Conte de la Lune jaune après l’incendie

Il était une fois, dans un royaume en déclin, un homme très riche qui était détesté par la plupart des habitants. La richesse de cet homme était inimaginable : il aurait fallu à un ouvrier qu’il travaillât plus de 5 millions d’années pour gagner autant que lui.

Parfois, les gens n’étaient pas d’accord entre eux et se disputaient à son sujet lors des repas dominicaux :

– S’il est riche, c’est qu’il le mérite ! disaient les uns.

– Pas du tout ! La richesse qu’il s’est constituée, c’est à notre détriment ! Il n’a aucun mérite à exploiter la misère humaine ! disaient les autres.

Ou encore :

– S’il est si riche que ça, pourquoi ne nous aide-t-il pas à mieux vivre ? À quoi lui sert-il d’avoir tellement d’argent qu’il ne pourra jamais le dépenser ?

– Mais si nous lui demandons trop d’argent, l’homme très riche va finir par quitter le pays et nous serions alors encore plus démunis !

Certains, qu’il appartinssent à un camp ou à l’autre, sortaient parfois précipitamment de table, excédés par les arguments qu’on leur opposait. Face à l’impossibilité du dialogue, tout le monde campait sur ses positions.

Un jour, un terrible incendie se déclara dans la plus grande et la plus belle église du royaume. Alertés par les cris et les pleurs, la plupart des habitants sortirent de chez eux et assistèrent, impuissants, à ce terrible spectacle. À quelques pas du brasier, certains chantaient des chants religieux pleins d’espoir, d’autres priaient pour que l’incendie cessât immédiatement, d’autres encore pleuraient et se lamentaient.

– Qu’allons-nous devenir ? Notre royaume sans cette église, ce n’est plus vraiment notre royaume. Ce n’est pas seulement une construction faite de pierre et de bois qui est en train de se consumer, c’est l’âme tout entière de notre peuple qui part en fumée !

Et, sur ce point, rares furent les voix discordantes. Dans l’adversité, les gens semblaient avoir retrouvé un semblant d’unité.

Alerté du drame par ses conseillers, le roi sortit bientôt de son château et alla à la rencontre de son peuple, entouré de plusieurs lignes de soldats qui assuraient sa protection. C’est que le roi, tout comme l’homme très riche, n’était pas très aimé par les habitants de son royaume et il ne pouvait plus se balader librement sans prendre le risque de se faire insulter ou menacer de mort. Il arriva accompagné du premier de ses ministres, un énigmatique sourire aux lèvres. En fait, le roi ne savait pas très bien s’il devait sourire pour rassurer ses sujets ou prendre un air triste, pour montrer qu’il avait conscience de la gravité de la situation. Son air était donc indéchiffrable, mi-amusé, mi-triste, mi-confiant. Ses sujets, qui l’écoutèrent avec attention, ne savaient plus trop bien que penser.

– Il se fiche de nous ! disaient les uns.

– Mais non, ne vois-tu pas qu’il est ému ? disaient les autres.

Et cela créa un nouveau sujet de discorde à propos du roi.

L’incendie dura presque toute la nuit et, au petit matin, le chef des pompiers annonça avec soulagement que l’église était sauvée : seules la charpente et une partie de la structure avaient été endommagées. Les habitants du royaume eurent un « ouf » de soulagement. Ils étaient émus mais rassurés : leur église était encore debout, et c’était sans doute là le principal.

Alors le roi prit de nouveau publiquement la parole :

– Chers sujets, nous sommes ce peuple de bâtisseurs ! Nous reconstruirons l’église et elle sera encore plus belle qu’avant ! Et je veux que les travaux soient finis d’ici 5 ans maximum !

Les gens écoutèrent le roi avec attention, mais beaucoup restaient perplexes. En premier lieu, ils ne savaient pas qu’ils étaient bâtisseurs, mais cela leur fit plaisir de l’apprendre. Mais, surtout, beaucoup se posaient cette question : pourquoi le roi voulait-il que leur église fût plus belle qu’avant ? Il leur semblait que c’était mission impossible car le monde entier s’accordait à dire que leur église était un véritable joyau, construite pendant plus d’un siècle par les meilleurs artisans du royaume. Comment, et pourquoi, le roi pouvait-il dire qu’il ferait mieux que cela ?

Les gens s’interrogeaient aussi sur la durée de cinq ans des travaux annoncée par le roi. Comment était-ce possible que les travaux durassent si peu longtemps, alors que les architectes du royaume disaient à l’unanimité que dans une telle perspective il faudrait plusieurs décennies avant que l’église ne retrouve son lustre d’antan ?

Et, de nouveau, les gens n’étaient pas d’accord entre eux sur l’interprétation des propos du roi et se disputaient à longueur de journée à cause de lui :

– Il dit juste ce que l’on a envie d’entendre, mais il n’en pense pas un mot ! disaient les uns.

– Quel roi brillant et visionnaire ! disaient les autres.

De nouvelles disputes s’annonçaient lors des repas dominicaux… C’est alors que l’homme très riche prit à son tour la parole publiquement :

– Je veux donner 100 millions d’écus pour aider le roi à reconstruire l’église ! affirma-t-il.

Les gens, encore dans l’émotion du drame et surpris par cette annonce tonitruante, applaudirent l’homme très riche avec ferveur.

– Vous voyez, je vous l’avais bien dit que c’était un homme bon ! se vantaient certains.

Et, cette fois, personne ne vint les contredire.

C’est alors que le conseiller de l’homme très riche, que personne ne connaissait vraiment, prit la parole à son tour. Mais il avait une voix moins puissante, et seule une poignée de gens au premier rang l’entendirent :

– Bien sûr, il faudrait que le roi nous reverse une grosse somme d’argent en contrepartie de l’aide que nous voulons fournir, déclara-t-il. Cela nous semblerait juste, puisque nous aidons le royaume.

Cette déclaration sema l’effroi parmi ses auditeurs. Les paroles du conseiller se répandirent partout par le bouche à oreille. En l’espace d’une déclaration, la belle unité du peuple au pied de l’église encore fumante vola en éclat.

– Ah, voilà pourquoi l’homme très riche voulait nous aider ! dirent certains. Nous nous doutions bien qu’il y avait anguille sous roche !

– Pas du tout, leur répondit-on. L’homme très riche veut aider, c’est juste ça qui compte. Pourquoi vous obstinez-vous à voir le mal partout ?

– Mais ne voyez-vous pas que l’homme très riche se sert de la catastrophe de l’église pour passer pour un bienfaiteur aux yeux du peuple ?

– Vous voyez des complots partout ! L’homme très riche a de l’argent, il veut nous en donner pour le bien commun. Point. Il n’y aucune polémique à avoir !

Parmi eux, un habitant avait l’esprit plus mathématique que les autres. Il était considéré par beaucoup comme un farfelu parce que, pour d’obscures raisons, il avait l’habitude de s’habiller en jaune tous les samedis. Mais le calcul qu’il fit eut un certain écho parmi ses semblables :

– La fortune de l’homme très riche est estimée à 60 milliards d’écus. Le don qu’il propose de faire est dérisoire par rapport à sa fortune personnelle ! C’est comme si moi-même je donnais 2 écus alors que j’en gagne un peu moins de 1000 par mois.

– Tes calculs semblent justes, lui répondit un autre. Et en plus, sur les 100 millions d’écus qu’il donne, le roi lui en redonnera plus de la moitié !

Ceux qui étaient favorables à l’homme très riche continuèrent à avancer leurs arguments, mais on sentait leur conviction faiblir quelque peu. Sentant le vent tourner, l’homme très riche, qui voulait simplement redorer son image auprès du peuple, dut faire machine arrière en disant que finalement il ne demanderait au roi aucune somme d’argent en contrepartie de son don.

Mais c’était trop tard. L’incendie qui se déclencha dans l’opinion publique était beaucoup plus dur à éteindre que celui de l’église. Pour rendre hommage au farfelu qui s’habillait en jaune tous les samedis et qui leur avait ouvert les yeux, beaucoup de gens décidèrent de s’habiller en jaune à leur tour. Et, ainsi vêtus, ils allèrent trouver le roi :

– Sire, nous ne comprenons pas : des sommes colossales sont trouvées pour rebâtir l’église en très peu de temps, ce qui est très bien car nous adorons notre église. Mais comment se fait-il que vous nous racontiez depuis des années que les caisses sont vides pour aider les pauvres qui meurent chaque jour dans la rue ou les mères de famille qui n’ont qu’un quignon de pain à donner à leur enfant ?

Le roi se trouva bien embêté et maudit l’homme très riche d’avoir provoqué cette nouvelle crise. Il leur répondit :

– Mes très chers gueux, ce n’est pas le moment de parler de cela ! Les cendres de notre chère église sont encore fumantes et nous devons respecter une période de deuil envers ce bâtiment que nous aimions tant. Promis, bientôt, je vous apporterai mes réponses et je m’occuperai alors de vous.

Ceux qui assistèrent à la scène remarquèrent avec inquiétude que la phrase « je m’occuperai de vous » pouvait avoir deux significations. Gardant tout de même l’espoir, chacun rentra chez soi et attendit patiemment que les cendres de l’église refroidissent.

Et que le roi s’adressât enfin à eux.

Il était une fois, dans un royaume en déclin, un homme très riche qui était haï par la plupart des autres habitants. La richesse de cet homme était inimaginable : il aurait fallu à un ouvrier qu’il travaillât plus de 5 millions d’années pour gagner autant que lui.

Parfois, les gens n’étaient pas d’accord entre eux et se disputaient à son sujet lors des repas dominicaux :

– S’il est riche, c’est qu’il le mérite ! disaient les uns.

– Pas du tout ! La richesse qu’il s’est constituée, c’est à notre détriment ! Il n’a aucun mérite à exploiter la misère humaine ! disaient les autres.

Ou encore :

– S’il est si riche que ça, pourquoi ne nous aide-t-il pas à mieux vivre ? À quoi lui sert-il d’avoir tellement d’argent qu’il ne pourra jamais le dépenser ?

– Mais si nous lui demandons trop d’argent, l’homme très riche va finir par quitter le pays et nous serions alors encore plus démunis !

Certains, qu’il appartinssent à un camp ou à l’autre, sortaient parfois précipitamment de table, excédés par les arguments qu’on leur opposait. Face à l’impossibilité du dialogue, tout le monde campait sur ses positions.

Un jour, un terrible incendie se déclara dans la plus grande et la plus belle église du royaume. Alertés par les cris et les pleurs, la plupart des habitants sortirent de chez eux et assistèrent, impuissants, à ce terrible spectacle. À quelques pas du brasier, certains chantaient des chants religieux pleins d’espoir, d’autres priaient pour que l’incendie cessât immédiatement, d’autres encore pleuraient et se lamentaient.

– Qu’allons-nous devenir ? Notre royaume sans cette église, ce n’est plus vraiment notre royaume. Ce n’est pas seulement une construction faite de pierre et de bois qui est en train de se consumer, c’est l’âme tout entière de notre peuple qui part en fumée !

Et, sur ce point, rares furent les voix discordantes. Dans l’adversité, les gens semblaient avoir retrouvé un semblant d’unité.

Alerté du drame par ses conseillers, le roi sortit bientôt de son château et alla à la rencontre de son peuple, entouré de plusieurs lignes de soldats qui assuraient sa protection. C’est que le roi, tout comme l’homme très riche, n’était pas très aimé par les habitants de son royaume et il ne pouvait plus se balader librement sans prendre le risque de se faire insulter ou menacer de mort. Il arriva accompagné du premier de ses ministres, un énigmatique sourire aux lèvres. En fait, le roi ne savait pas très bien s’il devait sourire pour rassurer ses sujets ou prendre un air triste, pour montrer qu’il avait conscience de la gravité de la situation. Son air était donc indéchiffrable, mi-amusé, mi-triste, mi-confiant. Ses sujets, qui l’écoutèrent avec attention, ne savaient plus trop bien que penser.

– Il se fiche de nous ! disaient les uns.

– Mais non, ne vois-tu pas qu’il est ému ? disaient les autres.

Et cela créa un nouveau sujet de discorde à propos du roi.

L’incendie dura presque toute la nuit et, au petit matin, le chef des pompiers annonça avec soulagement que l’église était sauvée : seules la charpente et une partie de la structure avaient été endommagées. Les habitants du royaume eurent un « ouf » de soulagement. Ils étaient émus mais rassurés : leur église était encore debout, et c’était sans doute là le principal.

Alors le roi prit de nouveau publiquement la parole :

– Chers sujets, nous sommes ce peuple de bâtisseurs ! Nous reconstruirons l’église et elle sera encore plus belle qu’avant ! Et je veux que les travaux soient finis d’ici 5 ans maximum !

Les gens écoutèrent le roi avec attention, mais beaucoup restaient perplexes. En premier lieu, ils ne savaient pas qu’ils étaient bâtisseurs, mais cela leur fit plaisir de l’apprendre. Mais, surtout, beaucoup se posaient cette question : pourquoi le roi voulait-il que leur église fût plus belle qu’avant ? Il leur semblait que c’était mission impossible car le monde entier s’accordait à dire que leur église était un véritable joyau, construite pendant plus d’un siècle par les meilleurs artisans du royaume. Comment, et pourquoi, le roi pouvait-il dire qu’il ferait mieux que cela ?

Les gens s’interrogeaient aussi sur la durée de cinq ans des travaux annoncée par le roi. Comment était-ce possible que les travaux durassent si peu longtemps, alors que les architectes du royaume disaient à l’unanimité qu’il eût fallu plusieurs décennies avant que l’église retrouvât son lustre d’antan ?

Et, de nouveau, les gens n’étaient pas d’accord entre eux sur l’interprétation des propos du roi et se disputaient à longueur de journée à cause de lui :

– Il dit juste ce que l’on a envie d’entendre, mais il n’en pense pas un mot ! disaient les uns.

– Quel roi brillant et visionnaire ! disaient les autres.

De nouvelles disputes s’annonçaient lors des repas dominicaux… C’est alors que l’homme très riche prit à son tour la parole publiquement :

– Je veux donner 100 millions d’écus pour aider le roi à reconstruire l’église ! affirma-t-il.

Les gens, encore dans l’émotion du drame et surpris par cette annonce tonitruante, applaudirent l’homme très riche avec ferveur.

– Vous voyez, je vous l’avais bien dit que c’était un homme bon ! se vantaient certains.

Et, cette fois, personne ne vint les contredire.

C’est alors que le conseiller de l’homme très riche, que personne ne connaissait vraiment, prit la parole à son tour. Mais il avait une voix moins puissante, et seule une poignée de gens au premier rang l’entendirent :

– Bien sûr, il faudrait que le roi nous reverse une grosse somme d’argent en contrepartie de l’aide que nous voulons fournir, déclara-t-il. Cela nous semblerait juste, puisque nous aidons le royaume.

Cette déclaration sema l’effroi parmi ses auditeurs. Les paroles du conseiller se répandirent partout par le bouche à oreille. En l’espace d’une déclaration, la belle unité du peuple au pied de l’église encore fumante vola en éclat.

– Ah, voilà pourquoi l’homme très riche voulait nous aider ! dirent certains. Nous nous doutions bien qu’il y avait anguille sous roche !

– Pas du tout, leur répondit-on. L’homme très riche veut aider, c’est juste ça qui compte. Pourquoi vous obstinez-vous à voir le mal partout ?

– Mais ne voyez-vous pas que l’homme très riche se sert de la catastrophe de l’église pour passer pour un bienfaiteur aux yeux du peuple ?

– Vous voyez des complots partout ! L’homme très riche a de l’argent, il veut nous en donner pour le bien commun. Point. Il n’y aucune polémique à voir !

Parmi eux, un habitant avait l’esprit plus mathématique que les autres. Il était considéré par beaucoup comme un farfelu parce que, pour d’obscures raisons, il avait l’habitude de s’habiller en jaune tous les samedis. Mais le calcul qu’il fit eut un certain écho parmi ses semblables :

– La fortune de l’homme très riche est estimée à 60 milliards d’écus. Le don qu’il propose de faire est dérisoire par rapport à sa fortune personnelle ! C’est comme si moi-même je donnais 2 écus alors que j’en gagne un peu moins de 1000 par mois.

– Tes calculs semblent juste, lui répondit un autre. Et en plus, sur les 2 écus qu’il donne, le roi lui en redonnera plus de la moitié !

Ceux qui étaient favorables à l’homme très riche continuèrent à avancer leurs arguments, mais on sentait leur conviction faiblir quelque peu. Sentant le vent tourner, l’homme très riche, qui voulait simplement redorer son image auprès du peuple, dut faire machine arrière en disant que finalement il ne demanderait au roi aucune somme d’argent en contrepartie de son don.

Mais c’était trop tard. L’incendie qui se déclencha dans l’opinion publique était beaucoup plus dur à éteindre que celui de l’église. Pour rendre hommage au farfelu qui s’habillait en jaune tous les samedis et qui leur avait ouvert les yeux, beaucoup de gens décidèrent de s’habiller en jaune à leur tour. Et, ainsi vêtus, ils allèrent trouver le roi :

– Sire, nous ne comprenons pas : des sommes colossales sont trouvées pour rebâtir l’église en très peu de temps, ce qui est très bien car nous adorons notre église. Mais comment se fait-il que vous nous racontiez depuis des années que les caisses sont vides pour aider les pauvres qui meurent chaque jour dans la rue ou les mères de famille qui n’ont qu’un quignon de pain à donner à leur enfant ?

Le roi se trouva bien embêté et maudit l’homme très riche d’avoir provoqué cette nouvelle crise. Il leur répondit :

– Mes très chers gueux, ce n’est pas le moment de parler de cela ! Les cendres de notre chère église sont encore fumantes et nous devons respecter une période de deuil envers ce bâtiment que nous aimions tant. Promis, bientôt, je vous apporterai mes réponses et je m’occuperai alors de vous.

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Et que le roi s’adressât enfin à eux.

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70 Réponses

  1. Bidule dit :

    Beau résumé de la situation actuelle et plaisant à lire !
    Je suis plutôt #TeamGJ que #TeamMacron personnellement.

    Parce qu’on est d’accord que le roi fait bien référence à Macron, hein ?

    • Galaad dit :

      CaptainObvious est de sortie 🙂

    • Bidule dit :

      ??

    • Galaad dit :

      Faut réviser vos memes ! lol

      Captain Obvious : (Ironique), (Par plaisanterie) Nom donné à une personne tenant des propos qui relèvent de l’évidence même : on souligne par là leur inutilité et leur ridicule.

      Evidemment que le roi mentionné est Macron…

    • Lorenzo dit :

      Non ca fait référence a Trump plutot je crois.
      Quelqu’un pourrait nous éclairer ?

  2. Parchi dit :

    Le titre m’évoque vaguement quelque chose, mais quoi ? La référence m’échappe.

    J’ai été surpris par les 5 millions d’années à travailler donc j’ai refait le calcul.

    Si on considère qu’on gagne 1000 € / mois quand on est ouvrier (c’est légérement plus en réalité mais qu’importe)

    1000 * 12 * 5 000 000 = 60 milliards d’euros. C’est justement la fortune estimée de Bernard Arnault, homme le plus riche en France selon le classement Forbes.

    SAUF QUE : l’ouvrier va dépenser cet argent qu’il aura gagné. À la fin des 5 millions d’années, il n’aura toujours pas un 1 euro de côté… voire sera encore et toujours à découvert.

    Donc même en bossant des millions d’années, il est impossible d’atteindreune tele fortune. C’est à a fois triste et fascinant.

    • Guy dit :

      Et ??? On devrait tous être milliardaires pour que ça aille mieux ?

      Cette haine anti-riches me gonfle.

    • Parchi dit :

      Entre être milliardaire et gagner 1000 balles par mois, il y a toute une gamme de solutions, tu sais…
      D’autant que si ces gens sont milliardaires snt milliardaires, c’est précisément PARCE QUE nous ne gagnons que 1000 balles par mois.

      Sans tout révolutionner, un peu de justice sociale ne ferait de mal à personne. Et sûrement pas aux milliardaires, qui resteraient de toute façon immensément riches.

  3. GJtoujours dit :

    Les trolls macronistes commencent déjà à m’énerver…

    Alors non, les Gilets Jaunes ne veulent pas qu’il n’y ait plus de milliardaires.
    Non, les Gilets Jaunes ne sont pas contre les riches.

    Les Gilets Jaunes sont contre… la misère sociale !

    En résumé : faisons seulement en sorte que tout le monde puisse vivre décemment ! Que certains soient très riches n’est pas gênant en soi, à condition qu’il n’ait pas des centaines de gens (y compris des enfants) qui meurent dans la rue chaque année !!

    Ou encore à condition qu’il n’existe plus des travailleurs qui doivent vivre dans des foyers sociaux parc qu’ils n’ont as assez de revenus pour se louer un studio !

    C’est si dur à comprendre ?
    On mérite vraiment d’être traité comme des fachos juste parce qu’on se bat pour de nobles causes ?

    • Guy dit :

      Vus ressemblez bien à vos concitoyens « giléjones » : des grandes gueules mais rien dans le cerveau. Allez donc vivre du temps de Lénine ou Mao, vous verrez si c’est si bien que ça.

      Une lecture pour vous (désolé, il n’y a presque pas d’images dedans) : Le livre noir du communisme.

  4. Mélanie dit :

    Joli conte, on s’y croirait !

  5. Parchi dit :

    Pour les calculs sur l’équivalent des 2 euros pour un smicard par rapport aux 100 millions pour un multi-milliardaire :

    un homme qui possède 60 milliards donne 100 millions

    revient à

    un homme qui possède 1000 euros donne 100 millions * 1000 / 60 milliards = 1,66 euro (arrondi à 2 euros)

    Calcul juste.

    Sauf que moi, quand je vais donner mes 2 balles sur une cagnotte Leetchi, les médias vont pas me faire passer pour un héros…

  6. Sensei dit :

    A ceux qui se posent la question :

    Contes de la Lune vague après la pluie, film japonais de Kenji Mizoguchi (1953), ayant reçu un Lion d’argent à la Mostra de Venise de 1953

    « Eisenstein admirait dans le théâtre kabuki la cohésion des sensations visuelles, auditives, spatiales, créant une immense et complète provocation du cerveau humain. Les Contes de la lune vague en est la sublime illustration. » disait de ce film le critique André Bazin

    Je l’ai vu il y a longtemps, il m’avait fait forte impression.

    • MaitreO dit :

      Sympa pour la référence du titre, je l’avais pas…

      Je vais faire un hors-sujet, mais ça m’interroge :
      Par contre, dans la citation, je vois pas le rapport entre le théâtre kabuki (qui est une forme de théâtre traditionnel très codifié et très caricatural) et le film de Mizoguchi… C’est un peu comme si on comparait Le Bourgeois Gentilhomme et Transformers 4…

      A moins que Mizoguchi ait tenté de reproduire le style Kabuki au cinéma ? Si c’est ça, ça ne me donne pas vraiment envie… parce que voir des acteurs surjouer toutes les émotions, ça doit devenir vite gonflant !

    • Jéjé dit :

      Fun Fact : ils ont adapté l’histoire en opéra… Ca donne envie ! (ou pas…)

      https://www.youtube.com/watch?v=sD49Xjamjpw

    • Jéjé dit :

      Sinon, la bande annonce du film circule sur le net. Le jeu des acteurs est vraiment pas terrible, mais est-ce le standard des films de l’époque ou ont-ils eu une direction d’acteur qui les forçait à surjouer pour faire du kabuki, je ne suis pas en mesure de le dire. Si un expert passe par là…

  7. _banR_ dit :

    Beaucoup de gens ne comprennent pas que trouver un milliard d’euros de dons pour le toit d’une église en moins de 24 heures est CHOQUANT dans un monde où des enfants meurent de faim en Afrique (et ailleurs).

    Ils sont où les milliardaires quand il faut aider pour de nobles causes ?

    J’ai perdu foi en l’humanité.

  8. Phiphi dit :

    C’est pas tous les jours qu’on croise des verbes au plus que parfait du subjonctif lol

    Je retrouve le EtaleTaCulture d’il y a quelques années : drôle, impertinent, pas caricatural, surprenant.

    • Lorenzo dit :

      Incroyable je n’ai trouvé ca ni drole ni pas caricatural. Impertinent ok.
      Par contre je ne retrouve justement pas le EtaleTaCulture d’avant, qui m’apprenait des choses intéressantes

    • Phiphi dit :

      Bah c’est clair que cet article est pas « culturel » mais il reste plaisant à lire.
      Rafraîchissant de lire l’actualité du moment sous un angle conte de fée.

      Et comme dit par quelqu’un, ça permet de réviser son imparfait du subjonctif lol.

      L’article sur les montgolfières et le marchand de sable publiés récemment étaient cool aussi.

      Et on peut pas tout le temps publier des trucs qui plaisent à tout le monde. Il faut bien qu’il y ait parfois des essais qui sortent de l’ordinaire pour faire évoluer son style.

      Pour moi, ce conte était largement au niveau pour être publié, même sur étaletaculture… Et même si ce n’est pas de la culture réellement.

      Après, peut être que tu n’es pas d’accord avec le message politique sous-jacent, ça c’est un autre problème… Et c’est ton droit le plus strict.

      Pour ma part, le milliard d’euros trouvé en 24 heures dans un pays soi disant où il n’y a plus d’argent nulle part, ça m’a choqué. Même si je trouve bien que notre Dame mérite bien sûr d’être reconstruite.

      Bref, je suis mi figue mi raisin sur le sujet…

  9. Djinnzz dit :

    C’est officiel : j’adore mes lecteurs !
    (sauf Guy)
    (désolé Guy)
    (mais par principe, les mecs qui écrivent « giléjone », je suis pas fan)

    • Kankutt dit :

      Oh ! J’ai trouvé une dent par terre ! Elle serait pas à toi, Guy, par hasard ?

      🙂

    • Guy dit :

      Pensez ce que vous voulez de moi. Ce ne sont pas les giléjones – j’écris ce mot comme j’ai envie – qui vont faire avancer notre pays et nous permettre de faire face aux défis de la mondialisation et de réchauffement climatique.

      Mais il faut de la lucidité pour s’en rendre compte.

    • jaipasdepseudo dit :

      Ce ne sont peut-être pas les Gilets Jaunes qui règleront tous les problèmes (quoi que), mais ce n’est pas vous non plus, cher Guy.
      Et encore moins Macron et sa clique de milliardaires.

    • Lorenzo dit :

      Je mise plus sur Macron (sans sa clique de milliardaire) pour résoudre les problemes du pays, plutot que l’ensemble de son opposition qui ne propose pas de solution (a part de changer de président et/ou de constitution)
      La notion de « mondialisation » semble hyper importante dans cette histoire.

    • jaipasdepseudo dit :

      Lorenzo, vous semblez plus intéressant que Guy, je vais donc prendre la peine de détailler le fond de ma pensée…
      Changer la Constitution est tout de même une proposition majeure : n’est-ce pas de Gaulle lui-même qui s’est lancé dans ce projet en 1958 ?

      Le problème de la politique aujourd’hui, c’est le même que pour le « mille-feuille » territorial : chaque politique rajoute une petite couche, un petit artifice, aux lois ou principes existants. Avec une telle méthode, il est illusoire de compter en profondeur quelque soit.

      Je ne sais plus quel philosophe parlait du concept de la « table rase » : c’est semble-t-il le seul moyen pour bâtir ensemble une société où personne ne se sentirait exclu. Et c’est ce que l’opposition de Macron (pas toute, mais du moins celle qui est dans la rue), justement, propose.

      Cette volonté de changement fait peur à ceux qui ont beaucoup à perdre, mais enthousiasme ceux qui n’ont rien (ou ceux « qui ne sont rien » comme le dit honteusement Macron).

      Ceux qui ont beaucoup à perdre, c’est justement ceux qui pèsent dans les médias : la campagne de dénigrement de l’opposition vient bien sûr de là.

      Je ne suis pas pour toutes les propositions des Gilets Jaunes; le RIC, par exemple, me semble être une mauvaise idée : parfois, le peuple ne sait pas trop ce qui est bon pour lui et peut réagir contre son propre intérêt. Le problème, c’est que la relation de confiance envers ceux qui sont censés savoir ce qui est le mieux pour nous est rompue.

      Je suis pessimiste sur l’avenir de notre pays…

    • JesuisGJ dit :

      En réponse à Lorenzo.
      @jaipasdepseudo : je suis d’accord avec toi. Juste pour répondre à ta question sur la table rase : La notion de « table rase » nous vient du latin « tabula rasa » qui désignait une tablette de cire vierge, sans aucune inscription ; Aristote en a fait une métaphore pour représenter l’âme à sa naissance, vierge de toute connaissance et de toute idée. On retrouvera cette image du support vierge sur lequel rien n’est encore écrit au XVIIe siècle en philosophie.

      Et après, on dira que les Gilets Jaunes sont des incultes…

    • VanilleAngeles dit :

      J’adore ce conte et ses commentaires, même ceux de GUY;
      De mon côté j’ai toujours eu un problème avec les gens riches et je vais vous expliquer pourquoi.

      « Il était une fois un bâtisseur propriétaire d’une entreprise qui fonctionnait bien. Il gagnait de l’argent et pouvait en redistribuer une [petite] partie à ses ouvriers. Mais un contremaître particulièrement efficace lui faisait de l’ombre car à chaque fois qu’il gagnait un nouveau chantier le bâtisseur devait lui rétrocéder une partie des bénéfices (rémunération variable) tant et si bien que le contremaître venait à gagner plus que le bâtisseur. Ce dernier, fort de son autorité, fit en sorte de dégoûter le contremaître qui quitta la société. Le plaisir du bâtisseur fut de courte durée car les affaires ne rentraient plus, il dût licencier ses ouvriers et fermer son entreprise. »

      Cette fable je l’ai vue en vrai, et je me pose toujours la même question: il y a-t-il une limite dans les rémunérations ? Le morale voudrait que oui… Mais en France, est-on capable de créer des monstres financiers tels que Amazon, Netflix, Google ou Microsoft alors que rien à l’origine ne nous empêchait de les concurrencer …

      Je le répète, à plus de 60 ans, cette fable ayant 40 ans au moins, je ne me suis pas forgé de réponse, tous les arguments qu’on m’ait donné faisant osciller la balance dans tous les sens.

      PS: Dans les années 1930, l’industriel Henry Ford, grande figure du capitalisme, estimait que pour être « admissible », l’échelle des salaires au sein d’une entreprise ne devait pas dépasser 1 à 40. Mais est-ce applicable à l’échelle d’un seul pays, dans ce monde libéral où aucune frontière ne résiste à l’argent ?

    • Lorenzo dit :

      Ni moi non plus je suppose, mais je suis arrivé apres ce message 🙂
      (je suis ni fan de ce ceux qui écrivent giléjone, ni de ceux qui associent Macron a un roi)

  10. Kultura dit :

    Est-ce une bonne idée de mélanger politique et culture générale ?

    La réponse est : OUIIIIIIII

    L’une et l’autre sont intrinsèquement liées : à quoi sert un homme cultivé s’il ne s’implique pas dans a vie politique de son pays ?
    Inversement, un homme qui ferait de la politique sans culture est voué à commettre de lourdes erreurs d’appréciation.

    En ce sens, ce petit conte didactique est parfaitement dosé !

    • Lorenzo dit :

      Dosé ? Vous plaisantez ?
      C’est pas parce que vous etes d’accord que c’est « dosé » : c’est a sens unique. J’espere lire la version « TeamMacron » de ce conte. Moi je n’ai pas le courage de m’y mettre j’avoue.
      Et ce ne meme pas un conte … c’est un résumé du point de vue « gilet jaune » de l’actualité récente

  11. TeamMacron dit :

    Utiliser a forme d’un conte pour formuler vos critiques, c’est très lâche : vous avancez masqués et vous échappez à la censure.
    SI vous avez quelque chose contre les milliardaires de notre pays et notre Président de la République, dites-le sans utiliser de détours grossiers

    • Lorenzo dit :

      Eaxctement ce que j’ai pensé.
      Alors qu’on a lu tellement de choses intéressantes ici…

  12. BB dit :

    Le jaune, c’est sooooo 2018.
    En 2019, la mode est au noir…

  13. Oliv dit :

    A mon avis, votre récit illustre une seule chose : l’impossibilité de la réconciliation entre les 2 camps. Notre société est aujourd’hui trop facturée, le mal trop profond.

    Au fond, Macron a raison : plus rien ne sera jamais plus comme avant… Sauf que lui ne le prononçait pas dans ce sens…

    • Lorenzo dit :

      Au moins un commentaire intéressant 😀

  14. Clarence dit :

    Mon conte à moi :

    Il était une fois, dans un royaume en déclin, un roi qui n’était pas aimé de son peuple.
    Tous les samedis, le peuple en colère allait au pied de son château pour lui demander d’abdiquer. Mais le roi, se servant de son armée comme d’une milice privée, préférait user de violence plutôt que de céder aux revendications et apporter enfin un peu de paix dans le royaume.

    Au bout du 92e samedi, les soldats qui étaient utilisés comme une milice privée par le roi en eurent marre. Ils jetèrent au sol leur bouclier et se joignirent au peuple en colère.

    Alors le roi n’eut d’autre choix que d’abdiquer.
    Un autre roi fut élu, mais avec des pouvoirs moins étendus ce qui le rendait plus enclin à satisfaire les vrais besoins de son peuple.

    Alors le peuple rentra chez lui et vécut heureux pendant plusieurs décennies.

    • Jean dit :

      Et la marmotte, elle mit le chocolat dans le papier d’alu !

    • Lorenzo dit :

      C’est un conte, il a le droit de fantasmer !
      Au moins il a de l’imagination, pas comme le conte initial auquel nous commentons ici.

  15. RV dit :

    Lecture très amusante pendant laquelle on s’amuse à trouver les références à l’actualité.
    Message humaniste à lire entre les lignes. C’est du moins mon interprétation.
    Bonne journée

    • Lorenzo dit :

      Vous avez vraiment trouvé « des références a l’actualité » ?
      Ce n’est qu’un copier-coller, en remplaçant « président » par « roi ». Ce n’est pas une référence, c’est simplement un résumé (point de vue « gilet jaune » de l’actualité gilet jaune)
      J’ai attendu une surprise tout le long, et en fait non, il n’y a pas meme de chute.

  16. Tripod dit :

    Fais gaffe Djinnzz, y’en a qui ont eu des garde à vue pour moins que ça.
    Ce serait une grave erreur de croire que la liberté d’expression existe encore en France.

    • Lorenzo dit :

      Mais n’importe quoi … Si on a droit a des défilés tous les samedi c’est justement car la liberté d’expression existe encore !

    • Tripod dit :

      Renseigne-toi… Beaucoup de GJ sont fichés ou ont été convoqués en garde à vue après des messages laissés sur les réseaux sociaux.
      Et j’ai vu l’arrestation de leaders locaux pacifiques sous mes yeux en manif… Ils étaient clairement cibles par les forces de l’ordre.
      Certes, on n’est pas encore au niveau de la Corée du Nord ou de la Turquie.
      Mais nous ne sommes plus libres en France… « C’ est ça, la réalité », comme dirait notre cher ministre de l’intérieur.

    • Lorenzo dit :

      La liberté d’expression c’est n’est pas le droit de dire ce qu’on veut. C’est de dire ce que l’on veut dans les limites de la loi. Personne n’a été mis en garde a vue pour avoir dit « Macron démission », mais pour incitation a la violence, ou a des regroupements non déclarés.
      Bref, je suppose qu’on ne s’entre-convaincra pas puisqu’on est pas d’accord a la base 😉

  17. Djinnzz dit :

    Tu me donnes envie de paraphraser un grand homme…
    « Qu’ils viennent me chercher ! » avait-il coutume de dire…
    🙂

  18. Oizo dit :

    Petit conte impertinent… Il m’a fait songer au conte « le roi nu » ou peut être n’est ce pas le bon titre…

    Un roi avait coutume de parader nu devant la foule mais tout le monde s’extasiznt sur ses vêtements… Personne n’osait dire tout haut « le roi est nu ».
    Seul un enfant osa le dire un jour… Et son discours fut repris alors par la foule.

    Ce sont des souvenirs d’école assez lointains… J’aimerai le relire, tiens…

    • Merlu dit :

      Les habits neufs de l’empereur d’Andersen !

      Il y a de longues années vivait un empereur qui aimait par-dessus tout être bien habillé. Il avait un habit pour chaque heure du jour.

      Un beau jour, deux escrocs arrivèrent dans la grande ville de l’empereur. Ils prétendirent savoir tisser une étoffe que seules les personnes sottes ou incapables dans leurs fonctions ne pouvaient pas voir et proposèrent au souverain de lui en confectionner un habit. L’empereur pensa qu’il serait exceptionnel et qu’il pourrait ainsi repérer les personnes intelligentes de son royaume.

      Les deux charlatans se mirent alors au travail.

      Quelques jours plus tard, l’empereur, curieux, vint voir où en était le tissage de ce fameux tissu. Il ne vit rien car il n’y avait rien. Troublé, il décida de n’en parler à personne, car personne ne voulait d’un empereur sot.

      Il envoya plusieurs ministres inspecter l’avancement des travaux. Ils ne virent pas plus que le souverain, mais n’osèrent pas non plus l’avouer, de peur de paraître imbéciles.

      Tout le royaume parlait de cette étoffe extraordinaire.

      Le jour où les deux escrocs décidèrent que l’habit était achevé, ils aidèrent l’empereur à l’enfiler.

      Ainsi « vêtu » et accompagné de ses ministres, le souverain se présenta à son peuple qui, lui aussi, prétendit voir et admirer ses vêtements.

      Seul un petit garçon osa dire la vérité : « Mais il n’a pas d’habit du tout ! » (ou dans une traduction plus habituelle : « le roi est nu ! »). Et tout le monde lui donna raison. L’empereur comprit que son peuple avait raison, mais continua sa marche sans dire un mot

  19. Lorenzo dit :

    Je ne comprends pas du tout l’intéret de ce post. Ni ce qu’il vient faire sur ce blog. Ais-je raté quelque chose ?
    On a un pamphlet anti-riche, anti-macron, qui n’apporte aucun éclairage « culturel » puisque c’est le sujet du blog (et pour cela qu’il est arrivé dans mon flux RSS)

    Il n’y a meme aucune création artistique, on reprend grossierement ce que l’on peut lire sur Facebook. Il n’y meme pas la tentative de créer une métaphore tellement c’est gros.

    Non vraiment je ne comprends pas. Ni le fond, ni la forme.

    • Klimt dit :

      Lol, c’est clair qu’on trouve plein de contes de ce genre sur Facebook… Ce qu’il ne fait pas entendre comme bêtise !

      Que l’actualité influence les envies d’écriture des blogueurs, quelque soit la ligne éditoriale de leur blog, ne me choque pas.

      Je ne vois pas vraiment de discours anti-riche ici, seulement un constat des divisions dans notre pays.

    • Klimt dit :

      *faut

    • Lorenzo dit :

      Justement non je ne suis pas d’accord. Un bloggeur avec sa visibilité, aussi relative soit elle, a (je pense) le devoir de partialité envers ses lecteurs. Ici on parle d’un blog de culture générale que j’ai toujours apprécié, qui vient juste mettre de l’huile sur le feu en profitant de la situation actuelle.
      C’est facile avec un post pareil d’avoir un peu plus de vue/de commentaires (la preuve : moi meme) que d’habitude : tous les gens d’accord avec lui vont applaudir et les autres vont raler. Ca fait du clic, ca fait de la vue. Et pourtant ca n’a aucun lien avec le theme du blog. Ca exacerbe encore plus les aigreurs des 2 cotés (demandez a Guy 😉 ) et ca n’est clairement pas une bonne direction pour solutionner ce probleme.

      Bref plus le temps passe moins je comprends ce que fait ce post ici
      (meme si on est bien d’accord que le style d’écriture est différent de facebook. Le fond n’en est pas moins subtilement identique)

    • Clarz dit :

      Lorenzo : on peut s’interroger sur la place d’un tel « article » sur ce blog… C’est à contre courant de ce a quoi on peut s’attendre sur un blog qui traite de sujets d’histoire, d’art, etc.

      Néanmoins, j’aurais moi-même un blog de ce type avec de « l’influence « , à savoir beaucoup de lecteurs, j’aurais dû mal à ne pas publier ma propre opinion de l’actualité… Quand on est engagés politiquement, on est tentes d’utiliser tous les médias à notre disposition, aussi petits soient-il.
      On est quand même plongés depuis 6 mois dans une situation inédite en France où la rue fait trembler les médias et le gouvernement. Qu’on soit pour ou contre n’est pas le sujet ici : la situation est exceptionnelle, c’est un fait. Mai 68 serai peut-être comparable, et encore pas sûr car les violences sont pires encore et qu’il n’y a aujourd’hui plus aucun syndicat pour tenter de s’asseoir à la table des négociations.

      Dans une telle situation, que les blogueurs, qu’elles que soient leur domaine d’actualité, veuillent participer aux débats politiques, je n’y voit pas d’inconvénient.

      Ceci dit, la fin m’a laissé sur ma faim également. Je m’attendais à une chute tout le long qui n’est pas venue…

      De mon côté, je suis plutôt contre Macron, même si je ne suis pas gilet jaune pour autant… La violence n’a que trop duré : celle des gilets jaunes et aussi celle, plus sournoise, qui pousse des milliers de gens à la rue chaque année.

    • Lorenzo dit :

      Le truc c’est que comme vous dites : sans chute, ce conte ne sert a rien dans ce débat. Il se contente de taper sur le roi et le riche. Pas de 2eme voix, pas de contradiction. On se croirait sur un rond-point en train d’écouter des slogan de gilets jaunes.
      Donc ceux qui sont d’accord applaudissent, ceux qui ne sont pas d’accord ralent, et la fracture s’amplifie. Et le bloggeur récolte du clic.

  20. Djinnzz dit :

    A ceux qui s’inquiètent de la tournure de cet article : non, Étaletaculture ne va pas devenir une tribune politique…

    J’avais simplement besoin de livrer ce récit qui m’a trotté dans la tête pendant quelques heures…
    Je ne dis pas que c’est une réussite mais je serai heureux, je pense, de le relire dans quelques années. Et je l’aurais regretté si je ne l’avais pas publié.

    Je suis engagé politiquement depuis novembre 2018, comme des centaines de milliers d’autres Français, pour tenter de construire une France meilleure. Cet engagement, je n’en ai jamais fait état sur ce blog. Par pudeur. Par respect pour mes lecteurs. Pour ne pas trahir la ligne de conduite que je tiens depuis plus de 7 ans : ne pas commenter l’actualité, prendre du recul sur l’émotion du moment.

    Par contre, j’aime distiller au fil des textes que j’écris des indices sur mes convictions politiques. C’est parfois tellement subtil que peu de gens le remarquent… Mais c’est ma petit marque de fabrique à moi.

    C’est aussi ma façon de livrer les combats qui me semblent justes.

    Ce conte de la lune jaune après l’incendie est une des rares entorses que je m’accorde (avec, peut-être, la  » Petite étude cynique sur les mécanismes de la générosité » que j’ai publiée en novembre 2015) : consacrer un article entier à l’actualité ou à un thème non culturel.

    Les événements récents m’ont semblé justifier cette décision.

    Dès ce week-end, on revient à des articles plus classiques : un long dossier sur les cardinaux est en cours de finalisation !

    • Jean-Marc dit :

      Merci pour cet éclairage sur vos intentions. Votre démarche vous honore.

      Certes, ce « conte » est basé sur l’actualité, mais les sujets culturels ne sont jamais bien loin : référence à un titre de film japonais (quelqu’un dans les commentaires a même parlé du théâtre kabuki, ce qui m’a appris quelque chose). Ou à un conte d’Andersen que je ne connaissais pas : les Habits neufs de l’empereur.

      La richesse d’EtaleTaCulture a toujours reposé sur la qualité de ses commentaires. Je me rappelle de débats passionnés sur certains articles qui me faisaient mourir de rire ou qui étaient passionnants ! Le site Expressio.fr ou SeCoucherMoinsBete est assez similaire : les infos sont parfois succinctes, mais la communauté de commentateurs est tellement intéressante qu’on passe plus de temps à lire les commentaires que l’article.

      Bref, tout ça pour dire que j’adore ce site et que je suis heureux d’y retrouver de nouvelles publications depuis quelques semaines.

    • Paf dit :

      Les cardinaux, c’est cette espèce en voie d’extinction qui s’habille en rouge et qui aime bien les enfants ?

      Intéressant…

    • Xanax dit :

      Superbe réponse ! Je suis tombé sur votre site il y a quelques mois, et j’y reviens régulièrement avec plaisir pour y croquer dans le fruit de la connaissance…

      Ma plus grande question est : comment se fait-il que ce site ne se soit pas plus connu ? Internet gagnerait à être peuplé d’écrivains tels que vous !

    • Lorenzo dit :

      Et bien vous aurez compris mon avis sur cette question : que cet article fait tache.
      Je respecte tout a fait votre combat meme si je n’y adhére pas, mais je trouve tres moyenne cette publication. Et bien plus par la forme que par le fond (qu’au final vous etes libre de penser et d’afficher ou pas) qui me semble toujours d’une platitude exemplaire.
      Je l’ai relu, a froid, et je ne trouve toujours rien dans la matiere du texte qui vaille la peine d’utiliser tant de mots, aussi recherchés soit-il. Ca manque cruellement de subtilité.

      Bref, je vous ai assez critiqué, c’est mon rond point a moi ! Vivement qu’on retrouve des articles qui me feront briller en soirée 🙂

    • Djinnzz dit :

      Lorenzo : J’essaierai de faire mieux la prochaine fois 🙂

  21. Jeanneymar dit :

    Vu dans les commentaireq d’un article du Figaro :

    « Va falloir en conserver quelques uns de vivants dans un zoo pour montrer aux générations à venir un exemple vivant des derniers « giletus-jaunus ». Les enfants leurs jetterons des cacahuètes à travers les grilles juste entre les gorilles et les chimpanzés … Juste prévoir quelques pneus suspendus comme balançoires pour leur rappeler le bon temps des ronds points. »

    Ce genre de commentaires pulullent sous les articles de presse. À croire que les articles favorables aux GJ sont supprimés.

    Et après, il paraît que ce sont les Gilets jaunes les gens haineux…

    • Jeanneymar dit :

      Je voulais dire : à croire que les COMMENTAIRES favorables etc.

    • VanilleAngeles dit :

      Ce qui me gène dans tous les commentaires, qu’ils soient d’ici ou d’ailleurs, c’est leur CLIVAGE pour l’affaire des dons à la reconstruction, celle des #GJ, l’analyse des répressions policières et des dérives sectaires des casseurs.
      – Les dons ont parfois des arrières pensées, mais ce sont des donateurs qui ne s’enrichissent pas, loin de là.
      – les #GJ peuvent avoir un fond de vérité mais critiquer devrait obliger à proposer des solutions viables et acceptables par tous. Rappelons que nous sommes en démocratie, certains l’oublient trop facilement
      – Les armes employées contre les pseudo manifestants n’ont pas été inventées et mises en place par les actuels gouvernants. Si leur utilisation pose problème, il ne faut pas occulter le fait qu’elles ont été utilisées contre des casseurs anarchistes qui ne voulaient qu’en découdre.

      Donc rien n’est blanc, rien n’est noir. Ni Jaune ni Rouge d’ailleurs. Chacun détient une part de vérité et de déformation (souvent liée à sa situation toute personnelle).

    • jesuisGJ dit :

      Merci pour ton commentaire constructif, c’est rare ! Je m’efforcerais de répondre point par point :

      – Que la plupart des donateurs ne s’enrichissent pas, c’est vrai. Le problème vient des milliardaires qui, alors que l’incendie n’était pas encore totalement maîtrisé, ce sont lancés dans une surenchère indécente de sommes données. De plus, le conseiller de Pinault a publié un post sur Twitter pour demander aux sénateurs une mesure exceptionnelle qui permettrait de défiscaliser 90% du don. C’est ce twitt qui est d’ailleurs repris dans ce post, sous forme « romancée ». La communication du gouvernement et des élites du pays sur ce pays a été catastrophique !

      – Les GJ proposent plein de solutions, il suffit d’aller les lire sur les sites et les groupes Facebook. Ces solutions ne sont pas médiatisées, étant donné que les médias cherchent à nous faire passer pour des idiots du village (un député LREM a encore traité Jerome Rodriguez de « débile profond » en direct sur BFM sans que ça ne choque personne…)

      – Les armes employées : les LBD ont éborgné des dizaines de manifestants. Les grenades GLI F4 ont été qualifiées de dangereuses. Le gouvernement a annoncé ne plus en racheter mais de seulement écouler le stock disponible pour ne pas gâcher. Ce n’est pas une parodie. C’est leur position officielle ! Sachant qu’il y a encore des dizaines de milliers de grenades en stock !

      Vous semblez de bonne foi, mais lisez la presse indépendante (Mediapart, par exemple) et ne vous arrêtez pas aux discours officiels relayés par les médias de masse. Vous vous rendrez compte qu’ils mentent éhontément à longueur de journée. Quand on est conscients de ça, la colère devient encore plus profonde… Mais le peuple s’éveillera vraiment un jour. J’espère.

    • Carole dit :

      Si tu avais vu les vidéos que j’ai vues sur Facebook sur les violences policières.

      Sur des mamies qui se font insulter par des flics.

      Sur un manifestant menotté qui se prend un coup de genou en pleine tête par un flic en civil.

      Sur un autre qui se fait mettre à poil en pleine rue pour un contrôle de police.

      Sur ce jeune qui se fait tabasser par 11 CRS qui se ruent sur lui et déchainent leur matraque.

      Sur les hommes et les femmes pacifiques qui ont perdu un œil.

      Sur les arrestations arbitraires. Sur le gaz lacrymo envoyé sur des foules pacifiques dans le but de provoquer la colère et chauffer les esprits.

      Sur le nassage de centaines de manifestants pendant des heures, que les forces de l’ordre interdisent de partir et qui sont obligés d’uriner ou de chier dans la rue.

      Sur le mépris des hommes politiques qui nous ont tour à tour traités d’extrémistes, de racistes, d’ultra gauche, d’ultra droite, de factieux, de séditieux, de chemises brunes, d’antisémites, d’homophobes et maintenant « d’ultrajaunes ».

      Si toi aussi tu avais été témoin de tout ça.
      Si toi aussi tu arrêtais d’écouter le 20h de TF1 ou BFM.

      Alors toi aussi tu mettrais un Gilet Jaune et tu ferais exploser ta colère.

    • VanilleAngeles dit :

      Je remercie @jesuisGJ pour sa constructivité, et un peu moins @Carole (mais je lui en veux pas).
      Pour autant, quand on fait référence à facebook j’ai des boutons car quoi de plus orienté qu’un réseau social où ne sont rapportés (comme ici) que des avis personnels, orientés, et beaucoup d’infox. Il y a bien longtemps que j’ai fermé mon compte. Et sachez que ceux que vous suivez ou qui vous suivent vous ont peut-être été orientés par facebook lui-même…
      Notre modèle social est unique au monde, et il a un coût.
      Moi je parlais de mes doutes et de mon expérience vécue sans jamais conspuer ni essayer de casser les arguments. Les #GJ sont une constellations de revendications souvent contradictoires et rarement constructives. Dépenser moins OUI bien sûr mais OU faire des économies ??? Sur le voisin, souvent.
      Essayons de construire une solution sans systématiquement descendre celle des autres.
      Ça me fait penser au gouvernement qui lance un appel d’offre pour reconstruire la toiture de Notre Dame. Et bien, les opposants politiques, au lieu de proposer leur aide, ils démontent systématiquement la proposition adverse par principe.
      Et (enfin?), n’oublions pas que les églises, les cathédrales, les palais et les châteaux sont le fruit d’époques où une classe dominante utilisait le peuple en [|presque] esclave pour laisser une empreinte éternelle de leur passage sur terre.

  22. Carole dit :

    Pfff… Tant de cinéma autour de Notre-Dame, et pas un mot, ou presque, sur BFM à propos des attentats au Sri Lanka qui ont fait plus 200 morts et qui ont visé à la fois des touristes et des Chrétiens (dans des églises, le jour du dimanche de Pâques).

    Ces médias me dégoûtent.

    • VanilleAngeles dit :

      Pourquoi regardes-tu BFM alors ? Ecoute plutôt France Inter; c’était en une dès ce matin.
      Et pourquoi mettre TOUS les médias (ces médias) dans le même sac ? Comme dis plus haut il y a aussi d’autres indépendants comme Mediapart, voir étrangers.

    • Lorenzo dit :

      En théorie du jeu on dit : « Ne hais pas le joueur, hais le jeu »
      Si vous détestez tant ce que vous offrent les médias c’est simplement car c’est ca que le grand public attend. Vous voulez de meilleurs médias d’info ? Alors attelez- vous a éduquer le peuple !

    • Carole dit :

      Je suis entièrement d’accord avec vous !

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