[Nan mais t’as vu c’que tu lis ??!!] Un appartement à Paris, de Guillaume Musso

Règles du jeu :

Choisir un livre dans le top 10 des meilleures ventes.
Le lire.
Vous le spoiler sans pitié.

« Un appartement à Paris ». Si vous êtes passé à côté, c’est que vous n’habitez pas en France… Pendant trois semaines, on a bouffé du Musso partout. En marchant, en bossant, en bouffant, quand on voudrait dormir. Du Musso, partout, tout le temps. Ahhhh !!!!!

Je n’avais jamais cédé. Toute ma vie, je m’étais dit que Musso ne passerait pas par moi. Non, non, et non. S’il ne devait rester qu’un îlot de résistance, je serais celui-là et je resterais, contre vents et marées, son ultime non-lecteur.

Et puis, il y a quelques jours, Djinnzz m’a appelé et il m’a dit: « Tiens, j’ai pensé à une nouvelle rubrique. Tu lis le livre qui a les meilleures ventes du moment, et t’en parles comme t’as envie.
– Ouais, comme le blog de l’Odieux Connard, quoi.
– Hein ? Mais nan, pas du tout !
– Ben si, c’est exactement pareil.

Long silence.

– Ouais, si tu veux. Mais on l’emmerde, l’Odieux Connard.
– T’as raison.
– Et j’appellerais la chronique « Nan mais t’as vu c’que tu lis? »
– Ah ouais, carrément.
– Ben quoi?
– Donc tu pompes aussi LinksTheSun.
– Nan mais ça n’a rien à voir, lui, il fait des critiques de chansons…
– Et puis tu vas me dire qu’on l’emmerde aussi, LinksTheSun?
– Exactement! Bon, ça te dit ou pas?

Je ménageai un court silence avant de poser la question fondamentale pour moi.

– Faut voir… C’est payé combien?

À ce moment précis, Djinnzz m’a dit qu’il passait sous un tunnel. Même pas eu le temps de lui faire remarquer qu’on ne disait pas passer « sous » un tunnel mais « dans » un tunnel qu’il avait raccroché, ce con.

Du coup, je l’ai rappelé.

– Tu sais que tu m’as appelé depuis ton fixe, non?
– Hein? Ah… Euh ouais…
– Bon, te fatigue pas. Tu la veux pour quand, ta critique?
– Ben… J’sais pas, la semaine prochaine, ça serait parfait.
– Pfff…

Je laissai planer le doute quelques secondes.

– Ok, tu peux compter sur moi. T’as du bol que je suis au chômage et que je m’emmerde comme un rat crevé à longueur de journée. En fait, c’est quoi le livre que tu veux que je traite?
– Le dernier Musso, tu connais?

J’eus un vertige.

– Musso? T’es sûr?
– Ben ouais. Au moins ça va faire du clic.
– Nan mais t’es sérieux ou quoi? Je croyais que tu faisais dans la culture gé.
– Oh, c’est bon, me juge pas. Tu crois franchement que c’est Balzac ou Madame Bovary qui va booster mes revenus Adsense ?
– OK, OK… Si tu veux faire dans le putaclic, c’est toi qui vois…

À ce moment précis, Djinnzz s’est énervé. Et ouais, tu pensais que c’était le gentil p’tit gars qui te faisait des gentilles p’tites vidéos et des gentils p’tits articles? Ben en vrai, ce mec, c’est un vrai connard.

Mais bon, c’est mon pote depuis plus de dix ans. Alors je lui ai dit oui pour Musso, et j’ai dit fuck à tous mes principes moraux.

Merde.

J’allais lire Guillaume Musso. MUSSO. Je n’en revenais toujours pas.
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NOTE AU LECTEUR: NE LIS PAS LA SUITE SI TU NE VEUX PAS CONNAITRE LES DETAILS DU LIVRE !!!!!
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Le livre commence bien, en fait. Croyez-moi, j’en ai été le premier surpris. Ça se passe à Londres. Y’a une fille qu’on ne connaît pas qui croise son ex dans la rue. On apprend qu’ils ont vécu ensemble quelques mois à Manhattan il y a 4-5 ans, avant que le gars ne retourne avec son ancienne femme.

(bon, on est en mode « les rayons de soleil qui font chatoyer la verrière du grand magasin » et « séance de manucure entre filles »)
(en même temps c’est du Musso, tu t’attendais à quoi?)

Elle le voit. Il la voit. Vont-ils de nouveau tombés amoureux?

Tadadadadada!
Le suspense est insoutenable…

Eh ben non, parce qu’un marmot qui fait l’avion va courir dans les bras de l’ex sus-mentionné.
Et merde, c’est foutu.

La fille qu’on ne connaît pas rentre chez elle, se fait couler un bain, sort une lame de rasoir, et fait courir la lame le long de ses poignets. Va-t-elle s’ouvrir les veines?

Tadadadadada!
Le suspense est insoutenable…

Ben en fait on n’en sait rien, parce que c’est la fin du chapitre et qu’on enchaîne avec autre chose.

Cette autre chose s’appelle Gaspard. Le mec débarque à Paris. Il est en train d’attendre à l’aéroport Roissy-Charles-de-Gaulle que ces fainéasses de fonctionnaires de policiers de m**** se bougent le cul pour le laisser passer. C’est qu’il n’a pas que ça à foutre, Gaspard. Il a un vrai métier, lui: il est écrivain.

Et il a une astuce méga bonne pour écrire ses pièces: il vient à Paris. Ben ouais, il déteste cette ville peuplée de sales Parisiens. Du coup, il s’enferme dans un appart’ de p’tit bourge et passe son temps à écrire, sans être tenté de mettre le nez dehors, vu qu’il déteste la ville et ses habitants.

Voilà, voilà. Comment aucun autre écrivain au monde n’y avait pensé? Je me le demande.
(sinon, Gaspard, tu sais ce qu’ils te disent, les Parisiens?)

Bon, Gaspard sort de l’aéroport et… surprise. Aucun taxi, parce que c’est la grève.

(c’est bien connu, c’est tout le temps en grève, la France)
(n’est-ce pas?)
(quand tu penses que ce put*** de bouquin va être traduit dans 40 langues… Pas cool, Musso.)

Maintenant, au tour de Madeline. Elle, elle arrive en Eurostar. Elle adore Paris, la foule, l’odeur des bons gaz d’échappement… Bref, tout le contraire de cet enfoiré de Gaspard.

(ouais, je le connais pas encore bien, Gaspard, mais je sens déjà que c’est un enfoiré)

À la sortie de la gare du Nord, elle est accueillie par son ami Takumi, son ancien employé qui lui a racheté sa boutique de fleurs.
(il est Japonais mais ça ne sert à rien, c’est juste pour faire cool)

Le parcours professionnel de Madeline est compliqué: elle a démarré comme flic à Manchester. En 2009, elle a été forcée de quitter la police
(si tu veux savoir pourquoi, un renvoi en bas de page t’indique qu’il faut te procurer L’Appel de l’Ange, en vente dans toutes les bonnes librairies pour la modique somme de 8.90€)
et elle revient à Paris où elle s’achète une boutique de fleurs. Mais une ancienne affaire de police refait surface et l’amène à New-York
(n’espère pas en savoir plus, L’Appel de l’Ange, j’te dis !)
là, elle finit par bosser pour le programme fédéral de protection des témoins. Mais comme elle se fait chier (apparemment, c’est plus passionnant de vendre des fleurs que de bosser pour le programme de protection des témoins de New-York) et qu’elle se fait larguer par son copain (un certain Jonathan Lempereur), elle retourne vivre en Angleterre.

Je t’ai préparé un schéma pour que tu comprennes bien:

C’est bon, t’as pigé? Bien.

Quand Takumi lui demande ce qu’elle vient foutre à Paris, Madeline prend sa pokerface et reste mystérieuse…
(oh oh oh, il y a du suspense dis donc)

Bon, à ce stade, si t’as pas compris que la meuf de l’ouverture (celle qui veut s’ouvrir ses veines dans sa baignoire) et Madeline ne sont qu’une seule et même personne en flashback, je ne peux plus rien pour toi.
(ou c’est moi qui suis super balèze niveau déduction?)
(faut dire que j’ai vu tous les Derrick pendant mon enfance, ça aide)

En attendant, Takumi continue à lui poser quelques questions. Normal, il s’est quand même cassé le cul à venir la chercher sous la pluie à cause de la grève. Et Madeline l’envoie chier en mode: « Eh oh, t’es juste mon ancien employé, t’es pas mon pote alors ferme bien ta gueule ».

(on s’attend à ce qu’elle ajoute: « en plus, t’es même pas Français, sale Jap », mais elle s’abstient. Bon point pour elle.)

Et puis, comme elle est vraiment sur les nerfs, elle descend de la voiture, laissant ce pauvre Takumi tout seul dans sa bagnole.

(j’ai rien dit à propos de la « gentille » Madeline. Elle a l’air au moins aussi conne que Gaspard)
(ça leur fait déjà un point commun)

Retour sur Gaspard.
(oh oh, construction croisée de l’histoire. Good job Musso!)

Donc ce gros con de Gaspard est bloqué à l’aéroport. Pas de taxis, seulement 1 RER sur 3, mais sa religion lui interdit de prendre le RER.
(c’est pour les manants)
Et puis il a pas de téléphone portable non plus
(pour se donner un genre hipster, sans doute)
donc il est grave dans la merde. Musso nous le dit très sérieusement: « Les bus étaient son dernier espoir ».

(donc les RER, no way, mais les bus, ça passe)
(faudra qu’il m’explique)

Gaspard se console en pensant aux vacances dans les Cyclades qu’il va s’offrir une fois qu’il aura écrit sa putain de pièce de théâtre. Et, dans cette terrible épreuve, c’est cette seule pensée qui le fait encore tenir. Parce que ouais, tu comprends, Gaspard, c’est pas n’importe qui. Ses pièces sont jouées dans le monde entier, elle sont traduites dans une vingtaine de langues, etc. Tu vois le topo?

En attendant, tout auteur à succès qu’il est, il est obligé de prendre le bus comme un pauvre et ça, ça lui fout grave les boules. Cerise sur le cupcake, le bus doit s’arrêter au milieu du trajet parce que toutes les avenues sont bloquées par les grévistes… Gaspard se retrouve dehors sous la pluie.

(et, si t’as bien suivi, Madeline AUSSI est dehors sous la pluie après avoir envoyé chier son Japonais)
(mais… dis-moi pas que c’est pas vrai! assisterait-on bientôt à une rencontre fortuite?)

Retour sur Madeline.

Un mois plus tôt, elle avait tapé dans un moteur de recherche « un appartement à Paris ».
(RT si toi aussi tu penses que Madeline n’est pas très douée avec les nouvelles technologies)
(même un gamin de 5 ans sait qu’on tape dans ce cas-là « appartement Paris » tout court)

Donc voilà, Madeline s’est trouvé un appart sur le net il y a un mois et là, bah… elle s’y rend.
(c’est palpitant)

Quand elle rentre pour la première fois à l’intérieur de l’appartement sus-mentionné, elle se sent instantanément bien. Signe du destin, sur la porte est gravée l’inscription « cursum perficio » qui signifie « ici s’arrête le chemin ». Le symbole est tellement fort, tellement puissant. J’en ai pleuré d’émotions à ma première lecture.
(j’étais presque aussi émotionné que quand le Real Madrid a gagné sa dixième Ligue des Champions dis donc)

Bon, je suis ironique, mais c’est parce que je suis vexé. J’étais persuadé que Gaspard et Madeline allaient se rencontrer sous la pluie, et je me suis planté comme un bleu.

Moi qui croyais revivre la scène pleine d’émotions de Quatre mariages et un enterrement, mon film préféré.

(Hugh Grant et Andy McDowell, je vous aime)
C’est pas gentil Musso de jouer avec mes sentiments.

Retour sur Gaspard.

La pluie s’arrête enfin et Gaspard est content parce qu’il vient de passer chez un caviste où il a acheté une caisse de bouteilles de pinard. Pas de la picole bon marché, non. Compte bien 200 boules les 75 cl, facile. Mais il s’en fout, Gaspard, il a plein de thunes. Et il a sérieusement besoin de se réconforter avec un peu de bibine. Mais non, il n’est pas alcoolique, pensez-vous. Sa citation préférée, c’est celle d’Hemingway: « un homme intelligent est parfois forcé de boire pour pouvoir passer du temps parmi les imbéciles. »

(fais gaffe, Gaspard, parfois, l’imbécile n’est pas celui qu’on croit)

Gaspard arrive enfin à son appart.

Et… Oh! Surprise! Sur la porte est gravée… « Cursum perficio »!!!

(à ce stade, c’est moi qui suis un génie ou vous aussi vous avez compris?)

Alors que Gaspard commence à reprendre ses esprits, une femme lui fait face au milieu de l’appartement. Elle lui demande ce qu’il fout là. Il lui retourne la question.

Fin de la première partie.
(il en reste 21)
(Djinnzz, t’es vraiment un put*** d ‘enf***)
(je te hais)

Bon, à ce stade du bouquin, je dois vous avouer que ce genre de scénario, j’en vois trois fois par jour quand je regarde des pornos…
(hein? euh…)
(c’est bon, je suis au chômage, j’ai du temps libre)
(me jugez pas)

En attendant, Madeline ne se fout pas à poil
(#déception)
mais va à l’agence de location
(en fait, une galerie d’art contemporain qui fait aussi dans la location d’appart)
et elle est pas contente du tout. Le patron, un certain Bernard Benedick, lui apprend qu’il s’agit d’une erreur de la stagiaire qui est en ce moment à l’étranger. Et comme ni Gaspard ni elle ne veulent quitter l’appart bah… y’a pas moyen de régler le problème. Ils n’ont qu’à colocationner, et pis c’est tout.

Quitte à être là, Madeline fait le tour de la galerie d’art avec Benedick.
(qu’on pourrait traduire par… « BonneBite »? on est d’accord que ce nom de famille est super chelou, non?)

Là, BonneBite lui apprend que l’appart qu’elle loue appartenait en fait à un artiste, Sean Lorenz, qui est mort l’année dernière à 49 ans. Elle l’interroge sur lui, mais il reste très mystérieux… avant de l’inviter à bouffer dans le resto d’en face.
(ben tiens)

Gaspard, resté à l’appart, enrage. Il n’a pas envie de se faire emmerder par cette fille! Et puis il a une pièce à écrire! Mais il laisse quand même traîner son regard dans l’appart et tombe sur une biographie de Sean Lorenz écrite par… Bernard Benedick!
(le monde est petit)

Bim! Retour auprès de Bénédick et de Madeline, dans le resto.
(ça s’enchaîne, ça s’enchaîne!)
Là, on a droit à un topo complet sur Sean Lorenz. Je te la fais version courte:
(déjà que je suis pas payé, alors j’ai pas envie d’y passer 3 plombes non plus)

Année 90 – artiste-graffeur à New-York – forme un trio artistique avec une certaine LadyBird et un certain Sotomayor – Lorenz tombe amoureux d’une Pénélope –
(Pénélope !!!)
(t’es sérieux ?)
dessine sa tronche partout dans la ville – elle tombe amoureuse aussi – mariage – installation en France – il devient un artiste super connu – multi-millionnaire – enfant.

Belle histoire, non?

mais après ça se gate :
mort de l’enfant – dépression – divorce – ruine – crise cardiaque dans la rue à Manhattan – cimetière

Mais avant de mourir, Lorenz est rentré par effraction dans la galerie de Benedick pour détruire tous ses tableaux qui représentaient Pénélope. C’est pas malin, parce que maintenant Benedick est au bord de la faillite… Pour se faire pardonner, Lorenz a expliqué au galeriste qu’il avait peint 3 tableaux magistraux qui, à eux seuls, feront sa fortune.

Mais Benedick a beau recherché partout les 3 tableaux… walou. Impossible de mettre la main dessus. Alors quand il apprend que Madeline était une ancienne flic, il l’embauche direct pour les retrouver.

Et voilà Madeline qui commence son enquête…

Pendant ce temps, Gaspard, lui, est resté dans l’appart à lire le bouquin de Benedick. La voisine mettant la musique trop fort, il va sonner chez elle pour l’engueuler.

D’abord vachement en colère, il tombe sous son charme. Elle s’appelle Pauline, elle est fan de Black metal
(ça, c’est plutôt cool)
et de kinbaku
(c’est l’art ancestral japonais de saucissonner des jeunes filles avec des cordes)
(me demandez pas comment je sais ça)
(je suis au chômage et je m’occupe comme je peux, je vous dis)

et elle apprend à Gaspard qu’elle connaissait bien… Sean Lorenz!

Tadaaaa!

Elle lui explique que, peu de temps avant sa mort, elle a surpris Lorenz en train de peindre dans son atelier…

Et elle nous apprend également les circonstances de l’assassinat du petit Julian, le fils de Lorenz. C’est en fait LadyBird, la grande amie de Lorenz dans sa période rebelle à New-York, qui a fait le coup. Pourquoi? Eh bien, elle et lui avaient fait un braquage à l’époque qui avait mal tourné. Elle, elle s’était fait choper par les flics (et elle a passé presque 12 ans en tôle à cause de ça), alors que lui avait pu s’échapper et refaire sa vie à Paris.

Ça lui a foutu grave les boules, à LadyBird. Du coup elle a buté le gamin de Lorenz à sa sortie de prison pour se venger.

Quant à Pénélope, la femme de Lorenz, elle a failli subir le même sort mais les flics l’ont retrouvé avant que l’irréparable ne soit commis, ligotée sur une chaise avec des fils barbelés.
(les fils barbelés, c’est uniquement pour rendre tout ça un peu plus cool, j’imagine)

Puis Ladybird s’est jetée sous un train.

[À ce stade, on en est à environ 25% du bouquin. L’intrigue se met doucement en place. Je m’attendais à une histoire d’amour gnan-gnan, mais en fait, non. C’est plutôt bon signe.
Allez, je reprends espoir… Peut-être que ce bouquin n’est pas le navet auquel je m’attendais, après tout…]

Retour sur Madeline.
Elle a rendez-vous avec un toubib… pour son projet de fécondation in vitro. Avoir un gosse, c’est son rêve depuis toujours.
Bon, cette information ne sert absolument pas l’intrigue, mais c’est censé donner de la profondeur au personnage.
(je prends note si un jour je veux moi aussi écrire un bouquin pour devenir riche)
(donner de la profondeur aux personnages, en usant de n’importe quel artifice, c’est la clef du succès)

Gaspard, de son côté, mène l’enquête. Il téléphone à la psy de Lorenz, dont la gentille voisine lui a donné les coordonnées. Et ben croyez-le, croyez-le pas, mais la psy va dévoiler à Gaspard qu’il était bipolaire et toxico.
(ça paraît être une révélation super intéressante, sur le coup, mais en fait ça ne sera pas du tout exploité dans la suite du roman)
(et merci le secret médical au passage)

Autre piste donnée par Benedick: un resto où Lorenz aimait bien manger. Boum. Madeline et Gaspard s’y donnent rendez-vous et interrogent le serveur, qui leur livre tous les détails qu’il connaît sur le peintre.
(comme ça, sans même demander un p’tit pourboire)
(perso, mon expérience avec les serveurs parisiens se résument plutôt à un « bonjour » du bout des lèvres et un « au revoir » forcé, mais passons)

Le serveur leur apprend donc que, durant les trois derniers mois de sa vie, Lorenz dessinait des labyrinthes sur un croquis pendant ses repas.
(whaou, la révélation du siècle)
(non, en fait, là encore, tout le monde s’en fout)

Deuxième révélation: Lorenz a peint une fresque gratos pour le restaurant, représentant le livre L’énorme Crocodile de Roald Dahl.
(bon, soit)

Mais ce uiq est important, c’est que Madeline est en train de préparer un plan MACHIAVELIQUE.
(oh oui, croyez-moi, c’est tellement génial que le mot mérite des majuscules)
Elle veut que Gaspard contacte Pénélope pour lui demander de louer un tableau de Lorenz qu’elle a encore en sa possession, pour qu’il serve de décor à sa prochaine pièce. Pénélope acceptera à coup sûr, puisqu’elle a cruellement besoin d’argent…

Mais pourquoi ce stratagème? Mystère… Mais on ne va pas tarder à le découvrir!

Gaspard s’exécute et rendez-vous entre Gaspard et Pénélope est pris…

À peine rentré chez Pénélope, il crache le morceau: en fait, le coup de la location du tableau était une simple ruse pour la contacter!
(donc le plan MACHIAVELIQUE tombe à l’eau au bout de 4 pages)
(OK Musso, j’ai rien dit, t’es un génie)

Gaspard avoue tout: il est à la recherche de 3 tableaux que Lorenz auraient peints avant de mourir. Pénélope s’en tape le coquillard mais, au lieu de foutre Gaspard à la porte, elle se met à lui livrer ses secrets les plus intimes. Comment sa relation avec Lorenz a évolué, comment elle avait l’impression qu’il se nourrissait de son âme à chaque fois qu’il la peignait, etc., etc.
(une conversation tout à fait normale entre deux personnes qui viennent de se rencontrer, en somme)

Jusqu’à une ultime confession: le jour de sa mort, Lorenz l’a appelé. Gaspard demande logiquement ce qu’il lui a dit… Mais Pénélope feint l’amnésie et se met en colère, le foutant à la porte.
(eh, oh, doucement Pénélope!)

Pendant ce temps, Madeline va voir le fournisseur de pigments de Lorenz.
(hé ouais, vous le saviez pas, moi non plus, mais tous les peintres ont leur fournisseur de pigments.)
(ça claque)
Il lui apprend qu’il a un pigment méga secret de la mort qui tue: il se fournit dans une carrière de gypse dans le Nouveau-Mexique, en plein cœur d’une base secrète militaire américaine.
(ben voyons)

Ce pigment, c’est le Saint-Graal de tous les peintres et, bien sûr ben… il a pu s’en procurer
(mais demande pas comment, on le saura jamais)
et il en a donné un peu à Lorenz, ainsi que des pigments phosphorescents.

Retour sur Gaspard. Il est dans la rue, tranquille, et il croise son reflet dans la vitrine d’un magasin. Il devient fou furieux et casse ladite vitre à coups de poings.
(une vitrine)
(à coups de poing)
(non mais WHAT !!!???)

(on en est à la page 182 sur 469, et je n’ai qu’une envie: refermer ce livre à tout jamais)

Pour expliquer cette crise de nerfs à Madeline, Gaspard se confie:
(attention, séquence émotions)
quand il était petit, après le divorce de ses parents, son père s’est suicidé parce qu’il n’avait plus de droit de visite sur son fils.

Voilà. Du coup, depuis, il défonce les vitrines à coups de poing quand il aperçoit son reflet dedans.
(tout le monde ferait pareil à sa place)

Tant qu’on en est aux confidences, Madeline lui avoue elle aussi son secret: huit mois plus tôt, elle s’est taillée les veines dans sa baignoire après avoir croisé son ex dans les rues de Manhattan.

(héhé qui c’est le meilleur qui avait deviné le flashback dès le début?)
(Derrick, y’a que ça de vrai)

Heureusement, sa copine Julie est arrivée à temps pour la sauver.
(ouf)

Et puis, pour se détendre, Madeline et Gaspard retournent au resto, où ils en profitent pour observer la fresque de l’énorme Crocodile. Là, les deux se remémorent les moments du bouquin… et, surprise, ils ne se rappellent pas qu’un zèbre fasse partie du bestiaire. Or, un zèbre est justement représenté sur le tableau de Lorenz!

Ohoh! En voilà une piste sérieuse!
(en fait, Musso, c’est un peu le Da Vinci Code du pauvre)

Ils observent de près ce fameux zèbre et… eureka! ils comprennent que c’est un QR code géant!
(#IdéeDeGénie)

Donc Madeline scanne le QR Code et un message s’affiche sur son téléphone: « Nous sommes tous dans le caniveau, mais certains regardent les étoiles »

Quand il apprend ça, Benedick leur donne un nouvel indice: son fils Julian était scolarisé à l’école des Étoiles de Montparnasse.
Mais oui mais c’est bien sûr! Et c’est parti pour l’école des Étoiles de Montparnasse!
(sic)

Comme Madeline et Gaspard
(on va les appeler M&G dorénavant, c’est plus court)
Comme M&G n’ont pas que ça à faire d’appeler le directeur, ils se mettent en mode cambrioleurs et entrent dans l’école par effraction. Et paf, dix minutes plus tard, ils trouvent les trois tableaux de Lorenz dans une salle de classe.

Première toile : un labyrinthe (merci le serveur du resto)
Deuxième toile : peint avec un pigment blanc aux reflets rose-gris (merci la base militaire secrète américaine)
Troisième toile : peint avec des pigments phosphorescents (merci le vendeur de pigments)

À ce stade, j’ai eu envie de crier : « QUOI !? TOUT ÇA POUR ÇA ???!!! »
Et puis je me suis rappelé qu’il restait encore 200 pages.
Et merde.

Dans la troisième toile, les pigments phosphorescents forment un message: « Julian est vivant ».

L’histoire, semble-t-il, va prendre un nouveau tournant…

Et on apprend avec stupeur qu’en fait, le corps de Julian n’a jamais été retrouvé… C’est seulement Pénélope, sa mère, qui avait affirmé aux enquêteurs que l’enfant avait été poignardé sous ses yeux!

(franchement Musso, tu m’aurais dit ça tout de suite, j’aurais compris dès le début que le morveux était encore vivant)

Comme d’habitude, M&G se séparent pour continuer leurs investigations: Gaspard retourne chez Pénélope, le troisième tableau sous le bras.

Il lui montre le message caché: « Julian est vivant ». Elle se fout en rogne. Elle a vu l’assassinat de ses propres yeux, Julian est bel et bien mort, point final. Et elle est de bonne foi, Pénélope, aucun doute possible.

Madeline, de son côté, prend rendez-vous avec la psy de Lorenz.
(le secret médical va encore prendre un coup derrière la tête)
La psy lui apprend que Lorenz a vécu une Expérience de Mort Imminente (on dit EMI pour briller en société) durant laquelle il s’est retrouvé dans un long tunnel. Là, il a croisé toutes les personnes mortes qu’il avait connues. Et, dans le tunnel, pas de traces de Julian !
Du coup, Lorenz en a déduit que Julian était en vie.
CQFD.

La psy, elle, n’a jamais porté aucun crédit à cette théorie fumeuse… Pour elle, Julian est mort, point final.
Du coup, ça rassure Madeline qui quitte Paris le cœur léger, direction Madrid, pour donner suite à sa fécondation in vitro. Après tout, les tableaux retrouvés, son enquête est finie.
(et elle est gentille, Madeline, parce qu’elle a rendu les tableaux à plusieurs millions de dollars pièce à BonneBite sans lui demander une seule thune)
(brave fille)

Gaspard, par contre, a comme qui dirait un doute… Il faut dire que cette histoire lui a complètement retourné le ciboulot. Il décide d’arrêter de boire, d’arrêter d’écrire, de changer de vie… et de continuer l’enquête.

Il épluche les relevés téléphoniques de Lorenz et tombe sur un certain Cliff Eastman habitant à Manhattan. En fait, un vieillard qui a seulement changé de ligne téléphonique récemment. Avant cela, la ligne appartenait à… Sotomayor, un des trois amis d’enfance de Lorenz devenu flic!

Haha! « A tous les coups, Lorenz a dû demander à son ancien ami de rouvrir l’enquête! », en déduit l’apprenti détective.

Cerise sur la corne de gazelle, il trouve chez Lorenz un article de journal consacré à… Madeline! Eh oui, rappelez-vous, elle était flic à Manhattan
(j’espère que j’ai pas fait ce magnifique schéma en début d’article pour rien)
et l’article nous apprend qu’elle a retrouvé une petite fille vivante, 3 ans après sa disparition… Lorenz aurait donc cherché à contacter Madeline pour l’aider à retrouver son fils, ignorant que celle-ci avait quitté la police entre-temps…

[Un peu plus tard…]

Madeline, justement… elle est arrivée dans une clinique privée de Madrid, rapport à sa FIV. Au moment de rentrer dans la salle d’opérations, surprise! Gaspard se tient devant elle. Ah! Le couple M&G se reforme!

(j’étais presque aussi émotionné que quand David Beckham a joué son dernier match au PSG le 18 mai 2013 dis donc)

Bon, Madeline est toujours hostile à la reprise de l’enquête. Pour elle, le gamin est mort, un point c’est tout. Mais elle se laisse séduire par la théorie de Gaspard: et si, en réalité, LadyBird avait fait SEMBLANT d’assassiner l’enfant devant sa mère, juste pour faire souffrir cette dernière? Et si elle avait utilisé un poupon super réaliste qui RESSEMBLAIT à Julian pour FAIRE CROIRE à Pénélope qu’elle l’avait tué?

(haha, tu l’avais vu venir, celle-là, hein?)
(ben moi non plus, vu que cette théorie sort complètement du chapeau)

C’est vrai, quoi, LadyBird, c’est juste une paumée un peu vénère. Pas une meurtrière en puissance.
Et hop, pour en avoir le cœur net, M&G sautent dans un avion direction… New-York!

Il essayent de contacter le flic Sotomayor. Manque de bol, il est mort, assassiné deux ans plus tôt dans la rue.
Pof, impasse.

Madeline va se reposer à l’hôtel, Gaspard continue sur le terrain.

Pof, rebondissement:
Il trouve l’ancienne maison de feu Sotomayor, maintenant habitée par sa cousine. Coup de chance,
(sic)
elle a bien connu Lorenz. Sotomayor et lui étaient amis de longue date. Il y a un an, après la mort du flic, il est même venu dans cette maison pour fouiller dans ses affaires. Il serait reparti satisfait, une sacoche en cuir pleine de documents sous le bras…

Où sont les documents? Aucune idée…
Pof, impasse.

Ce coup-ci, c’est Madeline qui continue l’enquête… Elle se rend dans le dernier hôtel où a dormi Lorenz avant de mourir d’une crise cardiaque dans la rue. Peut-être que les documents s’y trouvent?

Pof, rebondissement:
La standardiste ne veut lâcher aucune info, mais le jeune bagagiste de l’hôtel s’approche d’elle et lui fait une révélation fracassante: il a trouvé les documents de Lorenz dans la chambre quelques mois plus tôt! Ils étaient planqués dans le faux-plafond et ont été retrouvés à la suite d’un dégât des eaux…

Mieux! Il a les documents sur lui!
(oui, oui)
(putain, Musso, t’abuses…)
(tu permets que je te tutoie?)

Mais… il exige 1000 dollars avant de lui donner.
(sale gosse)

Elle lui donne. Et peut enfin se plonger dans les documents tant recherchés…

Manque de bol, il ne s’agit que d’articles de presse relatant les faits d’un tueur d’enfants en série entre 2012 et 2014, surnommé le Roi des aulnes.
Il n’a jamais été retrouvé mais les meurtres s’arrêtèrent en 2014.
Aucun rapport, a priori, avec l’affaire du petit Julian.

Pof, impasse.

(et mille boules foutus par la fenêtre)

Pof, rebondissement:
Une idée germe dans l’esprit de Madeline: et si… et si LadyGirl ÉTAIT le Roi des aulnes? Ça coïnciderait, puisqu’elle était sortie de prison en 2012 et morte en 2014!
(ok, je m’avoue vaincu, Madeline a dû regarder beaucoup plus de Derrick que moi dans sa jeunesse)
(c’est la seule explication)

La cousine de Sotomayor rappelle Gaspard: son mari se souvient d’un détail. Quand il est venu chez eux, Lorenz est reparti non seulement avec des documents, mais également avec le tapis du coffre de la voiture du défunt qu’il a placé dans un sac plastique.

Sans doute pour en faire des prélèvements, pense Gaspard. Le roi de la déduction en tire aussitôt la conclusion suivante: en fait, Sotomayor n’enquêtait pas sur la mort de Julian… mais il était tout simplement le complice de LadyBird! Eh oui, s’il a pris le tapis de voiture, c’est qu’il pensait qu’il y avait des traces d’ADN dessus!

Je jetai le bouquin à travers la pièce. Non, non, non et non! On n’a pas le droit de construire une intrigue de façon aussi foireuse! Je cherchai fébrilement mon téléphone sur le bureau… Il allait m’entendre, ce con.

– Allô, Djinnzz?
– Quoi, putain… Il est deux heures du matin!
– Je sais mais… ce livre, c’est juste une putain de blague!
– Tu m’appelles en pleine nuit pour me dire ça?
– Et alors? Tu t’en fous, que je sois en train de craquer, là… c’est ça?
– De quoi?
– Mais merde, ce bouquin n’a ni queue ni tête… les mecs font des conclusions à partir de que dalle, y’a pas une seu…
– Fais une pause, mec. Va te coucher.

J’avais envie de l’insulter, de le traiter de tous les noms. Pour une raison que j’ignore, je repris mon sang froid.

– Ouais, t’as raison. Je t’appelle demain.
– Et bonne nuit quand même!

Me coucher? Hors de question! Non, je viendrai à bout de ce livre avant l’aube. Question d’honneur. Je me frottai les yeux et repris ma lecture.

En fouillant dans l’agenda de Lorenz, Gaspard trouve le nom du labo qu’il a contacté pour les analyses du tapis de voiture de Sotomayor. Rendez-vous est pris avec le patron du labo et… bingo! Les analyses ont bien été faites, et l’ADN de Julian a bien été retrouvé dessus, avec celui de nombreuses autres personnes…

Le Roi des aulnes semble bien être Sotomayor, après tout…

________________________________
RÉVÉLATIONS
(c’est le moment où t’es censé frémir sur ton canapé)
NOTE AU LECTEUR: NE LIS SURTOUT PAS LA SUITE SI TU NE VEUX PAS SAVOIR LA FIN

________________________________

Madeline retrouve la trace de l’ancienne instit’ de Sotomayor qui lui fait des révélations fracassantes:

Bianca Sotomayor, sa maman, a quitté du jour au lendemain le foyer familial, laissant derrière elle son enfant de 6 ans et son mari tyrannique.
On pourrait croire qu’elle a eu des regrets d’abandonner ainsi son gamin, mais en fait non, pas du tout, elle va très bien, merci pour elle.
Pourquoi? Tout simplement parce que ledit gamin est un remake de « Damien la Malédiction ». Il est colérique et dans ses yeux brillent le « mal », dixit la maman.

Voilà, du coup elle se barre pour refaire sa vie avec un autre mec… et met au monde un nouvel enfant.
#MèreIndigne

Voilà, forts de toutes ces infos, M&G en déduisent avec certitude la chose suivante:

Adriano Sotomayor est bien le Roi des aulnes, le tueur en série d’enfants. Ses motivations remontent bien sûr à l’enfance: il grandit en développant une haine viscérale envers sa mère. Une fois adulte, il la retrouve et il veut se venger.
En la tuant?
Non! Ça serait beaucoup trop simple!
Il veut la faire souffrir infiniment!
Du coup, il tue son petit frère. Bim! Première souffrance pour la maman ingrate.
Mais ça ne suffit pas, loin de là!
Il kidnappe sa mère, la séquestre, et lui amène régulièrement des enfants qu’il kidnappe dans la rue.
Il les fait vivre 2-3 mois ensemble, le temps que sa mère s’attache à l’enfant et, une fois que des liens d’amour sont tissés entre les deux… Bim! Il bute l’enfant, plongeant sa maman dans un cercle de souffrance infini.

Voilà, maintenant c’est clair: M&G sont bel et bien plus forts que Derrick et Colombo réunis.

Mais quel rapport avec le petit Julian, vous demandez-vous? Là encore, M&G ont réponse à tout: LadyBird a mis en scène le meurtre de Julian devant Pénélope pour la faire souffrir, mais n’a pas tué réellement l’enfant.
Non, au lieu de ça, elle l’a remis à son ami Sotomayor, flic de son état (elle ne savait pas qu’il était un tueur en série) pour qu’il le remette finalement à la famille.
(en mode, je vous ai bien eu, haha)
Puis elle est partie se suicider sous un train.

Sotomayor se frotte les mains: il a un gamin qui lui tombe tout cuit dans les mains… Pof! Il le séquestre avec sa mère pour reconduire son schéma machiavélique: qu’elle s’attache à lui avant de le buter.

MAIS!

Un peu plus tard, Sotomayor se fait buter bêtement dans la rue, en s’interposant dans une bagarre. Il reste encore un espoir, donc, que l’enfant soit en vie, séquestrée avec la mère!

Mais où peuvent-ils bien être séquestrés?
Impasse.

Pof, rebondissement:
Dans un bistrot, Gaspard sympathise avec un poivrot qui connaissait bien le père de Sotomayor. Il lui apprend qu’il avait un chalutier, aujourd’hui entreposé dans le cimetière des bateaux.
(quand une enquête est au point mort, il faut TOUJOURS faire ami-ami avec des poivrots dans les bars)
(c’est mon ami Derrick qui me l’a appris)

M&G s’y rendent et trouvent au fond de la cale du bateau:
1/ le corps décomposé de Bianca Sotomayor
2/ le petit Julian… vivant!
(on se demande bien comment vu que ça fait DES SEMAINES que le tueur en série est mort et qu’il ne peut donc plus venir le nourrir)
(mais cherche pas trop à réfléchir, ça fait mal au cerveau)

M&G récupèrent l’enfant. Que vont-ils faire? Avertir les autorités? Nope, sinon le gamin va finir en famille d’accueil.
(et les familles d’accueil, c’est le MAAAAL)

Ben oui, je ne vous ai pas dit? Sa mère, Pénélope, s’est suicidée la veille. C’est con, hein?

Du coup, Madeline se sert de ses contacts pour obtenir des faux papiers de naissance et M&G fondent une vraie famille. Gaspard ayant plein de fric, ils partent s’installer tous les trois sur une île de Cyclades.

FIN.
(ouf)

Pourquoi ce livre est nul ?

Parce que l’intrigue tient uniquement sur le hasard…
– Madeline qui cherche un appartement à Paris et qui tombe par le plus grand des hasards sur celui de Lorenz
– Lorenz qui meurt d’une crise cardiaque alors qu’il s’apprête à démasquer Sotomayor.
– Pénélope, sa femme, qui se suicide la veille que M&G retrouve son fils. LA VEILLE !
(ce suicide sert uniquement à Musso pour faire adopter le gamin par M&G sans que ça pose de cas de conscience)

… ou sur des absurdités…
– Julian qui est encore vivant alors que son ravisseur est mort depuis plusieurs semaines.
– la psy qui dévoile absolument tous les secrets médicaux de son défunt patient à des parfaits inconnus
– le coup de l’Expérience de Mort Imminente qui convainc Lorenz, contre toute logique, que son fils est encore vivant
– Benedick qui loue la baraque de Lorenz sans même enlever les documents et les photos persos du défunt

… ou sur des trucs cools ajoutés juste pour faire cool
– Madeline qui ne veut pas dire à son ex-employé pourquoi elle est venue à Paris (et on ne le saura jamais)
– l’énigme façon Da Vinci Code du pauvre pour retrouver les tableaux (et on ne sait toujours pas pourquoi Lorenz s’est donné tant de mal pour les planquer, d’ailleurs…)
– les pigments récupérés au milieu d’une base militaire secrète aux Etats-Unis
– la voisine fan de black metal et de bondage

On arrête là? Parce qu’en réfléchissant bien la liste peut être beaucoup, beaucoup, beaucoup plus longue.

Plus grave, c’est la psychologie des personnages qui est totalement bâclée. Gaspard est présenté au début du roman comme un asocial complet, haineux et antipathique. En quelques pages, il devient l’être le plus choupinou de la Terre… Et que dire de Madeline, une espèce de caricature de femme forte en apparence mais fragile à l’intérieur.

– Allo, Djinnzz?
– Ouais, quoi, putain? Il est 5 heures du mat’, là!
– J’ai fini.
– Ah. Et ça va, tu tiens le coup?
– C’est dur, très dur. Mais ça y est, j’ai publié l’article sur le blog. C’est la seule chose qui compte.
– Bon, tu tiendras le coup. Je te connais, tu es quelqu’un de fort.
– Si tu le dis…
– Tu fais quoi demain?
– Euh… rien de prévu, pourquoi?
– Il paraît que le dernier Marc Lévy est en top des ventes en ce moment…
– Nan. Tu peux pas me faire ça…
– Mais si, tu ver…

Je jetai mon téléphone à travers la pièce et me mis en position fœtale. Les [Nan mais t’as vu c’ que tu lis] commençaient déjà à me rendre fou.

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Djinnzz

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Tac

“On n'existe pas sans faire.” Simone de Beauvoir

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34 Réponses

  1. Patoche dit :

    Caustique, de mauvaise foi, … tout ce que j’aime haha !

    J’attends la chronique sur le dernier Marc Lévy avec impatience :p

    • Oiseau dit :

      Je pensais pas lire une critique de musso un jour et ça me confirme que je ne lirai jamais de musso. Baser une intrigue sur le hasard, les malentendus ou des fausses zones de mystère, c’est niveau rédaction d’école primaire ^^. Et pour ce qui est des descriptions croisées avant la rencontre de M&G (et même après), ça ressemble plus au script d’un film qu’au déroulement d’un bon livre. La fin m’a cependant beaucoup fait rire et j’ai cru que c’était une grosse blague. Bon rétablissement

      PS : j’ai lu un livre de levy un jour, c’est pas une expérience que je recommande ou que je réitérerais.

  2. Lza dit :

    Du pur génie, mec !
    T’es devenu mon dieu en l’espace d’un article !

    • Paatricia dit :

      Premier article de ce mystérieux Tac ?
      J’ai hâte d’en lire d’autres ! 🙂

  3. JeromeB dit :

    Si vous voulez chroniquer des trucs nuls, Bernard Werber est pas mal du tout dans le genre…
    ou Maxime Chattam

  4. Emilie dit :

    J’ai tellement ri ! Super article !
    C’est dommage car sérieux, ça s’annonçait bien, y’a l’air d’avoir de bonnes idées… Mais a priori il fout tout en l’air à la fin en mettant une histoire bien gnangnan (genre adopter le gamin de l’enquête, sérieux ???) et bourré d’incohérences.
    Bref, ça a cassé un petit peu l’image que je me suis faite de Musso (pas que des histoires d’amour à l’eau de rose édulcorée) mais bon, le schéma narratif a l’air un peu étrange.
    Par contre pour la survie du gamin, moi j’ai bien une petite théorie (vous vous souvenez du corps de la vieille en décomposition à côté ?)…

    J’ai hâte de lire les autres articles ! 😀

  5. LinksTheSun dit :

    Bonjour Tac,
    Arrête de plagier stp.

  6. LinksTheSun dit :

    ROAD TO COMMENTAIRE #200000

  7. LinksTheSun dit :

    ROAD TO COMMENTAIRE #200000 allez

  8. LinksTheSun dit :

    ROAD TO COMMENTAIRE #200000 ON Y EST PRESQUE

  9. LinksTheSun dit :

    ROAD TO COMMENTAIRE #200000 ALLEZ HOP

  10. LinksTheSun dit :

    ROAD TO COMMENTAIRE #200000 CA CONTINUE

  11. LinksTheSun dit :

    ROAD TO COMMENTAIRE #200000 PLUS QUE 10 WOAW

  12. LinksTheSun dit :

    ROAD TO COMMENTAIRE #200000 C-9

  13. LinksTheSun dit :

    ROAD TO COMMENTAIRE #200000 OH MON DIEU QUELQU’UN TENTE DE ME DEVANCER

  14. LinksTheSun dit :

    ROAD TO COMMENTAIRE #200000 yeeehaaa

  15. LinksTheSun dit :

    ROAD TO COMMENTAIRE #200000 PLUS QUE 5

  16. LinksTheSun dit :

    ROAD TO COMMENTAIRE #200000 ON EST DEJA A PLUS DE LA MOITIE

  17. LinksTheSun dit :

    ROAD TO COMMENTAIRE #200000 C’EST BIENTOT FINI LES POTES

  18. LinksTheSun dit :

    ROAD TO COMMENTAIRE #200000
    3

  19. LinksTheSun dit :

    ROAD TO COMMENTAIRE #200000
    2

  20. COMMENTAIRE #200000 dit :

    ROAD TO COMMENTAIRE #200000

    ON L’A FAIT LES AMIS, MA VIE EST COMPLETE DESORMAIS

  21. COMMENTAIRE #200000 J'AI RATé dit :

    QUOI QUELQU’UN M’A DEVANCE AAAAAAAAAAAAAHHHHHHH

    • Chrales dit :

      Epic !!!!!! 🙂

  22. Jeanne dit :

    Qu’est-ce que c’est que ce bordel ?

  23. a-vidange.fr dit :

    c’est très intéressant!

  24. Jean-Raoul dit :

    Bof

  25. Despino dit :

    Page 472 du livre on découvre que le coupable achetait de la nourriture lyophilisée … c’est comme ça que les deux prisonniers ont vécu pendant environ 2 ans….

  26. Courjaud dit :

    Chacun peut aimer tel ou tel auteur, un des commentaires cite plusieurs auteurs à succès indiquant que c’est nul.. Je ne trouve pas ça intelligent. C’est compliqué la lecture d’aimer un livre, il faut aimer le style, la manière d’écrire, avant d’aimer l’histoire qu’il raconte. Je n’arrive pas à lire Stephen King par exemple, tout en trouvant ses histoires géniales, et ce n’est pas pour autant que je dis qu’il est nul… Un peu de modération dans les propos ne serait pas mal

    • sub dit :

      En même temps, si tout le monde trouve Hanouna génial, ce n’est pas une raison pour ne pas avoir le droit de dire qu’il est nul, si les propos sont étayés.

      Là, il y a une analyse point par point du livre, et les faiblesses de l’intrigue sont décortiquées.

      C’est pas parce que « tout le monde » achète Musso que Musso est forcément génial et qu’on est obligés d’aimer cette littérature au rabais…

      Par principe, dis-toi que quand tu sors 1 bouquin par an, la qualité s’en ressent forcément au bout d’un moment. C’est plus un écrivain, c’est une machine à cash lol

  27. Je suis tombée sur cet article en cherchant un QRcode du zèbre de meilleure qualité que sur ma liseuse.

    Puis j’ai lu « pourquoi ce livre est nul ? Parce que l’intrigue tient uniquement sur le hasard… »
    Je me dis que celui qui a écrit ça doit vraiment trouver la vie nulle!

    Et le critique qui déteste ce que le majorité aime devrait changer de métier, il a juste mauvais goût.

  28. Valentine dit :

    En voyant cette critique et son nom tout droit inspiré de LinkTheSun je m’en suis dit youpi ça doit au moins être du même niveau ! Malheureusement non, en lisant j’ai eu l’impression que c’était plutôt critiquer pour faire rire et sans fondements … j’ai lu Musso je n’en suis pas une grande fan même si j’admets avoir trouvé en ce livre un roman facile à lire qui a occupé mes journée à la plage … certes ce roman n’est pas le meilleurs des livres loin de là mais je ne peux m’empêcher de trouver cette critique bien trop peu étayée d’arguments ou du moins ils ne sont pas fondés … dommage LinkTheSun n’essaie pas de critiquer juste pour amuser (si si même à maître Gims il reconnaît ses qualités) et connais son métier par cœur ses arguments sont fondés et intéressants ce qui n’est pas le cas ici à mon plus grand regret. Je lirai volontiers d’autres critiques littéraires à conditions que ce ne soit pas bourré de mauvaise foi !

    • Sub dit :

      Oui, je comprends tes arguments.
      Comme tu le dis, c’est de la littérature pour l’été, à lire sans trop se prendre la tête. Il n’empêche que je suis asses d’accord avec l’article, l’intrigue est baclée, la psychologie des personnages aussi.
      Musso, c’est un peu la lessive OMO de la littérature… Beaucoup de pub pour vendre, mais ça ne lave pas mieux que le concurrent…

  29. Mimi dit :

    J’avais du mal à poursuivre ma lecture de ce roman lorsque que je suis tombée sur cette ´critique’. Depuis, me voici de nouveau en train de tourner les pages dans le seul but de lire la suite de l’article et de me marrer. J’adhère complètement à ce résumé caricaturé qui traduit bien le sentiment d’exaspération que je ressens en lisant ce livre. Pour moi, en plus des personnages et de l’intrigue peu captivants, je trouve l’écriture faussement léchée avec des détails qui n’apportent rien à la narration, sinon des clins d’œil à des marques de produit, des lieux communs ou des préjugés ( comme l’exemple des grèves en France)

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