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La véritable histoire de Prométhée

Quand on pense à Prométhée, la seule chose qui nous vienne en général en tête, c'est : OK, c'est un super bon résumé. Mais, tu t'en doutes, c'est en fait un peu plus compliqué que ça. Épiméthée, le frère (pas vraiment) idéal…

Quand on pense à Prométhée, la seule chose qui nous vienne en général en tête, c'est :

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OK, c'est un super bon résumé.
Mais, tu t'en doutes, c'est en fait un peu plus compliqué que ça.

Épiméthée, le frère (pas vraiment) idéal

Chargé par Zeus, lors de la création du monde, de distribuer les qualités et les dons physiques parmi les êtres vivants, cet imbécile d'Épiméthée oublie de donner la moindre petite qualité aux hommes, qui se retrouvent donc nus et sans défense. En voilà un qui porte bien son nom !
(en grec ancien Epimêtheús signifie "qui réfléchit après coup")
(je t'explique, sinon, tu peux pas comprendre la blague)

Aïe... Tout ceci n'est pas du tout du goût de son frère Prométhée (en grec ancien Promêtheús, "le Prévoyant") qui, quelques temps plus tôt, avait créé les hommes à partir d'argile et "d'éléments pris un peu partout", dixit Hésiode. Épiméthée a beau s'excuser platement pour ce malencontreux oubli, voir ainsi sa création privée du moindre petit attribut pour lui permettre de survivre dans ce monde hostile rend Prométhée furax !

Une mission : sauver l'humanité

Pour sauver les hommes et réparer l'erreur du frangin, Prométhée se voit donc contraint d'intervenir. D'abord, il fait en sorte que les hommes puissent tenir debout sur leurs deux jambes et leur donne un corps à l'image de celui des Dieux. Mais, Prométhée le sait, cela ne suffira malheureusement pas à leur donner une chance de survie. Avec la complicité d'Athéna, il pénètre donc secrètement dans l'Olympe et va y dérober une étincelle du feu sacré qu'il emporte avec lui, cachée dans une tige de férule.
Quand il donne le feu aux hommes, ceux-ci peuvent enfin abandonner leur vie primitive... Un cadeau en soi magnifique, mais Prométhée ne s'arrête pas là ! Il profite de son séjour sur Terre pour enseigner à l'humanité les mystères de la métallurgie et de l'agriculture.

Quand il apprend la nouvelle, Zeus, le maître de l'Olympe, rentre dans une colère noire ! Lui se plaisait à voir les hommes vivre une vie bestiale, cela affirmait sa supériorité sur tout être vivant. En voyant l'humanité évoluer à grand pas, c'est un peu de sa superbe que le fier Zeus est en train de perdre... Mais le mal est fait, aucun retour en arrière n'est possible : on ne peut retirer à quelqu'un la connaissance qu'il a acquise !

Zeus rumine sa vengeance. D'abord, il va nuire aux Humains. Ensuite, il s'occupera de ce petit effronté de Prométhée...

La femme, meilleure ennemie de l'homme (selon Zeus)

Première étape de son plan machiavélique : demander à Héphaïstos de façonner une femme parfaite, "parée de tous les dons", à qui il donne le nom de Pandore (en grec ancien Pandốra, "le présent de tous") . Cette femme aura une superbe apparence, mais elle sera dotée par Héphaïstos, à la demande de Zeus bien sûr, "d'un caractère perfide de chien, d'un esprit formé à l'art de la dissimulation, du mensonge, et de la séduction". Tout un programme...

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Pandore, par Alexandre Cabanel, 1873

Cette femme fatale, Zeus l'offre à Épiméthée, ainsi qu'une mystérieuse jarre qui, ordonne-t-il, ne devra jamais être ouverte. Prométhée comprend qu'il y a anguille sous roche et presse son frère de refuser ce présent. Mais, aveuglé par la beauté sans nulle autre pareille de la jeune femme, Épiméthée n'écoute pas son frangin...
(on s'en serait douté)

Bientôt, les noces sont célébrées en grande pompe ! Les deux tourtereaux filent le parfait amour mais ce qui devait arriver arriva : poussée par la curiosité, Pandore ne peut s'empêcher d'ouvrir la jarre interdite. Se faisant, elle libère tous les maux de la Terre sur l'humanité. Consciente de la terrible erreur qu'elle vient de commettre, elle referme rapidement le couvercle. Seule l'Espérance, au fond de la jarre, n'a pas le temps de s'échapper et reste à jamais prisonnière...

Un aigle. Un foie. Une souffrance infinie.

Zeus jubile, l'humanité va souffrir ! Mais il jubilera davantage le jour où Prométhée paiera personnellement pour ses affronts. C'est ainsi qu'il lui inflige une sanction d'une sévérité exemplaire : il fait enchaîner le malheureux à une montagne du Caucase et fait en sorte qu'un aigle gigantesque vienne chaque jour lui dévorer le foie, pour l'éternité. Comble du raffinement sadique : son foie se régénère chaque nuit, et la souffrance de Prométhée devient ainsi infinie...

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Prométhée, par Théodore Rombouts, XVIIe siècle

Fin de l'histoire ?
Non !

Hercule passait par là...

Car un certain Hercule, Héraclès pour les intimes, passe dans les parages. Il aperçoit l'aigle au loin, bande son arc, tire. L'aigle s'écroule. Subsiste un problème : Zeus avait juré que Prométhée devait rester attaché aux montagnes du Caucase. Et la mort de l'aigle n'y change rien : la sentence du dieu des dieux ne peut être remise en question aussi facilement. Pour contourner la volonté de son bourreau, le malin Prométhée a alors une idée de génie : porter, toute sa vie durant, une bague de fer contenant un morceau de pierre du Caucase. Ainsi, il reste bien lié au Caucase et la volonté de Zeus est respectée !

Ensuite, les relations entre Prométhée et Zeus s'apaisent, les ennemis d'hier devenant les meilleurs amis du monde. C'est à ne plus rien y comprendre !
(That's mythology, guys !)

Petite note sur l'interprétation de la présence de l'espérance dans la boîte de Pandore.

Zeus voulait se venger des hommes et mit donc en place un stratagème pour libérer tous les maux sur la terre. Guerre, maladie, vieillesse, passion, orgueil,... sont autant de maux qu'il entrepose dans la boîte de Pandore. Mais, parmi ceux-ci, on trouve également l'espérance, ce qui semble assez étrange quand on y pense. En réalité, il s'agit d'une mauvaise traduction des textes grecs. Le mot utilisé par Hésiode est elpís, qui peut se traduire littéralement par "l'attente". Pour des raisons certainement poétiques, on préféra traduire ce mot par "l'espérance", ce qui déforma totalement le sens premier. En effet, contrairement à ce que l'on peut croire, c'est une très bonne chose que cette "attente" soit restée au fond de la boîte de Pandore : ainsi, les hommes souffriront de nombreux maux, mais n'auront pas à subir la crainte perpétuelle des maux à venir.

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Vos commentaires.

39 commentaires
Jean François

Lol mdr

Jorgund

A noter le parallélisme à faire entre Zeus avec Pandore et Dieu dans le jardin d'Eden avec Adam et Eve.

Dieu comme Zeus interdisent quelque chose, et ils sont tous les deux désobéis, entraînant les calamités pour l'humanité

Gb

Merci cette article est super sa ma vraiment aidée pour mon exposée

paul

le nouveau film Max et Zou
Les aventures de la fesse perdu )(

Paillocher

Juste petite remarque l'article est fort intéressant mais selon moi et différente source se serait Zeus qui aurait ordonné à Héraclès de libérer Prométhée car se dernier possédait une information (prophétie) sur Zeus. Zeus finit alors par céder et le libera. L'information était enfaite que la liaison de Zeus et Thétis allais former un enfant qui un jour détrônerait son père. Il a donc répudié Thétis et à fait en sorte qu'elle se remarie.
Mais cette article est géniale, dsl pour les probable faute d'orthographe, et votre version est surement vraie comme la mienne, il existe un nombre de versions incalculables dans la mythologie.
Et si vous avez besoin d'aide sur un article pour sur la mythologie grecque vous pouvez me joindre: q.paillocher@gmail.com
C'est bénévole bien sur ;).

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