Avant-propos
La Rome antique, et tout particulièrement la naissance de l'Empire, est l’une des périodes les plus passionnantes de l’Histoire ! Tout y est réuni : du sexe, du sang et des trahisons (si ça c'est pas du teasing...)
Vers 60 avant Jésus-Christ, Rome est en pleine crise identitaire. Les guerres civiles successives qu'elle a connues ces dernières décennies se sont certes calmées, mais les institutions de la république romaine (le Sénat en tête) ne semblent pas assez fortes pour diriger un pays en pleine expansion et cerné par les ennemis.
Bientôt, des voix dénonçant le principe même de la République se font entendre...

Ce que vous apprendrez...
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Que le Sénateur Catilina, qui voulait s'emparer du pouvoir, aurait mangé de la chair humaine et fait boire du sang humain aux conjurés comme preuve de loyauté !
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Que c'est Cicéron, sénateur et orateur hors pair, qui réussit à sauver la république romaine des griffes de Catilina.
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Que le premier triumvirat, sorte d’alliance politique entre les trois hommes les plus influents de Rome, était composé de Jules César, Pompée et Crassus.
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Que ce triumvirat était assez hétéroclite : un ambitieux aux dents longues, un militaire auréolé d'une gloire infinie, et un homme possédant l’une des plus grandes fortunes de son époque !
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Que cette histoire de triumvirat partira très vite en cacahuète...
C'est parti !
En 63 avant Jésus-Christ, un sénateur du nom de Catilina ourdit un complot politique visant à s'emparer du pouvoir. La République a assez vécu, pense-t-il. Rome est devenue bien trop grande pour pouvoir être dirigée par un Sénat théoriquement composé de 600 membres croulants sous le poids de l'âge et de l'embonpoint1. Non, Rome mérite d'avoir un homme fort à sa tête capable d'organiser le pays et de soumettre par la force les peuples ennemis !
Cet homme fort, c'est lui, bien entendu... (ben voyons)
Catilina jouit d'une réputation sulfureuse. On raconte que, pour garantir la fidélité de ses hommes, il les oblige à boire une coupe de sang à l'issue d'une cérémonie d'allégeance des plus macabres. Il est également accusé d'inceste avec sa fille et d'avoir mangé de la chair humaine. Fichtre, en voilà un homme recommandable !
Les accusations semblent trop grosses pour être vraies, mais ces récits restent invérifiables2...
En secret, Catilina noue des alliances et organise patiemment son coup d’État. Mais un bâton du nom de Cicéron vient se mettre dans les rouages du complot... Consul en -63 et orateur hors pair, Cicéron dénonce publiquement les manigances de Catilina. Il prononce quatre magnifiques discours, dont l'histoire se souviendra comme des Catilinaires, et renverse l'opinion publique en sa faveur3.
Désormais, deux camps s'affrontent : la guerre est ouverte entre les conjurés dirigés par Catilina et les défenseurs de la République représentés par Cicéron... Rome n'en a décidément pas fini avec ses vieux démons de la guerre civile !
Les comptes se règlent finalement sur un champ de bataille, près de Pistoia en janvier -62. Ne faisons pas durer le suspense outre mesure... Pourtant à la tête de plusieurs milliers d’hommes, Catilina se fait ratatiner la tronche par l'armée républicaine et meurt l'arme à la main4.
La République a gagné, le conspirateur est mort, vive la République ! À l'issue de cette lutte féroce entre deux visions du futur de Rome, trois hommes que tout oppose se rapprochent : Jules César, Pompée et Crassus.

Trois hommes et un empire
Jules César a alors une quarantaine d'années. Il n'a pas encore les conquêtes de la Gaule à son actif, mais ça ne saurait tarder... en attendant, c'est son ambition démesurée et son culot à toute épreuve qui sont ses principaux atouts5.
Pompée (appelez-le Pompée le Grand, fier comme il est, ça lui fait toujours plaisir), lui, est l'homme fort de Rome. En -60, il a déjà été Consul, Commandant de la flotte romaine, et même Imperator des légions d'Orient6... Ne cherchez pas quelqu'un qui jouisse d'un plus grand prestige que lui, vous n'en trouverez pas !
Quant à Crassus, il a pour lui une fortune colossale : certains murmurent même qu'il est l'homme le plus riche de toute l'Histoire de Rome. Riche, Crassus l'est assurément7, mais à côté de ça, niveau prestige militaire, il reste derrière Pompée. Onze ans plus tôt, en -71, il a bien mis fin en personne à la révolte de Spartacus à la tête de huit légions. Mais bon, mater la rébellion d'un esclave est à peu près aussi prestigieux qu'écraser un cafard de son talon...
Le monstre à trois têtes (d’après le titre d’une œuvre perdue de Varron)
Jules César, Pompée et Crassus... autrement dit, l'alliance de l'audace, du prestige et de l'argent8! Ces trois hommes que tout oppose comprennent rapidement qu'ils ont tout à gagner en unissant leurs forces. Mais chut, seulement trois ans après le coup d'éclat de Catilina, les esprits de la plèbe comme du Sénat sont encore échauffés, et il serait malvenu qu'ils soient accusés de conspiration contre la République.
L'alliance que les trois hommes concluent, ils choisissent donc de ne pas la rendre publique. Dans ce premier triumvirat, les trois hommes s’engagent à soutenir leurs intérêts communs9... Pour sceller le pacte, Pompée épouse Julia, la fille de Jules César. (Vive les mariages d'amour)
Premier objectif du triumvirat : permettre l'élection de Jules César au consulat, lors des élections de -60 pour l’année -59. Un objectif rempli avec brio grâce au soutien de Crassus et Pompée.
Le pacte conclu, les trois hommes vaquent à leurs occupations le cœur plus léger : Jules César, qui a besoin de faire fructifier son influence, décide d'aller conquérir la Gaule. Pompée reste à Rome où il semble filer le parfait amour avec sa chère et tendre Julia (tiens, au temps pour moi, les mariages arrangés peuvent avoir du bon parfois) et se retire même de la vie politique pendant quelque temps pour profiter pleinement de sa bien-aimée.
Après plusieurs années de tensions, les trois hommes renouvellent leur coopération à Lucques en -5610.

La situation dégénère
C'est le moment que choisit Crassus pour prouver qu'il n'en a pas seulement dans le portefeuille, mais également dans le pantalon. Il se cherche donc un truc glorieux à réaliser. La Gaule, c'est pris par Jules César ; l'Espagne, c'est déjà fait par Pompée quelques années plus tôt ; l'Orient ? Ah, tiens, là y'a de quoi faire. Allez, hop, à la conquête de l’Orient ! ... mais il sera vaincu par l’empire parthe à Carrhes en -53, puis tué au cours d’une entrevue. Lui qui aimait tant l'or, les Parthes auraient versé de l’or en fusion dans sa bouche après sa mort, selon une tradition tardive rapportée par Dion Cassius11... Si l'épisode vous intéresse, on vous raconte tout ici.
Après la défaite de Crassus à Carrhes, et alors que César est en train de mener la guerre des Gaules, une vraie petite révolte est en train de prendre forme à Rome. Une révolte de plus, ça deviendrait presque habituel.
Dans ces temps troublés, qui de mieux placé à Rome que Pompée pour remettre de l’ordre, je vous le demande ? Personne (oui, j'avoue, c'était une question rhétorique).
Devant l'urgence de la situation, le Sénat nomme donc Pompée consul unique en -52. Consul, ça n'a l'air de rien, comme ça, mais c'est un poste clef dans la République romaine. Habituellement, pour éviter toute dérive dictatoriale, il existe deux consuls, qui détiennent chacun l'imperium, c'est-à-dire le pouvoir de prendre une décision au nom de la cité. Mais, étant donné la situation dégradée à Rome en cet an de grâce 52 avant Jésus-Christ, le sénat prend le risque de nommer Pompée consul unique. Oui, unique12!
Cette décision s'avère être un véritable succès, Pompée prenant les mesures nécessaires pour faire de nouveau régner l'ordre dans la ville. Il fait protéger les tribunaux par des soldats et poursuivre les responsables des violences. Cerise sur le gâteau : il n'a pas profité de ses nouveaux pouvoirs pour organiser un coup d’État. Pompée prouve ainsi son attachement aux valeurs de la République et ça, c'est bon pour son karma. Mais à force de n'entendre que des louanges sur sa propre personne, sa notoriété commence à lui monter au cerveau... Seule ombre au tableau : cet emmerdeur de Jules César !
Pompée vs. César 3, 2, 1... Fight !
Jules César n'est pas en reste ! Ses exploits militaires en Gaule parviennent régulièrement aux oreilles de la capitale où des fêtes sont régulièrement organisées en son honneur. Ce qui n'est pas sans faire enrager Pompée, bien sûr...
Pour couronner le tout, Julia, à la fois fille de Jules César et épouse de Pompée, meurt en -54. Elle était un lien familial qui aurait pu freiner le conflit ouvert entre les deux hommes. Quand Crassus meurt l'année suivante dans sa campagne contre les Parthes, le triumvirat vole en éclats.
Désormais, tous les coups sont permis entre les deux ennemis. Pompée a l'avantage de la proximité : lui est confortablement installé au cœur de Rome, là où tout se joue, alors que César est à l'autre bout de l'Europe, encore à batailler avec ces sauvages de Gaulois !
Par un jeu complexe d'alliances et de manipulation politique, Pompée soutient les mesures d’exception votées par le Sénat contre Jules César, toujours en Gaule cisalpine.
Évidemment, il n’en faut pas plus à Jules César pour franchir le Rubicon, un petit fleuve servant de frontière entre la Gaule cisalpine et l’Italie13, et marcher sur Rome avec son armée. "Moi, hors-la-loi ? Vous allez voir de quel bois j'me chauffe !"
Ce faisant, il réalise un outrage suprême. Imaginez un peu, Rome elle-même est menacée par un proconsul devenu incontrôlable ! Si Jules César rate son putsch, il le sait, il sera condamné à mort. Mais bon, alea jacta est, on ne vit qu'une fois de toute façon.
À peine arrivé sur l'autre rive du Rubicon que la guerre devient donc ouverte entre Jules César et le camp sénatorial !

Une réaction inattendue
Contre toute attente, Pompée est pris de court ! Il ne pensait pas que la réaction de César serait si rapide et, surtout, si audacieuse ! Hélas, les forces disponibles à Rome sont insuffisantes pour défendre la cité… Pompée peste contre lui-même, il n'a pas été assez prévoyant. Dans ces conditions, il a conscience qu’une confrontation directe avec les légions de Jules César tournerait au massacre. La mort dans l'âme, il se résout donc à évacuer la ville et offre Rome sur un plateau à son pire ennemi.
Certes, cette fuite n’est qu’un "repli stratégique" (c’est ce qu’on dit toujours...), mais elle est très chargée symboliquement…
Désormais, les citoyens romains doivent choisir leur camp : selon Pompée, les sénateurs restant dans la ville sont assimilés aux partisans de Jules César14. Au contraire, ceux qui préfèrent tout abandonner et suivre Pompée dans sa fuite choisissent alors le camp des Républicains. Le forgeron ou le tavernier du coin n’ont rien demandé à personne, se foutent peut-être de Pompée et de César comme de leur première chemise, et voilà qu’ils subissent les conséquences de la guerre ! Merde, la vie est injuste.
Comment va se dérouler l’arrivée triomphante de Jules César ?
Pompée trouvera-t-il les ressources nécessaires pour sortir victorieux de ce combat ?
La République romaine survivra-t-elle ?
Que de questions, que de suspense...
La suite, c'est ici que ça se passe.
Notes
- Le Sénat ne gouverne pas seul : les magistrats exercent des fonctions annuelles et les assemblées de citoyens votent des lois et élisent les magistrats. Après Sylla, son effectif nominal est de 600 membres, mais le nombre réel varie. La République n’est donc pas simplement un conseil de vieillards opposé à un chef unique.↩ Retour au texte
- Salluste rapporte le serment scellé par du sang mêlé de vin, puis précise que certains y voyaient une invention destinée à justifier les exécutions ordonnées par Cicéron. Il refuse lui-même de conclure faute de preuves. Plutarque, beaucoup plus tardif, ajoute le sacrifice humain et la consommation de chair. Ces récits renseignent aussi sur la manière de diaboliser un adversaire politique.↩ Retour au texte
- Les première et quatrième Catilinaires s’adressent au Sénat ; les deuxième et troisième au peuple. Cicéron adapte ainsi son discours à des auditoires différents. Les textes conservés appartiennent aussi à la construction publique de son rôle de sauveur de Rome, et doivent être lus comme des interventions politiques, pas comme des comptes rendus neutres.↩ Retour au texte
- La victoire militaire finale ne revient pas à Cicéron. Selon Salluste, le consul Gaius Antonius, malade de la goutte, confie le commandement effectif à Marcus Petreius. L’historien, pourtant hostile à Catilina, souligne le courage de ses hommes et décrit des morts tombés presque tous à leur poste. (La Conjuration de Catilina, 59-61.)↩ Retour au texte
- César arrive dans cette alliance avec une carrière politique et militaire déjà engagée. Plutarque décrit ses opérations contre les Lusitaniens et les Callaïques en Espagne. Il raconte aussi que Crassus l’avait aidé à partir pour sa province en se portant garant auprès de ses créanciers : les liens d’argent et les ambitions politiques se rejoignent bien avant les conquêtes gauloises.↩ Retour au texte
- Le prestige oriental de Pompée repose sur sa victoire contre Mithridate et sur la réorganisation des territoires soumis à Rome. Sa campagne contre les pirates avait également renforcé sa réputation. Le titre d’imperator est alors une acclamation militaire ; il ne signifie pas « empereur » au sens du régime qui sera instauré sous Auguste.↩ Retour au texte
- Plutarque associe cette fortune aux biens vendus après les proscriptions de Sylla, aux investissements immobiliers et au travail de nombreux esclaves spécialisés. Il raconte notamment des achats à bas prix de maisons en feu ou menacées par un incendie. Ce portrait moral de l’avidité ne permet pas, à lui seul, de classer Crassus parmi tous les riches de l’histoire romaine. (Crassus, 2.)↩ Retour au texte
- Le titre grec Trikaranos, transmis par Appien, renvoie à une figure « à trois têtes ». L’œuvre de Varron est perdue : son contenu et sa portée exacte font débat chez les spécialistes. L’image du « monstre à trois têtes » est donc une interprétation traditionnelle du titre, pas une phrase dont nous posséderions le contexte original.↩ Retour au texte
- Le « premier triumvirat » n’est pas une charge officielle comparable à un consulat. César rapproche deux hommes jusque-là rivaux afin de réunir leur influence. Le mariage de Julia avec Pompée renforce cette coopération personnelle et familiale ; il ne transforme pas l’entente en institution constitutionnelle. (Plutarque, César, 13-14.)↩ Retour au texte
- La conférence de Lucques prépare le consulat de Pompée et Crassus pour 55 et la prolongation du commandement provincial de César. Les cinq années concernent notamment ce commandement : elles ne sont pas la durée légale d’un triumvirat privé. Plutarque insiste sur l’affluence de sénateurs et de magistrats autour de César à cette rencontre.↩ Retour au texte
- Dion Cassius rapporte plusieurs versions de la mort de Crassus au cours d’une rencontre avec les Parthes : tué par un Romain pour éviter sa capture, ou par ses adversaires. Il introduit ensuite l’or fondu par une formule de ouï-dire. Le motif oppose symboliquement l’avidité du riche Romain à son impuissance ; il ne faut pas en faire une certitude sur son supplice.↩ Retour au texte
- Le meurtre de Clodius et les violences qui suivent rendent les élections impossibles. Le choix d’un consul sans collègue donne à Pompée une position exceptionnelle, sans lui conférer formellement la dictature. Cette solitude ne dure pas toute l’année : Metellus Scipion devient son collègue en août 52.↩ Retour au texte
- Le problème est politique et juridique : César conduit une armée hors de sa province vers l’Italie, au lieu de rentrer comme simple citoyen. L’affrontement a toutefois une histoire antérieure. Le 7 janvier 49, le Sénat vote un décret d’urgence ; César, dans son propre récit justificatif, insiste sur l’atteinte aux droits des tribuns qui se réfugient auprès de lui.↩ Retour au texte
- César rapporte que Pompée annonça au Sénat qu’il traiterait ceux qui resteraient à Rome comme ceux qui seraient dans le camp césarien. C’est un moyen de contraindre les responsables politiques à le suivre. Le passage ne permet pas d’affirmer que chaque artisan ou habitant resté chez lui était juridiquement déclaré ennemi public. (Guerre civile, I, 33.)↩ Retour au texte




Personne n'est parfait PPP !
Une question se pose: comment Jules César a-t-il réussi à convaincre Crassus et Pompée de former une alliance?
Pour Crassus, César lui a déjà emprunté une importante somme d'argent en -63 pour financer sa campagne électorale. C'est grâce à lui qu'il est élu au titre de pontifex maximus.
Donc les deux hommes se connaissent bien, et Crassus voit en ce premier triumvirat l'occasion de récupérer son argent, voire de la faire fructifier (il mise en quelque sorte sur le talent politique de Jules Cesar).
Pompée, lui est très populaire. C'est même la personnalité la plus envogue du moment, suite à sa victoire en Orient contre le roi Mithridate. A son retour à Rome avec ses armées, Pompée demande au Sénat des terres pour ses hommes.
Mais... le Sénat refuse.
C'est sur la base de cette déception que César parvient à convaincre Pompée de former une alliance secrète...
Concernant le franchissement du Rubicon par Cesar, celui-cii est plus l'aboutissement d'un stratagème politique qu'un simple coup de dés.
A l'origine, Pompée et le Sénat demandent à Jules César de leur rendre deux légions pour partir en guerre contre les Parthes (le peuple sur lequel Crassus avait perdu la tête quelques années plus tôt).
En réalité, César n'est pas dupe, il s'agit d'un stratagème pour l'affaiblir...
Étant encore en Gaule, il charge Marc-Antoine, alors tribun de la plèbe, de négocier avec le Sénat. Il fait savoir au Sénat qu'il accepte de ne garder que deux légions en Gaule, à condition qu'on accepte sa candidature au Consulat.
Le Sénat est fou de colère! Un simple citoyen qui se permet de négocier avec la noble institution romaine? C'est scandaleux!
Marc-Antoine est jeté hors du Sénat à grands coups de pied aux fesses.
Cela fait bien les affaires de César! Il s'empare de l'événement (un tribun de la plèbe, c'est à dire un représentant du peuple, jeté dehors par le Sénat, voilà de quoi retourner l'opinion publique en sa faveur) pour légitimer son action.
Voilà l'excuse qu'il attendait pour franchir le Rubicon, en ayant le peuple de son côté. Un coup de maître magistral!
Passionnant!
Et les rajouts de questo sont bienvenus pour combler les "trous".
Pour quand un bouquin ? :)
On sait tous que c'est Caius Julius Caesar qui va gagner en laissant quand même le sénat: pourquoi ne l'a-t-il pas éliminé? C'aurait été plus pratique et plus intelligent (ils l'ont tué quand même) ...