Le vase de Soissons: c’est peut-être un détail pour vous, mais pour la France, ça veut dire beaucoup!

Djinnzz

Créateur et rédacteur d' EtaleTaCulture

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5 Réponses

  1. Mélie Mini-Mélie dit :

    Comme toujours, une fine rencontre entre humour et savoir, petite mention spéciale pour les « chamans et ceux qui pètent »… Toujours un régal à lire.

    Juste un petit rajout, les barbares ne sont pas uniquement arrivés à force d’invasions et de gue-guerres, les incursions sont aussi ce qui a permit à une grande partie de ses barbares de constituer les peuples habitant sur le territoire que nous nommons France aujourd’hui.
    Lorsque Rome s’est cassé la figure, les barbares qui étaient à sa solde ont quitté ses rangs pour s’installer un peu partout en Europe, généralement là où ils étaient déjà, ils n’allaient pas retourner sur leurs terres d’origine avec laquelle ils n’avaient plus de liens. L’arrivée des barbares n’a pas été si sanglante que ça en fait.

  2. Histomanie dit :

    La version la plus répandue de l’épisode du vase de Soissons dit que, lorsque Clovis demande à ses troupes de récupérer le fameux vase, tous ses hommes lui disent oui de bon coeur. Tous? Non! Un irréductible abruti s’oppose à lui:
    – Tu n’auras que a part du butin que le sort t’attribuera, comme tout le monde!
    Et ce crétin donne un coup d’épée dans le vase, soit le brisant, soit le cabossant, les historiens n’ont aucune idée du matériau utilisé pour fabriquer ce vase.

    Plus tard, comme vous le racontez, Clovis se vengera en brisant le crâne du soldat, tout comme celui-ci avait brisé le vase de Soissons…

  3. MrV dit :

    Le vase de Soissons: l’exemple parfait d’un événement que tout le monde croit connaître mais, quand on demande d’expliquer, plus personne ne se rappelle!

    (« Euh… Bah en fait, c’est l’histoire d’un mec, il prend un vase et il le casse. Et… voilà… »)

    Merci à vous de réagiter mes neurones et de me réactiver la mémoire sur un épisode dont j’avais forcément entendu parler à l’école mais que j’avais complètement oublié!

    ETC: agitateur de neurones: ça ferait un beau slogan, non? 😀

  4. Arnaud dit :

    – De fait, l’article ne mentionne pas qu’en 486, le soldat a bel et bien brisé le fameux vase.

    – Dans les tribus germaniques, aucun chef de guerre n’avait de « droit de vie et de mort sur chacun de ses hommes ». La tradition chez les chefs et rois germaniques était d’être élus par leur propre peuple. Hugues Capet a jeté un pavé dans la marre en établissant une royauté par filiation, donc une dynastie. En revanche, de l’autre côté du Rhin, on a continué à élire les empereurs jusqu’à la dissolution de l’empire germanique en 1806.
    Par ailleurs, les tribus germaniques de cette époque étaient plus avancées sur le plan égalité homme-femme que les romains ou les grecs. Le XVIè et le XVIIè siècle ont vu naître l’absolutisme en Europe (Jacques I et Charles I Stuart, Louis XIV…). Et encore ! Louis XIV n’a jamais osé faire mettre à mort d’autorité Nicolas Fouquet : il a insisté pour qu’un jugement ait lieu.
    En Europe, le « droit de vie et de mort » sur qui que ce soit a toujours été une idée honnie.

  5. jean-luc dit :

    merci pour cet article très bien écrit et les commentaires utiles.
    Pour ma part, plus que l’anecdote, c’est sa signification qui m’interroge. Pourquoi ce petit fait divers fait-il partie intégrante de notre imaginaire collectif que d’aucun appellent notre psyche national (pour ne pas dire nationaliste)?
    On peut trouver sur ce lien quelques éléments de réponse
    https://www.futura-sciences.com/sciences/questions-reponses/histoire-histoire-vase-soissons-5545/
    Symbole de la centralisation de l’autorité contre le ‘démocratisme’ primaire des tribus germaniques, confirmation des rapports hiérarchiques, et bientôt de classe, le tout couvert d’un rapprochement en cours avec l’église concilaire, déjà bien rangée aux côtés des grands, comme moyen sacré de valider la prise de pouvoir d’une nouvelle classe de guerriers. Les fondements de notre société… française. Depuis!
    Se souvenir, au passage, que l’acte atroce (d’aucun disent barbares ou même sauvage, mais ne tombons pas dans ce piège linguistique) de Clovis sur le crâne du pauvre petit soldat n’est qu’un acte atroce de plus dans sa longue liste d’assassinats qui lui ont permis de devenir notre roi fondateur.

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