
Dans la Bible, il est dit que Dieu créa le monde à partir du néant en six jours. Une explication simple, nette et efficace. Dans la Grèce antique, on a une explication bien plus compliquée. Et quand je dis "bien plus compliquée" je veux en fait dire "vraiment beaucoup, beaucoup, plus compliquée"... Toutes les histoires mythologiques inventées par les civilisations à travers l'Histoire pour expliquer la création du Monde portent un nom : la cosmogonie. Et il en existe beaucoup, des cosmogonies : grecque, bien sûr, mais également égyptienne, mésopotamienne, hindoue,... et j'en passe !
- Aïe aïe aïe ! Je sens que ça va être encore prise de tête, votre truc...
- Mais non, Kevin. C'est peut-être compliqué, mais c'est passionnant !
- Mouais... on va voir ça...
Au commencement il y eut Chaos. Chaos est l'entité primordiale, celle qui a toujours existé et par qui l'Univers sera créé. Puis vint Gaia, la Terre-Mère nourricière et Eros, la puissance créatrice mais également le Dieu de l'Amour. De ces trois Dieux primordiaux vont découler tous les personnages de la mythologie grecque.
De Chaos naît Érèbe (l'Obscurité infernale) et Nyx (la Nuit).
Nyx et Érèbe s'accouplent et leur union incestueuse donnent naissance à Aither (la Lumière céleste) et Héméra (le Jour). La Nuit et l'Obscurité qui ont la Lumière et le Jour comme rejetons, admettez que ce n'est pas banal...
Gaia enfante Ouranos (ou Uranus dans la mythologie romaine, c'est-à-dire le Ciel), Pontos (la Mer) et Ouréa (les Montagnes). Puis, Gaia et Ouranos s'unissent pour donner vie aux Titans, aux Titanides, aux Cyclopes et aux monstrueux Hécatonchires, dotés de 50 têtes et de 100 bras.
Bon, on va arrêter là l'énumération de l'arbre généalogique, mais sachez que de Gaia découle également les Harpyes (des démons rapaces), Bourrasque (une force maritime monstrueuse), les Gorgones (dont la célèbre Méduse) ou encore les Néréides, ces déesses marines belles à craquer.
Ouranos (le Ciel) et Gaia (la Terre), sont donc les parents des Titans. Mais Ouranos ne supporte pas cette progéniture et décide de les enfermer dans les entrailles de leur mère, c'est-à-dire dans les profondeurs de la Terre. Gaia ne l'entend pas de cette oreille : pour protéger ses enfants, elle ourdit un complot avec l'aide de son dernier fils, Cronos (Saturne dans la mythologie romaine). Celui-ci se cache avec une faucille tranchante près du lit de ses parents. Alors que ces derniers sont en pleins ébats amoureux (le Ciel étreignant la Terre, c'est très joli à regarder il paraît, quoiqu'un peu cochon), Cronos surgit de sa cachette et coupe les parties génitales de son père... La mythologie grecque ne taille pas dans la dentelle !
Le sang et les testicules d'Ouranos se répandent alors sur Gaia et donnent naissance aux Géants, aux Nymphes et aux Erinyes. Ces dernières sont les divinités persécutrices qui pourchassent sur Terre tous ceux qui ont commis des crimes, l'équivalent des Furies dans la mythologie romaine. Quelques gouttes de sang d'Ouranos tombent également dans Pontos, la Mer, et donnent naissance à la sublime Aphrodite.

La Naissance de Venus, Botticelli, 1485
Émasculé par son propre fils, Ouranos se retire et son joug prend donc fin. Cronos prend les choses en main en libérant tous ses frères Titans et en faisant enfermer les Cyclopes et les Hécatonchires. Mais là où on était en droit de fonder de gros espoirs en lui pour être un souverain exemplaire, on se rend vite compte qu'il ne ne vaut guère mieux que son père... Soucieux d'une obscure prophétie par laquelle il apprend qu'il sera détrôné par un de ses propres enfants, ni une, ni deux, Cronos dévore chacun d'entre eux sitôt sorti du ventre de leur mère Rhéa. La paranoïa et le goût du sang est apparemment héréditaire... La pauvre Gaia vient de se débarrasser de son tyran de mari mais, en plaçant son fils sur le trône de l'Olympe, elle vient de chasser la peste pour le choléra !

La Mutilation d'Uranus par Saturne, Giorgio Vasari, XVIe siècle
Mais Rhéa a plus d'un tour dans son sac. Horrifiée de voir ses propres enfants dévorés les uns après les autres par son monstrueux mari, elle suit les conseils de Gaia et d'Ouranos et parvient à cacher son dernier né, Zeus, en le remplaçant par une grosse pierre. Dans le feu de l'action, Cronos l'enfourne dans sa bouche sans se rendre compte de la supercherie.
Cette grossière baisse d'attention lui coûtera cher ! Car Zeus grandit à l'abri de la colère de son père sur le mont Ida, en Crète. Lorsqu'il est en âge de se battre, il engage un combat sans merci avec son père qu'il remporte haut la main. De son épée, il transperce le ventre de Cronos et tous ses frères et sœurs dévorés par le tyran sortent alors de l'estomac : Déméter, Hestia, Poséidon, Hadès et Héra.
Après Ouranos et Cronos, c'est donc Zeus qui arrive maintenant au pouvoir suprême... Une lutte impitoyable se prépare entre les Anciens Dieux et les Nouveaux. Nous ne sommes pas au bout de nos surprises... La suite : Titanomachie et Gigantomachie, ça barde chez les Dieux !
Tout ça est tellement plus poétique que le Big Bang, non ?




Djinnzz fait tes bagages et dégage
revoit ton orthographe connard
Djinnzz fait tes bagageset dégage LESBIENNE !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!
Voici l'extrait de la Genèse 3 dans lequel il parait qu'Eve aurait mangé la pomme. Sauf que le mot pomme n'apparait pas une seule fois dans la bible et que dans ce passage il n'est question que de l'homme et de la femme et du fruit. Un mot fruit qui voulait dire, résultat obtenu, comme le fruit d'un travail. Pourquoi beaucoup disent qu'Eve aurait mangé la pomme amors que cela n'a jamais été écrit dans la bible.
3.1
Le serpent était le plus rusé de tous les animaux des champs, que l'Éternel Dieu avait faits. Il dit à la femme: Dieu a-t-il réellement dit: Vous ne mangerez pas de tous les arbres du jardin?
3.2
La femme répondit au serpent: Nous mangeons du fruit des arbres du jardin.
3.3
Mais quant au fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit: Vous n'en mangerez point et vous n'y toucherez point, de peur que vous ne mouriez.
3.4
Alors le serpent dit à la femme: Vous ne mourrez point;
3.5
mais Dieu sait que, le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront, et que vous serez comme des dieux, connaissant le bien et le mal.
3.6
La femme vit que l'arbre était bon à manger et agréable à la vue, et qu'il était précieux pour ouvrir l'intelligence; elle prit de son fruit, et en mangea; elle en donna aussi à son mari, qui était auprès d'elle, et il en mangea.
3.7
Les yeux de l'un et de l'autre s'ouvrirent, ils connurent qu'ils étaient nus, et ayant cousu des feuilles de figuier, ils s'en firent des ceintures.
3.8
Alors ils entendirent la voix de l'Éternel Dieu, qui parcourait le jardin vers le soir, et l'homme et sa femme se cachèrent loin de la face de l'Éternel Dieu, au milieu des arbres du jardin.
3.9
Mais l'Éternel Dieu appela l'homme, et lui dit: Où es-tu?
3.10
Il répondit: J'ai entendu ta voix dans le jardin, et j'ai eu peur, parce que je suis nu, et je me suis caché.
3.11
Et l'Éternel Dieu dit: Qui t'a appris que tu es nu? Est-ce que tu as mangé de l'arbre dont je t'avais défendu de manger?
3.12
L'homme répondit: La femme que tu as mise auprès de moi m'a donné de l'arbre, et j'en ai mangé.
3.13
Et l'Éternel Dieu dit à la femme: Pourquoi as-tu fait cela? La femme répondit: Le serpent m'a séduite, et j'en ai mangé.
3.14
L'Éternel Dieu dit au serpent: Puisque tu as fait cela, tu seras maudit entre tout le bétail et entre tous les animaux des champs, tu marcheras sur ton ventre, et tu mangeras de la poussière tous les jours de ta vie.
3.15
Je mettrai inimitié entre toi et la femme, entre ta postérité et sa postérité: celle-ci t'écrasera la tête, et tu lui blesseras le talon.
3.16
Il dit à la femme: J'augmenterai la souffrance de tes grossesses, tu enfanteras avec douleur, et tes désirs se porteront vers ton mari, mais il dominera sur toi.
3.17
Il dit à l'homme: Puisque tu as écouté la voix de ta femme, et que tu as mangé de l'arbre au sujet duquel je t'avais donné cet ordre: Tu n'en mangeras point! le sol sera maudit à cause de toi. C'est à force de peine que tu en tireras ta nourriture tous les jours de ta vie,
3.18
il te produira des épines et des ronces, et tu mangeras de l'herbe des champs.
3.19
C'est à la sueur de ton visage que tu mangeras du pain, jusqu'à ce que tu retournes dans la terre, d'où tu as été pris; car tu es poussière, et tu retourneras dans la poussière.
Bonjour. le mot Eros voulait dire "le divin (E) esprit (R) qui s'est élevé (U) dans la spiritualité (S)" en langue des oiseaux. Une langue qui fonctionnait un peu comme le langage SMS aujourd'hui, une lettre pour un mot, MDR pour mort de rire. Le U vient du geste des deux bras qu'on lève vers le ciel pour faire signe d'élever, surnommé le Ka en égyptien, et qui est à l'origine de Up en anglais, l'élévation. Le symbole O n'existait pas au début, c'était le U qui se prononçait ainsi selon son accent. Sans accent il se prononçait O, une sonorité qui amena le mot haut pour tout ce qui est élevé. Avec l'accent aigue, la flèche vers le haut, cela exprimait le fait de s'élever, qui s'élève, et se prononçait U avant d'amener dessus. Avec l'accent grave, la flèche vers le bas, cela se prononçait Ou, tout en exprimant la négation. Tout ce qui est grave exprime le négatif, qui ne s'est pas élevé, avant d'amener dessous. Avec l'accent circonflexe, flèche vers le haut, cela se prononçait Ui. Un I qui exprimait l'incarnation, un esprit plus élevé que celui qu'il était auparavant, le point (Esprit) plus haut au dessus du corps, la barre du I, qu'avant. Un accent circonflexe qui fut remplacé plus tard par le tréma, le point sur la lettre pour mieux comprendre comment elle s'articulait, Ui, comme cela se traduit toujours aujourd'hui pour un esprit élevé était qui désigne un esprit intelligent. Eros était donc l'esprit divin, le plus haut esprit, qui ne pouvait s'acquérir que si tu parvenais à acquérir une Âme Ur (Amour). La lumière (A) de la maitrise (M) divine (E) de l'élévation (U) de l'esprit (R). Ce que l'on appelle la logique suprême de nos jours. Eros était donc la symbolique de l'intelligence que l'on ne pouvait obtenir qu'en parvenant à élever son esprit. Mais, comme Marianne aujourd'hui, la république représentée par une personne fictive, il en était de même pour l'intelligence à l'époque.