[Enquête] L’origine du sapin de Noël

Djinnzz

Créateur et rédacteur d' EtaleTaCulture

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5 Réponses

  1. Princesse Sarah dit :

    Plus précisément, la tradition de faire entrer de la verdure permanente dans les maisons en hiver était liée au désir de vite revoir le printemps (le gui et le houx remplissaient aussi cette fonction). Les romains ornaient leur maisons de branches cueillies dans les bois de la déesse Strennia (d’où le nom d’étrennes) aux alentours du premier de l’an et c’est sûrement cette tradition qui a poussé les alsaciens à la perpétrer.

    Le sapin de Marie Leszczynska, puis d’Hélène de Mecklembourg (bru de Louis-Philippe) n’ont guère convaincu à l’époque. Après la guerre de 1870, les réfugiés de l’Alsace -Lorraine annexée étaient nombreux en France et ils avaient gardé l’habitude d’orner leur maisons à Noël. Les autres français les imitèrent par solidarité envers les provinces perdues.

    L’habitude du sapin de Noël était aussi très répandue en Allemagne, et le prince germanique Albert l’importa en Grande-Bretagne (et par extension, dans les pays anglo-saxons) après son mariage avec la reine Victoria.

    • philippekk dit :

      Merci pour les compléments. Je suis tjrs sidéré par la culture de certains…

  2. Pat dit :

    Ahah, j’adore !

  3. francisco dit :

    qui n’entend qu’une cloche n’entend qu’un son, mais quand toutes les cloches sonnent à la fois, qu’est-ce qu’on se marre !!!

  4. Jean-Pierre BERNARD dit :

    Le plus ancien texte parlant d’un sapin à Noël se trouve dans un livre de comptes de la ville de Sélestat (Bas-Rhin) en 1521. Cinq autres mentions existent aussi dans ce même registres et sur d’autres supports ou chroniques, en particulier une chronique de Balthazar BECK, témoin de premier ordre puisqu’il était l’échanson de la ville. Voici cette mention, extraite d’un de mes articles :

    Un témoin de premier plan.

    Balthazar BECK (1580-1641).

    Pour des raisons ignorées Balthazar, né à Heroldingen (Bavière), arrive à 17 ans chez son oncle Leonhart Hassenmeyer et son épouse Appolonie qui tiennent alors l’auberge Au Bouc à Sélestat, l’adoptent et veulent l’envoyer en France pour apprendre la langue.

    Mais il n’alla pas plus loin que Ribeauvillé où il travaille à l’auberge de La Fleur tenue par Jean Eberhard de la Noël 1599 jusqu’à la Saint-Jean de 1600. Retour à Sélestat, il obtient le poste d’échanson (maître d’hôtel) à la Herrenstübe qu’il gardera jusqu’en 1609.

    Cette année-là, il épouse Ursule Reichart, achète une maison et le droit de bourgeoisie, devient Unterkäufer (acheteur) à la douane et ensuite receveur de l’Hôpital des Pauvres jusqu’à sa mort.
    Il eut 5 enfants avec Ursule et encore 4 de deux autres unions.

    Il laissera à la postérité une très intéressante chronique en allemand conservée aux Archives de la ville, sorte d’éphéméride où il nous parle de cette période troublée par les procès de sorcellerie, les débuts de la Guerre de Trente Ans, l’occupation Suédoise et l’entrée des troupes françaises en 1634, et nous détaille les divers menus de banquets officiels auxquels il a assisté ou participé.

    C’est dans ce document qu’il nous livre la mention plus importante concernant la décoration du sapin de Noël. Témoin de premier plan, comme maître d’hôtel du Magistrat, il décrit comment il était alors décoré en 1600. Voici le texte :

    « Comment on dresse les mais (sapins) – De même le soir de Noël les gardes forestiers apportent les mais. La nuit les messagers, les courriers et les sergents aident l’échanson à le dresser et à le décorer avec des pommes et des hosties. Ce que l’échanson dépense pour l’achat de pommes et autres, on le lui rembourse à la douane. Le cuisinier lui donnera une bouteille de vin, six livres de pain et des lumières. Jusqu’au début de la messe, ils se rendent aux domiciles des membres du Magistrat munis de lampes à poix et de torches et ils les accompagnent pour l’aller et le retour de la messe. »

    Un sapin, dressé et décoré, restera dans la salle de la Herrenstübe jusqu’à la fête de l’Épiphanie où est consommée une galette contenant une fève servant à désigner le roi de la fête. Après cela les enfants des magistrats, des conseillers de la ville et des employés sont convoqués pour secouer les arbres de Noël et les dépouiller de leurs décorations et gourmandises. C’est le premier texte où la décoration du sapin est ainsi évoquée.

    Jean-Pierre BERNARD – Sélestat – Correspondant de presse DNA.

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