Révélations sur la maxime « L’homme est un loup pour l’homme »

Djinnzz

Créateur et rédacteur d' EtaleTaCulture

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15 Réponses

  1. bebeul dit :

    Yep, la fin de la phrase relativise quand même pas mal le sens si négatif qu’on lui porte. Mais cela me fait quand même me demander:

    Quand connais-t-on vraiment un homme cependant? 😯

  2. Rorschach dit :

    Un peu comme si, dans 2000 ans, Jean-Marie Bigard était cité et une phrase de ses sketches analysée par des générations entières d’étudiants.

    Assez cocasse, effectivement

    « C’est pour dîner ? Non c’est pour faire un tennis, connard ! »
    Vous avez quatre heures.

  3. plumb dit :

    Nostalgie… moi, j’aimais bien la philo, mais j’y comprenais rien!

  4. marge dit :

    Je croyais quant à moi qu’elle était de Hobbes cette expression…
    L’homme est-il un loup pour l’homme: c’est évident!
    Qu’il soit à l’etat de nature (où la propriété n’existe pas) ou à l’etat civilisé, on ne peut pas le nier!

    • Margod dit :

      En effet cette déclaration est bel et bien de Thomas Hobbes, contemporain et grand critique de Descartes. Par contre, la suite est que ‘à l’état sociétal, l’Homme est un dieu pour l’homme. Cette fin amenant à prôner un chef suprême protégeant tous ses sujets. Mais bref, c’est un long débat et confondre Plaute et Hobbes est digne de La comédie des Ânes « .

    • Margod dit :

      Plaute aurait aimé ce post et j’irais jusqu’à imaginer une rencontre avec les deux hommes. Peut-être Hobbes aurait-il finalement revu toute sa pensée politique et philosophique.  » Homo homini lupus est  » a donc tellement marqué les générations suivantes qu’on a oublié le pauvre Plaute, ainsi que Sénèque et tant d’autres qui, partant de cette constatation, ont amené tous ces grands noms à des opinions différentes. Tous nous offrent une panoplie d’analyses plus intéressantes les unes que les autres, nous laissant la liberté de nous poser, nous aussi, en philosophe afin d’en donner notre point de vue.

  5. poutch dit :

    Intéressant, preuve que tout est manipulable. On prend ce qu,on veut dans un texte et hop, on fait dire ce que l’on veut à l’auteur… trop facile…

  6. François dit :

    Que la phrase soit sortie de son contexte, ce n’est pas très grave.
    Ce qui est important, c’est le message que la maxime veut faire passer. Et oui, l’Homme n’a jamais autant été un loup pour l’homme qu’aujourd’hui.

    • Margod dit :

      Au contraire, c’est très grave de sortir une phrase de son contexte. C’est ce qui la fait passer pour une citation banale et fait table rase de ce qui précédait et suivait. Cela est semblable à l’interprétation de la Bible par les témoins de Jéhovah et donc peut finir entre des mains qui en feront une utilisation dangereuse ou pas. N’oublions jamais, par exemple, que Plaute n’avait pas terminé sa phrase à cet endroit mais bien ici : «Lupus est homo homini, non homo, quom qualis sit non novit ». A noter aussi : Plaute ne formule pas ce qui est devenu un sujet de bac de la façon dont on nous la soumet.Il est parfois fascinant de reprendre une traduction littérale : Loup est l’homme pour les hommes, non un homme, pour ceux qui ne le connaissent pas …

  7. nicolas dit :

    Je crains qu’il y ait une légère confusion. Si je puis me permettre, le prof de terminale ne faisait probablement pas tant allusion à Plaute qu’à Hobbes, qui reprenait certes cette phrase, mais qui était, lui, bel et bien un philosophe. La portée qu’il lui donnait était alors tout autre, allant d’ailleurs jusqu’à dire que la nature de l’animal est moins redoutable que celle de l’homme dont l’appetit ne connait pas de limite…

    • Plantin dit :

      C’est bien ça. C’est bien la maxime de Plaute qui a été sortie de son contexte (une simple comédie sans prétention) et utilisée par d’autres philosophes (Hobbes et bien d’autres) pour justifier une vision pessimiste de la nature humaine.

      Faut arrêter de toujours chercher la petite bête pour tenter d’avoir raison. Dans 99% des cas, c’est vous qui êtes à côté de la plaque, les gars…

      • Margod dit :

        Je ne peux plussoyer que mille fois ! … et je ris bien des correcteurs d’orthographe qui ignore que ce verbe existe bel et bien !

  8. Fée du café dit :

    Article intéressant. Puisque nous sommes invités à le dire dans les commentaires si la première phrase qui nous vient à l’esprit en repensant à nos cours de philo n’est pas la même, eh bien je donne la mienne : « Je pense donc je suis », de Descartes. Ego cogito ergo sum, vu qu’on s’amuse à parler latin ici ! Je pense que tout le monde a passé quelques heures dessus en terminale, ce qui a pu donner lieu à quelques contresens également. Bref, bonne continuation à ce site.

  9. LEMB Aaron dit :

    Qu’il s’agisse de comédie ou de philosophie, le résultat est le même dans notre quotidien, le vécu et le concret : le loup est un prédateur qui ne s’embarrasse pas de morale quand il a faim et soif ; l’homme qui en apparence raisonne, a la même attitude que le loup, mais pire encore, il est un prédateur pour son semblable. Le nanti pour le pauvre, le nanti pour le nanti, le pauvre pour le pauvre,…le rusé pour le simple, le rusé pour le rusé, le simple pour le simple,… le fort pour le faible…

  10. Kuznik dit :

    Vous avez oublié Machiavel

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