L’Odyssée d’Ulysse comme vous ne l’avez jamais lue!

"Pénélope était la dernière épreuve qu'Ulysse eut à subir à la fin de son voyage." Jean Cocteau

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, le 8/11/2013

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Quand j’étais petite, Ulysse, c’était mon histoire préférée du monde entier. Et avant de me faire découper en charpie par la promotion 2012 de Terminale L: oui, je n’en doute pas, l’Odyssée comme ça, en tant que tel, ça doit être encore plus épouvantable à analyser que « Les planches courbes » d’Yves Bonnefoy (et la figure du père courbé sur sa bêche, et le vecteur de l’espoir contenu dans le symbole de la barque, AAAAAAAAAAAH!). Mais je vous assure, c’est beaucoup plus fun quand on a le jeu CD-ROM « Tout l’Univers » qui va avec (« Vous êtes retenu par Calypso, reculez de dix cases »). Ah et aussi, je raconte tout ça de mémoire, alors si je cafouille, soyez indulgents, ça fait très longtemps (mon ordinateur de l’époque fonctionnait sous Windows 95, ai-je besoin d’en dire plus).

Alors ça commence avec la fin de la guerre de Troie, qui avait duré dix ans, dont huit ans passés à se paumer en bateau en essayant de trouver Troie. Faut croire que se perdre en bateau est un thème cher à Homère (qui, ne l’oublions pas, était aveugle, v’la les compétences en navigation) et du coup, dans l’Odyssée, c’est re-belote : c’est-à-dire que les Achéens ont mis dix ans à trouver Troie, maintenant ils veulent rentrer chez eux, et ils mettent de nouveau dix ans. Ça fait un compte rond. Et soi-disant Ulysse c’est le plus malin des mortels, et à l’aller, il a même pas pensé à faire une carte de navigation? Ils sont mal barrés, dis donc.

Non mais faut quand même préciser que, entre la Grèce et la Turquie, c’est pas non plus les distances incommensurables, hein. C’est juste qu’en fait Ulysse et ses potes vont passer dix ans à faire du flipper partout dans la Méditerranée. Et s’ils avaient fait une carte de navigation, ils auraient pu faire hop hop, on contourne la Grèce, tadam en un mois on est à Ithaque et ensuite on boit des mojitos peinard. Alors que là, ils ont bien eu le temps de passer cinq fois devant Ithaque, et pas un blaireau pour la reconnaître!

Carte de l'Odyssée d'Ulysse

Carte de l’Odyssée d’Ulysse

Alors les raisons de ce ping-pong de la mort, elles sont multiples, mais on peut les résumer en une phrase : Ulysse a la poisse la plus monumentale au monde. Heureusement que c’est le mortel le plus malin de la terre, sinon il ne lui restait plus que ses yeux pour pleurer!

Au début Ulysse s’en va de Troie avec 12 navires, et ils arrêtent pas de se faire pourrir la gueule par des vents contraires (fallait sacrifier plus de vierges! cf. Agammemnon qui, lui, a tout compris), et poussés un peu n’importe comment, ils arrivent chez les Lotophages, les Tunisiens d’aujourd’hui, quoi.

Les Lotophages, ils font pas grand-chose de leur vie, à part rester sur leur cul et manger du lotos. Et en fait le lotos, c’est tellement bon que quand t’en manges, tu perds toute volonté et tu veux juste rester en Tunisie pour toujours et manger du lotos le reste de ta vie. Alors le lotos, on sait pas trop ce que c’est, y’en a qui disent que c’est des fruits, d’autres qui disent que c’est des fleurs. Bon moi je pencherais plutôt pour des fleurs, et je dirais aussi qu’au lieu de les manger, si ça se trouve ils les fumaient, et ça expliquerait bien des choses.

Quoi qu’il en soit, les hommes d’Ulysse mangent du lotos, et ils veulent plus repartir à Ithaque, où y’a que des cailloux et pas de substances illicites. Donc Ulysse, pas démonté, il les traîne de force jusqu’aux navires, et finalement ils repartent.

– On a déjà perdu du temps, avec ces conneries!

Ensuite Ulysse change de cap pour se diriger vaguement vers Ithaque (si tu regardes la carte, tu observeras qu’il avait pas tout à fait le compas dans l’oeil) et il arrive à l’île des Cyclopes. Les Cyclopes, c’est des géants cannibales avec un seul oeil. Heureusement que les films en 3D existaient pas encore, t’imagines la frustration:

– Hé Polyphème! T’es allé voir Titanic en 3D?

– Vas-y, fous-moi la paix.

Donc Polyphème, frustré avant l’heure, capture Ulysse et ses compagnons pour les manger. Il en boulotte trois-quatre pour l’apéro, mais les dégâts sont endigués par une ruse d’Ulysse, qui fait boire plein de pinard à Polyphème, et alors il s’endort comme un sac à vin, et Ulysse et ses compagnons s’enfuient cachés sous des moutons (oui, parce que les Cyclopes sont aussi bergers, vu que dans la mythologie, tout le monde est berger), et au passage Ulysse crève l’oeil du cyclope, parce qu’il est comme ça, Ulysse, faut pas le chercher.

Polyphème et Ulysse

Polyphème et Ulysse de Jacob Jordaens XVIIe siècle

Du coup Polyphème est un tout petit peu énervé et il cherche Ulysse. Sauf qu’il a plus d’œil pour le trouver, c’est un peu ballot. Alors il va voir ses potes Cyclopes et il leur raconte l’histoire, et il leur dit qu’il cherche Ulysse. Sauf que Ulysse, un peu avant, avait dit à Polyphème qu’il s’appelait Outis (genre le Cyclope poli qui veut savoir le nom de son repas), et là où est le piège, c’est que Outis, en grec ancien, ça veut dire « personne ». Du coup, Polyphème arrive chez les Cyclopes comme ça:

– Putain j’ai pris une lance dans l’oeil!

– Qui t’a fait ça?

– Personne!

– Tu t’es fait ça tout seul?

– Non! C’était Personne!

Tous les Cyclopes le prennent pour un fou et personne ne fait attention à lui. Ulysse et ses compagnons s’échappent à nouveau. Bien joué! Seulement, là où Ulysse, pour le coup, est vraiment pas le plus malin des Mortels, c’est qu’au moment de partir, il crie de son bateau : « Au fait, ducon, je m’appelle Ulysse, ha ha comment je t’ai niqué! ». Ce qu’il avait pas calculé, c’est que le père de Polyphème n’est autre que Poséidon, seigneur des mers, et dis voir Ulysse, comment ça s’appelle déjà ce truc bleu sur lequel tu navigues?

Donc maintenant, on a la raison de la poisse intemporelle qui va frapper Ulysse à partir de là: c’est parce qu’il est maudit par Poséidon, qui fait tout ce qu’il peut pour l’empêcher de rentrer chez lui, et comme c’est un dieu, eh ben il peut beaucoup. Par contre, les Lotophages, les Cyclopes et les vents mauvais, c’était juste de la malchance normale.

Ensuite Ulysse et ses potes arrivent sur l’île d’Eole, le gardien des vents. Comme il trouve qu’Ulysse a une bonne tête, il lui donne une outre remplie de tous les vents mauvais qui pourraient l’éloigner d’Ithaque (comme ça il fait son voyage pépère). Ulysse s’en va, du coup ils ont le vent dans le bon sens pour une fois, et ils arrivent à Ithaque! Mais en fait, non… Comme nous on a vu la carte avec le trajet ping-pong, on sait que c’est pas fini. Eh oui, parce qu’en fait, les compagnons d’Ulysse pensent que l’outre est remplie de trésors et qu’Ulysse est moyennement enclin au partage. Donc ils attendent qu’il s’endorme, ils lui chopent l’outre, et ils l’ouvrent. En fait maintenant on comprend pourquoi Ulysse est le plus intelligent des mortels : putain, les autres c’étaient des sacrés billes.

Donc re-belote, les voilà tous soufflés à nouveau sur l’île d’Eole. Seulement Eole, il est bien gentil, mais faut pas l’appeler Jambon non plus, donc il chasse Ulysse sans lui donner de seconde chance, parce que d’abord c’est un dieu et il fait ce qu’il veut, et puis que bon voilà hein, les cadeaux, on voit ce qu’ils en font les Achéens.

Ulysse arrive maintenant chez les Lestrygons, en Sicile. Comme c’était dans les temps anciens, la Sicile n’était point peuplée de bergers et de mafieux comme aujourd’hui, mais de géants cannibales (on se demande ce qui est pire). Et les Lestrygons, peut-être qu’ils ont ouï les exploits d’Ulysse avec les autres géants cannibales, quoi qu’il en soit ils sont tout énervés, alors ils caillassent les bateaux d’Ulysse, et presque tout le monde meurt, sauf Ulysse (sinon y’aurait plus d’histoire) et une poignée de marins, sur un seul bateau.

Ulysse et les Lestrygons

Ulysse et les Lestrygons, illustration de John Flaxman, 1810

Et là, ils arrivent chez Circé, qui est une enchanteresse. Ulysse envoie ses hommes, et Circé, ni une ni deux, elle les invite à manger, elle met des trucs dans leur vin, et ça les change en pourceaux.

Seulement un des hommes d’Ulysse était resté dehors parce qu’il se méfiait (faut dire que tout autour de la maison, y’avait tout plein de lions et de loups apprivoisés, ça inspire pas forcément la confiance) et il va dire à Ulysse que les autres compagnons ne reviennent pas. Ulysse s’en va à leur rencontre, comme ça, même pas peur, avec sa bite et son couteau, et on sait pas vraiment s’il serait allé bien loin s’il n’y avait pas eu le dieu Hermès qui passait par là. Déjà, Hermès, c’est pas le Dieu des sacs à mains pour vieilles bourgeoises. C’est le Dieu des voyageurs. Et comme Ulysse ça commence à être un sacré baroudeur avec toute sa poisse, il l’aime bien. Alors il lui raconte comment Circé change tout le monde en animaux, et il lui donne une plante magique pour déjouer ses sorts.

Circé transforme les compagnons d'Ulysse en animaux

Circé transforme les compagnons d’Ulysse en animaux, Giovanni Boccaccio, 1313-1375

C’est assez rigolo, parce quand Ulysse arrive chez Circé, elle essaye de lui faire le coup du GHB. Mais comme il est immunisé et un peu furax pour le coup des pourceaux, il sort son épée et menace de la tuer. Là, Circé flippe un peu, et elle lui propose de coucher avec elle au lieu de la tuer. Et c’est là qu’on voit qu’Ulysse était malin, parce qu’il lui fait prêter le grand serment des Dieux d’abord (qui lui interdit de faire du mal). Ensuite, par contre, faut pas lui dire deux fois. Une fois qu’ils ont bien fait des cochonneries dans tous les coins, Circé redonne apparence humaine aux hommes d’Ulysse (c’est beau la camaraderie), et ensuite, comme c’était trop d’efforts d’être changés en porcs, ils se reposent chez Circé pendant UN AN où ils font que festoyer, et où Ulysse, en prime, se tape la magicienne.

– Et Pénélope, hein, et Pénélope qui l’attend fidèlement pendant qu’il court le guilledou avec ses enchanteresses? Il y pense, un peu, à Pénélope? Tous les mêmes!

Au bout d’un an de festoiement, les compagnons d’Ulysse décident qu’il faut partir, parce qu’ils commencent un peu à ressembler à des Américains (et puis, eux, ils ont personne avec qui faire des cochonneries ici, mais ils ont des femmes qui se languissent à Ithaque, alors un an d’abstinence, crois-moi que ça motive). Ils traînent plus ou moins Ulysse sur le bateau et ils se remettent en route.

Ensuite y’a un petit bout où Ulysse va jouer au nécromancien et il va invoquer les morts, parce que la seule personne qui ait le sens de l’orientation dans toute la Grèce, c’est un mec qui s’appelle Tirésias, et, pas de bol, il est mort. Du coup, Ulysse doit lui parler, parce que c’est le seul capable de lui indiquer la route d’Ithaque. Non mais franchement c’est quoi cette équipe de bras cassés?

Ulysse invoquant Tirésias

Tirésias apparaît devant Ulysse pendant le sacrifice, Heinrich Füssli, 1780-1785

Tirésias, donc, lui indique la route et lui dit aussi qu’il va arriver sur l’île d’Hélios et qu’il ne faudra SURTOUT PAS manger le bétail qui s’y trouve. Tu la sens venir, la couille dans le potage? Tu la sens, hein?

En attendant, tant qu’à être en communication avec les esprits, Ulysse se tape la conversation avec TOUS les gens qui sont morts depuis le début de l’histoire de la terre (ça dure genre huit mille pages, mais bon, faut bien avouer qu’on s’en fout). Hop hop dans le bateau, ils reprennent la route, ils passent du côté des Sirènes qu’ils arrivent à éviter, encore une fois, pas grâce à l’intelligence d’Ulysse, mais grâce à un tuyau de Circé. Faut savoir que les Sirènes de l’époque, elles étaient pas gentilles et rousses avec des soutiens-gorge en coquillages, comme on a l’habitude de les voir (merci Walt Disney). Non, elles sont bien moches, les Sirènes. Elles ont un visage et des nichons de femme, mais tout le reste, c’est de l’oiseau. (Et non du poisson comme Walt Disney le prétend! Biiiiiih!) Et en plus, c’est très méchant! Comme elles ont une bouche, elles savent chante, et elles ont un genre de chant magique qui pousse les marins à se jeter du bateau pour aller les rejoindre. Et là, crac, elles les bouffent! Puisque j’vous dis que c’est très méchant, une Sirène!

Ulysse et les Sirènes

Ulysse et les Sirènes, Bernard Buffet, 1993

Donc là, les marins sont prévenus, et ils ont tous de la cire dans les oreilles. Mais Ulysse, qui peut jamais rien faire comme tout le monde, décide que non, lui il veut entendre le chant des Sirènes, alors il se fait attacher par ses marins au mât du bateau, il entend le chant, et bon apparemment c’est cool, mais je pense que ça vaut pas du Céline Dion. (Car Céline Dion, elle fait mieux, elle fait carrément couler ton bateau!)

Une fois passées les Sirènes, le bateau d’Ulysse arrive à un détroit de chaque côté duquel vivent deux montres: Charybde et Scylla. Donc en fait, Ulysse doit choisir entre passer d’un côté et se faire engloutir dans un tourbillon, ou passer de l’autre côté, et se faire caillasser la gueule façon 9-3. Il choisit Scylla, et perd six marins dans la traversée du détroit.

Là, Ulysse arrive à l’île du Soleil, où il faut absolument pas manger les troupeaux si on en croit Tirésias. Mais bon voilà, on voit venir le truc hein. Les compagnons d’Ulysse, encore eux, mangent le bétail pendant qu’Ulysse dort. On dirait presque que c’est Ulysse qui a écrit le livre:

– Oui alors tous les trucs débiles qui sont arrivés, c’est pas moi, j’étais en train de dormir.

Et c’est vraiment débile, parce que les vaches sur les broches commencent à meugler, et les marins les bouffent quand même, genre rien à foutre, j’aime bien quand ma bouffe se tortille dans ma bouche. Alors là on se dit que c’est dommage que la SPA n’existait pas à l’époque. Mais ne vous inquiétez pas, Zeus est une SPA à lui tout seul: à peine le bateau reparti, hop hop il le foudroie vite fait bien fait, et tout l’équipage meurt (Et un Darwin Award!). Ulysse, qui n’a pas mangé le bétail, est le seul survivant, mais il a plus de bateau, alors il dérive pendant dix jours. En dix jours, il triple la distance qu’il a fait en trois ans, et il échoue à Gibraltar, chez la nymphe Calypso, qui le force à rester avec lui pendant sept ans et à lui faire l’amour continuellement. Le supplice! (Encore une fois, je pense vraiment que c’est lui qui a écrit le bouquin.)

Ulysse et Calypso

Ulysse et Calypso, Jan Bruegel l’Ancien, 1616

Et au bout de dix ans de guerre de Troie et dix ans de ping-pong dans la Méditerranée, les dieux décident enfin d’arrêter de remuer le couteau et de laisser Ulysse rentrer à Ithaque. Il se passe plein de trucs, mais comme c’est hypra-chiant et qu’il n’y a plus de naufrages et plus d’Ithaquiens à tuer, je pense que je vais m’arrêter ici.

En gros à la fin il rentre chez lui et Pénélope lui dit: « Ah ben bravo! T’aurais pas pu faire attention à tes habits! On voit bien que c’est pas toi qui les raccommode! ».

Et il vécut heureux pour toujours.

Lire l’article original (et plein d’autres trucs super chouettes!) sur le site de Tindomerel – Ulysse a la peau lisse

Catégories : Mythologie
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Nan mais tu vois, je suis une artiste avant tout-an.
http://tindomerel.blogspot.fr

Vos commentaires:

  1. Guille dit: 31 octobre 2012 #1443

     » Bon moi je pencherais plutôt pour des fleurs, et je dirais aussi qu’au lieu de les manger, si ça se trouve ils les fumaient, et ça expliquerait bien des choses.  »

    Ahaha J´adore =)

  2. Kaolin dit: 9 novembre 2013 #5037

    Un trèèèèèèès long article, mais l’Odyssée d’Ulysse valait bien ça.
    Le style est agréable, parfois un peu confus, mais très rigolo.
    J’en redemande!

  3. Jean dit: 9 novembre 2013 #5043

    A quand un article sur l’Iliade?

    • Djinnzz dit: 9 novembre 2013 #5046

      On me souffle dans l’oreillette qu ça ne devrait pas tarder ;)

  4. DealerBeats dit: 9 novembre 2013 #5062

    Heureux qui, comme Ulysse, a fait un beau voyage,
    Ou comme cestuy-là qui conquit la toison,
    Et puis est retourné, plein d’usage et raison,
    Vivre entre ses parents le reste de son âge !

    Quand reverrai-je, hélas, de mon petit village
    Fumer la cheminée, et en quelle saison
    Reverrai-je le clos de ma pauvre maison,
    Qui m’est une province, et beaucoup davantage ?

    Plus me plaît le séjour qu’ont bâti mes aïeux,
    Que des palais Romains le front audacieux,
    Plus que le marbre dur me plaît l’ardoise fine :

    Plus mon Loir gaulois, que le Tibre latin,
    Plus mon petit Liré, que le mont Palatin,
    Et plus que l’air marin la doulceur angevine.

    • DealerBeats dit: 9 novembre 2013 #5063

      Joachim du Bellay, bitch

  5. calolectivelnima dit: 30 décembre 2013 #14212

    Narration jouissive, j’en redemande !

  6. Supernova dit: 8 février 2014 #14945

    Ah! Bravo :D j’ai ris, mais tellement riz! J’ai lu l’Odyssée pour la première fois de ma vie y’a deux jours, et je vois que je ne suis pas la seule tordue à penser que le loulou, il en a bien profité pour s’échouer « par hasard » sur des plages remplies de jeunes vierges (qui ne doivent plus l’être depuis son passage d’ailleurs!)
    Sacré bonhomme! Mais une vraie quille en ce qui concerne le sens de l’orientation.

    Merci pour ce moment, et continue comme ça!

  7. Amel dit: 20 février 2014 #15133

    Merci! J’ai tellement ri!!!! j’étudie l’Odyssée avec mes élèves, mais je crois que je vais étudier cette version revisitée !

  8. Kisha dit: 4 avril 2014 #15594

    C’est bizarre tous ces dieux qui passaient par là par hasard ou le papa de l’autre là! Pile au bon moment quoi! :razz:

  9. Jaroslav dit: 5 avril 2014 #15597

    Il y a beaucoup à dire sur l’itinéraire que tu présentes : Gibraltar pour l’île de Calypso : on cite beaucoup plus souvent Gozo, près de Malte. Et les Lestrygons, c’étaient les habitants de Bonifacio en Corse. C’est de ces falises qu’ils jettent des pierres etc…

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