à deux choses ; le poète et le texte en entier.

    Quant à l’homme politique d’extrême-droite, c’est une défense de notre temps qui n’a strictement rien à voir. Mais si ça vous fait plaisir pour défendre votre point de vue, pourquoi pas. Ceci dit, restons-en au texte lui-même, et là, c’est vous qui ne tenez pas la route une seconde.

    Il faut tout lire pour comprendre et juger, et ne pas lire que ce qui nous intéresse. Sinon on tombe dans les programmes politiques.

    • Pianto dit :

      le ton de Rouget de Lisle, il n’est pas là pour le dire, c’est vous qui le décidez à partir de votre interprétation de son texte.

      Si le fait que des contemporains du même milieu que l’auteur emploient cette expression dans le sens « sang de l’ennemi » ne vous convainc pas, je ne peux rien faire pour vous, il n’y a pire aveugle que celui qui ne veut pas voir.

      J’essaie un dernier argument : Y compris quand on est extrêmement patriote et prêt à se sacrifier pour sa patrie, je suis quasiment certain que les soldats préfèrent faire couler le sang de leurs ennemis que le leur, même si le kamikazisme est en vogue, ce n’était pas le cas à l’époque…

      Imaginer que les soldats partent à la guerre en chantant qu’ils souhaitent que leur propre sang abreuve les sillons c’est hyper capillotracté.

      Mais bon, tout ceci ne contredit absolument pas que le sang pur a aussi désigné le sang des nobles et le sang impur celui des pas-nobles, mais pas là, c’est assez évident pour peu qu’on ne soit pas convaincu d’avance du contraire. De par l’utilisation de l’expression à l’époque (voir exemple) et de par le contexte du chant (on ne donne pas du courage en promettant de mourir).

      Le fait que l’homme soit d’extrême droite est d’importance non pas parce que ça signifie que ce qu’il dit est forcément faux, parce que ce passage est souvent incriminé pour parler du racisme supposé de la chanson et que ce soit un homme politique, d’une part, et d’extrême droite d’autre part qui monte au créneau pour défendre ce sang impur est loin d’être anodin et loin d’être un hasard.

      Par ailleurs, ce supposé racisme est également une imbécillité, c’est anachronique, RDL n’avait pas les connaissances en génétiques nécessaires pour parler d’une pureté d’une supposée race française, c’est clairement une métaphore, impur désigne les adversaires, comme on pourrait les qualifier d’affreux même s’ils ne sont pas repoussants et même si affreux désigne un homme laid d’après tout un tas de dictionnaires.

  93. RobindesForums dit :

    Il suffit de lire. Pourquoi l’auteur demande d’être magnanime et d’épargner, alors que vos arguments parlent d’être sanguinaire avec l’ennemi ? L’interprétation ne va nullement dans le sens de l’auteur.

    Je suis d’accord pour dire qu’on ne motive pas ses trouves en leur disant sacrifiez-vous. Mais le texte est avant tout une poésie, et on a bien souvent lu et entendu que Rouget de Lisle était plutôt gêné de l’écrire. Puis là aussi, il faut lire… tout rapporte au sang que fait ou veut faire couler l’ennemi… tout en disant à l’ennemi que les héros sont prêt à se sacrifier. Pourquoi, dans une seule et unique phrase, irait-il dire de faire couler le sang de l’ennemi ? Ca n’a aucun sens, ou alors expliquez-moi.
    En +, comme dit dans un autre post, l’auteur fait aussi référence aux nobles traîtres qui viennent se battre contre le peuple… Sang pur, sang impur !!!!!

    Voilà, on en revient au racisme de la chanson. les notions d’ennemis ou d’étrangers se mêlent. Ah zut, à lire le texte, on voit que l’auteur fait référence à des Français ayant fuit le pays qui reviennent pour se battre. Des étrangers français nobles de sang impur ! Wouahh, L’auteur était humoriste en plus !

    On va monter un One Man Show…

  94. Jean DUKOUHIN dit :

    Je ne suis pas français et je m’y exprime très mal. Mais à la lecture de tous les commentaires de ce débats, je comprends mieux pourquoi les français (leurs gouvernants) sont si belliqueux et tuent, assassinent et égorgent pour de vils intérêts économiques dans leurs zones d’influences. vous appelez cela raison d’état. Sachez mes frères français que seul l’AMOUR triomphera dans notre UNIVERS et sur notre TERRE et cela que vous le vouliez ou non. « TU NE TUERAS POINT » C’est écrit dans un livre que nous ont donné vos missionnaires. A vous tous, français du monde, je vous adresse des pensées d’Amour vrai. Je vous aime et je ne vous demande rien en retour.

  95. RobindesForums dit :

    Joyeux Noël Jean Dukouhin ou Delhabas. Plein d’amour pour toi aussi.

  96. Joyeux noël Jean Dukouhin, et merci pour ton message de paix.
    Joyeux noël, RobindesForum, Djinnz, Bernard Richard… et tous les autres.
    Que la paix revienne sur le monde et la Fraternité dans le cœur des hommes.
    Pierre Ménager.

  97. RobindesForums dit :

    Joyeux Noël Pierre, et Joyeux Noël à tous.

  98. BIGOT dit :

    Bonjour et joyeuses fêtes de fin d’année.
    Cela fait quelque temps, en vain, que j’essaie de comprendre les paroles de notre Hymne National.

    Zéro pointé en orthographe dès mes premières années de classe, je n’ai jamais été passionné par Molière ni sa langue. Et puis, la retraite aidant, je souhaitais comprendre, avant d’entreprendre d’apprendre cette Marseillaise. J’ai découvert cet espace de culture qui m’a fait beaucoup rire. J’aurais aimé que votre très académique analyse de texte ne se limita point aux premiers vers, mais à l’ensemble du texte.
    Mais me direz-vous, pourquoi ne le faites-vous pas vous-même?
    Je ne possède ni le savoir ni les qualités nécessaires pour le faire. J’aimerais que vous puissiez suggérer cette démarche auprès de l’éducation nationale qui, en vertu des lois de la République, se doit d’enseigner aux élèves des écoles de la République ce texte si difficile à comprendre pour des gens comme moi.

    • RobindesForums dit :

      Pour ma part, je ne me limite pas aux premiers couplets, sinon à l’ensemble du texte… d’où je n’ai toujours eu aucune réponse, à savoir pourquoi, en une seule et unique phrase, RdL dit le contraire de tout ce qu’il écrit ailleurs dans tout le texte.

      bon réveillon du 31, et meilleurs voeux pour 2016.

  99. LaHire dit :

    https://www.youtube.com/watch?v=6Ecfrlks8EY

  100. Charly.G dit :

    J’aimerai poser une question simple mais à la qu’elle une réflexion est nécessaire : Pourquoi peut-on dire que la Marseillaise est à la fois un chant patriotique (qui défend la patrie) et un chant révolutionnaire ?

  101. Blob dit :

    A voir : https://www.youtube.com/watch?v=BiBmzvot7Do

  102. Lo2 dit :

    A l’époque, ce qu’on appelait le sang pur, c’était le sang des nobles qui, seuls, pouvaient prétendre au Pouvoir et à des fonctions d’officiers dans l’armée. Lors de la Révolution, et notamment de l’attaque des autrichiens, les nobles se sont enfuis et ne restaient donc que des « Sangs impurs » (Républicains), par opposition au « Sang pur » (royaliste). Au cri de la « Patrie est en danger », c’étaient des gens du peuple qui prenaient les armes pour combattre l’envahisseur et qui étaient disposés à verser leur sang pour la liberté.

  103. Lo2 dit :

    « Qu’un sang impur abreuve nos sillons » signifie donc que c’est notre « Sang impur » à NOUS, le peuple, qui nourrira nos terres.

    En aucun cas il ne s’agit du sang de l’ennemi. Ce serait bizarre et incohérent quand même, de chanter que le sang de l’ennemi nourrit nos terres, nos sillons.

  104. Ouistreham dit :

    @ Lo2 : Ridicule ! La documentation de l’époque est formelle, ne laisse pas le moindre doute sur le fait que le « sans impur » est celui de l’ennemi et de ses mercenaires, qu’on se propose de répandre. N’oublions pas que la Révolution se réclamait de la Nation, en révolte contre le cosmopolitisme des cours royales.

    La thèse grotesque que vous citez a été tout récemment inventée par un faussaire sans intérêt (F. Dufourg), dans un esprit totalement anachronique de « politiquement correct ». Aucun historien ne peut y adhérer.

    On imagine mal un hymne guerrier appeler le peuple en armes à être vaincu et à se faire massacrer, ça n’a aucun sens ! Il faut en prendre notre parti, La Marseillaise est un hymne xénophobe, ce qui était inévitable : quand il y a risque d’invasion étrangère, l’heure n’est pas à l’amour de l’« Autre »…

    • RobindelaPlage dit :

      Déjà, quelle documentation de l’époque ? Celle où on ne trouve pas ces termes ?

      La thèse grotesque ? Je pense qu’il faut arrêter les utopies burlesques, et qu’il faut revenir au texte en entier. La seule lecture du couplet 4 vous donne tort Monsieur Ouistreham.

      Pour finir, la lecture du texte en entier, et pas que de l’hymne chanté, vous donne encore tort. Il n’y a qu’un texte, rien n’est ailleurs !

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