La culture générale pour briller en société.
Curieux depuis 2012 0% publicité 100% passionnés
étale ta
culture.

Moins on en a…
plus on en découvre.

Surprends-moi
← Culture Générale

Les paroles de la Marseillaise à la loupe

Aux armes, citoyens ! Le lecteur averti qui se penchera sur les paroles de La Marseillaise , cet hymne national faisant la fierté de la nation française, y trouvera quelques anomalies croustillantes... Qui plus est, point besoin…

la-marseillaise-rouget-de-lisle

Aux armes, citoyens !

Le lecteur averti qui se penchera sur les paroles de La Marseillaise, cet hymne national faisant la fierté de la nation française, y trouvera quelques anomalies croustillantes... Qui plus est, point besoin d'aller fouiller dans les obscurs couplets qui composent ce long chant patriotique et que personne ne connaît... les premiers vers suffiront !

Une formulation étrange...

Allons enfants de la Patrie,
Le jour de gloire est arrivé !
Contre nous de la tyrannie,
L'étendard sanglant est levé, (...)

Rien ne vous choque dans les deux derniers vers ? Rouget de Lisle, l'auteur des paroles, veut bien sûr dire: "L'étendard sanglant de la tyrannie est levé contre nous" (sinon, la phrase n'aurait aucun sens...). Mais, allez savoir pourquoi, il préfère s'exprimer à la façon d'un maître Yoda avant l'heure en mélangeant complètement les éléments de la phrase. Parler dans un français approximatif dans l'hymne national, c'est tout de même dommage, admettez-le !

Pire, faites l'expérience chez vous : demandez à l'un de vos proches comment il interprète le sens de ce couplet à la grammaire douteuse... vous aurez à coup sûr une réponse qui détourne complètement la pensée de l'auteur ! La formulation peut en effet laisser penser, si on n'y prête garde, que ce sont les révolutionnaires qui lèvent "l'étendard sanglant", en signe de menace aux tyrans. C'est pourtant l'inverse : les révolutionnaires ne cherchent qu'à se défendre de ce fameux "étendard" levé par la "tyrannie".

Mais dans la Marseillaise, d'autres anomalies il y a !

Quand les soldats "mugissent"...

Passons aux deux vers suivants, si vous le voulez bien...

Entendez-vous dans les campagnes
Mugir ces féroces soldats ?

Mugir ? Sérieusement ? T'avais pas bu un p'tit coup de pinard en trop, mon cher Rouget de Lisle ? Que les choses soient bien claires... Dans un chant guerrier comme la Marseillaise, on s'attend à ce que des soldats rugissent comme des lions, pas qu'ils mugissent comme des bovins !

Revenons à la définition du dictionnaire, celle du CNTRL (Centre National de Ressources et Lexicales).

Mugir
A.− [Le suj. désigne un animal de l'espèce bovine] Pousser le cri prolongé, vibrant, grave et sonore qui lui est propre. Synon. beugler, meugler.
"L'onagre a-t-il crié, le bœuf a-t-il mugi quand ils ont eu de l'herbe ?" (Hugo, Fin Satan, 1885, p. 906)

B.−Par analogie
Émettre un cri ou un bruit comparable à un mugissement.
Faire entendre un bruit ou un son puissant et prolongé.
Au figuré :
[Le sujet désigne un élément de la vie intellectuelle ou morale] S'exprimer, se manifester avec violence.
[Le sujet désigne une personne] Pousser des cris violents; parler ou chanter avec une force excessive. Mugir de joie.

Selon la définition d'aujourd'hui, le verbe mugir peut donc être employé, par analogie au cri du bœuf, pour désigner une personne qui pousse des cris violents. Tout va bien. SAUF QUE... ce n'était pas le cas à l'époque où les textes ont été écrits par Rouget de Lisle !

Les dictionnaires de l'époque ne mentionnent que le sens premier du verbe, à savoir le cri de l'animal :

Jean Nicot : Le Thresor de la langue francoyse (1606)
MUGIR neutr. acut. Comme crient les bœufs et taureaux, Mugire, dont il vient,

Jean Nicot : Le Thresor de la langue francoyse (1606)

Dictionnaire de l'Académie française, première édition (1694)
MUGIR. v. n. Meugler. Il se dit proprement de la voix & du cry que font les taureaux, les bœufs, les vaches. "On entendoit mugir les taureaux." - "Cette vache mugit aprés son veau."
Au figuré : Il se dit du bruit que font la mer, & les flots quand ils sont agitez. "On entendoit mugir les flots."

Jean-François Féraud : Dictionaire critique de la langue française (1787-88)
MUGIR, v. n. MUGISSEMENT, s. m. MUGISSANT, ANTE, adj.
Ils expriment le cri des taureaux, des bœufs et des vaches. "On entendait mugir les taureaux."
"Des bœufs mugissans, les vaches mugissantes; le mugissement des taureaux."
Ils se disent, figurément, des vents et des flots. "Les vents déchaînés mugissoient avec fureur dans les voiles." Les aventures de Télémaque, Fénelon, 1699
"La chicane en fureur mugit dans la Grand'Salle." Satire VIII, Boileau, 1667
"Le mugissement de la mer, des vagues, des flots." La mer mugissante, les flots mugissans.

Comme l'atteste le texte de Fénelon de 1699, le verbe mugir pouvait parfois être utilisé au sens figuré, mais pour parler poétiquement de bruits non humains : bruit du vent, bruit de la mer, etc.

Certes, l'emploi de ce verbe pour qualifier le cri des soldats peut être une simple licence poétique de la part de l'auteur, mais il est plutôt surprenant ! Rien de bien grave néanmoins, le mot apporte même une petite touche campagnarde bienvenue...

"Le sang impur" : nous y voilà !

Viens maintenant le moment que vous attendiez tous (si, si) : LA phrase qui fait débat et pour laquelle deux camps s'affrontent férocement (certains allant même jusqu'à réclamer le changement pur et simple de l'hymne national) :

Qu’un sang impur
Abreuve nos sillons !

Un sang impur ? Ô mon Dieu, quelle horreur ! Notre hymne national serait donc bêtement raciste ? La France, cette terre d'accueil historique, serait en réalité le vivier d'une xénophobie écœurante ?

(c'est décidé, je pars m'installer en Belgique !)

Voilà, en substance, l'analyse dont certains commentateurs se livrent de façon, osons le mot, assez simpliste... car, nous le verrons, ce raisonnement est anachronique ! Néanmoins, pour contrer cette vision "raciste" du chant, les partisans de la Marseillaise osent également des arguments peu convaincants... selon eux, le "sang impur", sous la plume de Rouget de Lisle, ne représente absolument pas l'étranger mais au contraire celui du peuple de France. Le sang impur serait celui du monde paysan, par opposition à celui de la noblesse au sang pur, au sang bleu.

Et toc. Bien envoyé.

C'est bien tenté, mais c'est également totalement faux ! L'histoire qui se cache derrière la rédaction de la Marseillaise en témoigne : à l'origine, la Marseillaise a été écrite comme chant de guerre pour les armées partant en guerre contre l'Autriche (et s'appelait d'ailleurs Chant de guerre pour l'armée du Rhin). Et franchement, comment le peuple pourrait-il chanter à tue-tête le souhait de voir son propre sang abreuver la terre ? Sauf à faire des Français de l'époque des djihadistes en puissance heureux de mourir pour leur patrie, cette théorie s'écroule d'elle-même, ne résistant pas à l'analyse du texte et du contexte historique.

Bon, ce sang impur, il faut le prendre comment ?

Qu'on se le dise, le sang impur cité dans le texte représente bien le sang de l'étranger (en l'occurrence de l'Autrichien). Mais, évidemment, la notion de "race" est absente de la pensée de l'auteur.

Dans les 6 couplets écrits par Rouget de Lisle (et un septième écrit plus tard par un auteur inconnu), il n'y a d'ailleurs aucune référence raciste. Mieux, il y a même, au cinquième couplet, un appel à la clémence envers l'ennemi :

Épargnez ces tristes victimes,
À regret s'armant contre nous.

La Marseillaise, 5è couplet

Ce "sang impur" est une figure de style pour désigner non le peuple autrichien dans son ensemble, mais bien celui de ses dirigeants. Le quatrième couplet clarifie la pensée de l'auteur en ce sens :

Tremblez, tyrans, et vous, perfides,
L'opprobre de tous les partis,
Tremblez ! vos projets parricides
Vont enfin recevoir leurs prix ! (bis)
Tout est soldat pour vous combattre,
S'ils tombent, nos jeunes héros,
La terre en produit de nouveaux,
Contre vous tout prêts à se battre !

La Marseillaise, 4è couplet

Dès lors, la réappropriation du chant par les Révolutionnaires était aisée : qu'ils soient Autrichiens ou Français, c'est bien la haine des "tyrans" qui est ici mise en avant.

N'oublions pas que le caractère racial du sang n'existe pas en tant que tel au XVIIIe siècle. C'est à parti des "travaux" du Français Arthur de Gobineau et son Essai sur l'inégalité des races humaines (1853-1855) que de telles théories vont se développer en Europe, reprises ensuite par le nazisme.

Rouget de Lisle chantant la Marseillaise pour la première fois à Strasbourg

Rouget de Lisle chantant la Marseillaise (ou plutôt le Chant de guerre pour l'armée du Rhin...) pour la première fois à Strasbourg chez son ami Dietrich en 1792.

La France doit-elle garder la Marseillaise comme hymne national ?

Aucune idée. Il est vrai que cet hymne surprend à bien des égards... Mais l'hymne allemand ("L'Allemagne au-dessus de tout"), l'hymne anglais ("Que Dieu sauve le roi") ou encore l'hymne italien ("Nous sommes prêts à mourir, l'Italie nous appelle.") incarnent-ils mieux les valeurs du XXIe siècle ? Ça se discute...

(Bon OK ! La réponse "nos voisins font pas mieux que nous donc tout va bien" n'est pas super niveau argumentation !)

À mon avis, changer les paroles de l'hymne national serait contre-productif et source de division plutôt que d'unité. Il renverrait aussi immanquablement à un moment de notre histoire que nous souhaitons tous oublier, lorsque Vichy en supprima le premier couplet pour être en cohérence avec sa politique de collaboration avec l'Allemagne.

Ce que nous pouvons tous faire, par contre, c'est l'écouter ou le chanter avec le recul historique nécessaire pour en comprendre la portée et non l'instrumentaliser à des fins politiques. En connaissant le contexte dans lequel il a été écrit, par exemple.

La veuve des six lions ?

Pour détendre l'atmosphère, notons au sujet de ce couplet une anecdote qui ne manque pas de saveur. Lors de la révolution de 1848, le peuple français, peu instruit, braille à tue-tête le chant révolutionnaire. Mais la plupart, ne sachant ni lire ni écrire, apprennent les paroles "à l'oreille"... "Qu'un sang impur abreuve nos sillons" devient ainsi "Qu'un sang impur, la veuve des six lions !"

Non, ça ne veut rien dire ; oui, c'est ridicule... Mais pas plus ridicule que lorsqu'on bredouille les paroles de notre chanson américaine préférée sans en comprendre un traître mot ! Nous, en plus, n'avons pas l'excuse d'être illettrés !

La renommée du soldat Séféro

Dans le même esprit, je ne résiste pas à l'envie de partager avec vous une anecdote qui nous vient de Guy Breton. Alors qu'un instituteur demande à ses élèves leur personnage historique préféré, les noms d'illustres héros fusent de toute part - Jules César, Alexandre, Hannibal, Napoléon, Jeanne d'Arc et j'en passe. Un enfant au fond de la classe veut participer lui aussi et lance un timide : "le soldat Séféro, M'sieur"! L'instituteur, n'ayant jamais entendu parler de ce ce soldat au nom étrange, demande à l'élève d'approfondir.

"Ben oui, le soldat Séféro, quoi..." Et le voilà qui fredonne la Marseillaise :

"Entendez-vous, dans nos campagnes, mugir Séféro, ce soldat"...

Je ne sais pas si l'anecdote est véridique, mais elle est révélatrice du fait que la Marseillaise est, encore aujourd'hui, un chant dont le sens réel est encore largement méconnu par le plus grand nombre !

Polémique sur le nombre de couplets

S'il est possible de trouver facilement sur le net le texte de 15 couplets de la Marseillaise, le site officiel de l'Elysée, lui, mentionne qu'il n'existe que 6 couplets officiels écrits par Rouget de Lisle, et un septième (dit "couplet des enfants") qui fut rajouté par un auteur anonyme en 1792. Les couplets 8 à 15 ont également été rédigés à l'époque, sans qu'on en connaisse le ou les auteurs avec précision.

Seuls les 7 couplets premiers sont donc officiels et forment aujourd'hui l'hymne français. Il est vrai qu'on voit mal comment le couplet 8 pourrait faire partie d'un hymne républicain et laïque, lui qui est une ode à Dieu !

Dieu de clémence et de justice
Vois nos tyrans, juge nos cœurs
Que ta bonté nous soit propice
Défends-nous de ces oppresseurs (bis)
Tu règnes au ciel et sur terre
Et devant Toi, tout doit fléchir
De ton bras, viens nous soutenir
Toi, grand Dieu, maître du tonnerre.

La Marseillaise, couplet 8 (ne faisant plus partie de l'hymne officiel français)

Clap de fin pour la Marseillaise ? C'est leurs auteurs qui le réclament !

Les quatre derniers vers du chant (couplet 15) sont magnifiques et injustement méconnus :

Soyons unis ! Tout est possible ;
Nos vils ennemis tomberont,
Alors les Français cesseront
De chanter ce refrain terrible.

Couplet 15 et derniers vers de la Marseillaise

Voilà peut-être le meilleur des arguments pour ceux qui veulent changer d'hymne national : les auteurs révolutionnaires avouent eux-mêmes que le refrain est "terrible" et n'est pas destiné à être chanté quand la situation de la France se sera apaisée, que les hommes seront "unis".

Chiche ?

Texte mis à jour le 17/08/2019

LA CONVERSATION CONTINUE

Vos commentaires.

208 commentaires
Kantii

Pas si mal comme paroles (un peu "gnan gnan" quand même je trouve)
Le problème, c'est qu'on a une Histoire et que changer les paroles de la Marseillaise est synonyme de renier cette Histoire.
Pourquoi vouloir à tout prix toujours tout rendre politiquement correct? Le monde occidental crève sous le politiquement correct et le conformisme...

rantet

Alors pour info c'est "entendez vous dans vos campagnes" et pas dans" les campagnes",quand à mugir c'est le synonyme de crier comme un taureau, comparaison réductrice octroyée à l'époque envers le pouvoir en place !!! Et en ce temps là,c'était un peu la révolution rien à voir avec la xénophobie ou autre chose!!Ce terme était employé pour les technocrates de l'époque et les gens au pouvoir. D'ailleurs ces mêmes technocrates et le clergé appliquait le droit de vie ou de mort comme bon il leur semblait! Et oui c'est grâce à cette révolution que vous avez un semblant de liberté et vous osez critiquer!! Trop fort ces français,ils bandent avec la queue des anciens tout en remettant en cause un vécu qu'ils n'ont pas!De plus,ils ne sont même pas foutus de faire respecter leurs droits sous le faux prétexte de la démocratie et de la "terre d'accueil" sois disant! Respectez donc votre histoire! Pas étonnants que vous vous fassiez saigner comme des porcs! Ils ont raisons de se marrer au sénat,on ne fait pas d'un âne un cheval de course(le peuple)! Plus con qu'un prolétaire et ben il en faut deux!!! Les anciens ont de quoi se retourner dans leurs tombes,s'être battus pour des fiottes...

Djinnzz

En réponse à rantet

Bonjour Rantet,

Vous n'avez visiblement pas compris le sens de cet article. Je vous invite à lire dans le détail l'article consacré à la genèse de la Marseillaise, vous vous rendrez compte que ce chant n'a pas été composé dans le cadre de la Révolution. Ce sont les révolutionnaires qui s'en sont emparés, au grand désarroi de Rouget de Lisle, son créateur: http://www.etaletaculture.fr/histoire/la-marseillaise-nest-pas-un-chant-revolutionnaire/

Dire que les "technocrates" et le clergé applique le droit de vie ou de mort comme bon il leur semble est très réducteur. Je pense que vous confondez avec la Terreur de Robespierre! :lol:

Pour le reste, je n'ai pas compris grand chose à votre commentaire. Vociférer des insultes dans le vide n'a jamais fait avancer le moindre débat. Je vous propose d'éclaircir vos propos.

Christian

Contre nous de la tyrannie, l'étendard sanglant est levé.

Il s'agit bien de l'étendard de l'ennemi, et c'est logique. Pourquoi ?
Un étendard porte les "marques" et couleurs de son seigneur, hors, les nobles avaient fuit et c'est le peuple et ce qui restait de l'armée qui défendaient le pays. Ils ne pouvaient donc pas avoir d'étendard.

Le sang impur... le sang du peuple, Je resterai toujours sur ce contexte et cette idée. Comment pouvons nous prendre l'idée qu'un étranger est de sang impur ? Ceci n'a aucun sens, d'autant plus et comme on l'entend souvent, comment peut-on accepter qu'un sang impur nourrisse nos terres.
M. Rouget de Lisle n'aurait certainement pas utiliser le terme "impur" pour parler du sang de nos ennemis surtout en s'adressant aux enfants de la patrie, eux aussi de sang "impur", comme lui. Il n'appelle pas à se battre contre ses semblables étrangers.

Rugir = Crier.
Mugir = Forcer sur la voix, se faire entendre.
Le terme employé n'a rien de surprenant ni d'ironique. Il aurait pu mettre Rugir s'il parlait de nos soldats, hors, il parle de l'ennemi, Pourquoi parler d'eux avec un terme appréciatif comme rugir ? On rugit de plaisir, Rugir de rire, de colère... Le moteur de ma 2CV rugit.
Mugir, au contraire, est plutôt péjoratif, employé là comme le grognement des guerriers qui veulent envahir, forcer le passage comme des boeufs.

Rouget de Lisle n'était ni Yoda ni stupide, c'était un poète, et chaque mot prend tout son sens... et comme on le sait, pas toujours dans le bon sens (place ds mots).

Mais chacun interprète à sa façon. Qui a raison, qui a tort ?

Christian

Et j'ai oublié le plus important.

Rouget de l'Isle était un poète, même s'il était officier. Amoureux secret de Marie-Antoinette, ok, en quoi cela enlève le fait qu'il soit poète. Ce n'est pas un métier, c'est une vocation, ou plutôt une ouverture d'esprit.

Ses paroles ont mal été interprétées ! Zut alors !

On sait qu'écrire ce chant était plutôt embarrassant pour lui. Donc, il a écrit un chant de guerre qui serait perçu comme chant de guerre. Ca plaît aux "supérieurs", mais pas sûr qu'un chant féroce plaise aux soldats et les encourage.

Si le texte a mal été interprété par le peuple, justement, c'est parce qu'il a compris le sens des mots d'un poète, du poète. Rouget de Lisle était dans l'embarras de voir son texte si rapidement compris. J'y vois beaucoup plus de logique dans cela, beaucoup plus que la logique d'un chant guerrier.

À VOTRE TOUR

Partagez votre point de vue.

Votre commentaire sera publié après validation. Votre prénom ou pseudonyme sera visible ; aucune adresse e-mail n’est demandée.