L’histoire de Fritz, l’éléphant qui voulait mourir

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Djinnzz

Créateur et rédacteur d' EtaleTaCulture

24 Réponses

  1. AvatarOttis dit :

    J’ai le privilège d’être le premier à commenter, et certainement pas le dernier étant donné les multiples réactions que ce texte ne manquera pas de susciter.

    Depuis des années, je m’insurge contre la présence d’animaux dans les cirques. Ce qui m’énerve le plus ce ne sont pas les propriétaires de cirques, qui, eux, tentent de survivre dans une société qui a de moins en moins besoin d’eux. Non, c’est les parents qui emmènent leurs enfants voir et toucher les animaux sauvages, en cages ou enchaînés. Parents, est-ce cette vision de la nature que vous voulez donner à votre enfant ? Ne pouvez-vous pas faire l’effort d’aller dans un parc zoologique où, à défaut d’être dans leur environnement naturel, les animaux disposent au moins d’espaces et de confort généralement satisfaisants ?

    Un enfant sera toujours attiré vers un animal. Qu’il soit enchaîné ou non, lui ne verra pas la différence avec ses yeux pleins de candeur et de naïveté. La notion même de maltraitance n’existe pas chez un enfant. Il ne voit donc pas où est le mal pour un animal d’être en cage. C’est à vous, parents, de l’éduquer ! Ne tombez pas dans la facilité de lui offrir un divertissement à moindre prix qui, non seulement ne lui permettra pas de façonner l’image de ce qu’est réellement le monde sauvage, mais en plus contribue à faire des animaux un incontournable du cirque.

    Je ne dis pas de boycotter le cirque… Allez-y ! Mais uniquement ceux qui n’ont pas d’animaux sauvages. Sinon, c’est cautionner.

    Je cours demain à la FNAC acheter le livre présenté à la fin. Rien que la couverture est magnifique. Sobre, elle fait ressortir la tristesse de l’éléphant qui semble appeler le lecteur au secours.

    • AvatarPhilKdick dit :

      On peut aimer les animaux sans tomber dans un manichéisme malsain « les méchants cirques » vs. « les gentils protecteurs de la nature ».

      Si les gens réclament des animaux dans les numéros, ce n’est pas de la faute des cirques. C’est déjà une activité en grand danger et, je pense qu’ils font suffisamment pour bien traiter leurs animaux. Dites à un dompteur qu’il maltraite ses animaux et je pense que vous allez passer un sale quart d’heure !

      C’est vrai, il y a des décennies de cela les normes n’étaient pas les mêmes et la tolérance de la société envers la souffrance animale n’était pas la même non plus.

      Avant d’emmerder les cirques, on pourrait déjà aller voir ce qui se passe dans les abattoirs ou dans les arènes avec les corridas.

  2. AvatarPan dit :

    Vous vous êtes récemment insurgés contre la corrida, maintenant c’est au tour des animaux de cirque… Z’êtes en mode « énervé », Djinnzz. Faut vous calmer car c’est pas bon pour le cholesterol ! 🙂

    Blague à part, depuis plusieurs années que je vous lis, je soutiens vos combats en général, et celui-ci en particulier.

  3. AvatarIsidore dit :

    Le point de vue anthropomorphique me gêne… Il délivré une dose de pathos qui n’est pas forcément nécessaire ici.

    C’est très bobo parisien de s’insurger pour un oui pour un non contre de soi-disant mauvais traitements. Et ce sont les mêmes qui emmènent leurs gamins au zoo ou au cirque.

    • Avatarisy ochoa dit :

      bobo parisien ? je ne comprends pas, vous parlez de qui ? de l’auteur ?

    • Avatarisy ochoa dit :

      La nation iroquoise avait l’habitude de demander, avant chaque palabre, qui, dans l’assemblée, allait parler au nom du loup. Eh bien dans ce livre, j’ai parlé au nom de Fritz.

      quant à « bobo parisien » je ne comprends pas ce que vous voulez dire

  4. AvatarPristan dit :

    Superbe texte qui m’a donné des frissons. Que l’homme est cruel…

    Je ressens la même chose qu’à la lecture de la mort du loup, superbe poème d’Alfred de Musset. « Le loup vient et s’assied… » que je connaissais par cœur il y a quelques années.

    Tous les textes qui dénoncent la cruauté de l’homme sont bons à prendre, en espérant que l’homme deviendra un jour assez intelligent pour respecter Mère Nature.

  5. AvatarJeanHannoud dit :

    D’un point de vue moins prosaïque et plus scientifique, Fritz était probablement en état de musth lors de sa charge folle dans la foule de Tours. C’est un état passager qui revient périodiquement chez l’éléphant. Même le plus calme des pachydermes peut se transformer en créature folle pendant cette période.

    A ne pas confondre avec le rut chez les autres animaux : certes, l’éléphant produit de la testostérone jusqu’à 60 fois plus que la normale, mais cet état quasi de transe n’est peut-être pas relié aux besoins de reproduction. Les mâles en musth attaquent d’ailleurs les femelles éléphants et ne s’accouplent généralement pas avec elles.

    La science, en tout cas, reste confrontée à cette énigme.

    Voilà, ce point scientifique me semblait nécessaire pour tenter de comprendre la réaction de Fritz. Je ne dis pas qu’il était forcément en musth à Tours en 1902, mais l’explication est plausible, voire même plus probable que la seule « volonté de suicide » décrite dans l’article.

    • AvatarPan dit :

      Pour infirmer ou confirmer votre théorie, il suffirait d’éplucher les archives de l’époque. si les sources mentionnent une tache sur les tempes, c’est que Fritz était en musth. En effet, pendant cette période, l’éléphant sécrète un liquide épais qui s’écoule sur ses joues.

      Dommage, la photo prise sur la carte postale ne permet pas de le distinguer.

    • AvatarSynos dit :

      JeanHannoud : C’est trop facile comme théorie… Elle dédouane complètement la responsabilité du propriétaire de l’animal. Genre « c’est pas de notre faute, c’est cette saleté d’éléphant qui est complètement fou ». Ou comment se défausser et ne jamais regarder son inhumanité en face.

      Pan : justement, la photo permet clairement de distinguer qu’aucun liquide ne s’écoule le long de ses joues.

      D’autre part, on peut supposer que les dresseurs connaissaient cet état psychologique de l’éléphant lié au musth et ils ne l’auraient pas exhibé au milieu de la foule.

    • Avatarisy ochoa dit :

      il n’est pas dit que Fritz a voulu se suicider dans le livre
      d’après les photos de Fritz au moment de sa mort, aucun liquide ne s’écoulait de ses tempes
      Une source m’a indiqué qu’il souffrait terriblement des pieds et ceci est dit dans le texte

  6. AvatarSophie dit :

    Livre commandé 🙂

    Merci pour cette découverte.

  7. Avatarante dit :

    Il ne faut pas juger les comportements humains ayant eu lieu à une époque révolue.
    Les mentalités n’étaient pas les mêmes. Ce qui est jugé comme « irresponsable » aujourd’hui pouvait être tout à fait normal à une autre époque.

    A une époque où les enfants travaillaient à l’usine ou à la mine à 8 ans sans que cela choque personne, le rapport à la souffrance n’est pas le même. Et donc, forcément, la sensibilité des gens sur la cause animale presque inexistante.

    Bref, si on juge le passé avec nos valeurs actuelles, c’est tous les êtres humains qui ont vécu avant nous qu’il faudrait mépriser. En réalité, ce n’était pas plus des monstres que ça, ils n’avaient pas la même perception des choses nous, notamment sur les grands sujets qui secouent notre société aujourd’hui.

    Question : comment serons-nous nous même jugés par les générations futures ?

    • Avatarisy ochoa dit :

      Il n’y a aucun jugement des hommes dans ce livre
      c’est simplement le témoignage (forcément fictif) d’un éléphant de cirque
      bien entendu les hommes n’étaient pas beaucoup mieux lotis à l’époque

    • Avatarante dit :

      isy ochoa : vous êtes l’auteur du livre ? Merci de prendre le temps de venir me répondre. Je ne voulais pas dénigrer votre travail en particulier, je parlais seulement en général.

      Rappeler que le bien-être animal n’est pas la priorité dans une société où les enfants doivent travailler pour faire survivre leur famille me semblait important.

      Cela n’enlève rien au fait que l’histoire de cet éléphant est très triste.

    • Avatarisy ochoa dit :

      A mes yeux, le bien-être animal est aussi important que le bien-être des hommes. C’est lié. Les deux sont en miroir. Dans l’album « Fritz » je n’ai pas traité du sort des hommes pendant cette période, je me suis concentrée sur le sort des animaux de cirque et tout particulièrement sur l’histoire de Fritz, c’était le sujet. Bien que j’ai tenu absolument à évoquer les zoos humains sur une page, une seule page hélas, le « format » album oblige à être court. Mais bien entendu tout cela, cette époque mérite plus long, plus développé. Je ne pense pas porter un quelconque jugement sur les hommes dans mon texte. J’ai simplement essayé le plus possible de m’en tenir aux faits. A nous de remettre ces faits dans leur contexte et de comprendre que les mentalités évoluent. Cependant, s’il y a une chose qui évolue plus lentement que les autres, c’est bien le sort des animaux dans les cirques : la captivité, l’itinérance, les mauvais traitements, etc. Fritz est emblématique du martyre des animaux de cirque pour cela.

  8. AvatarH5 dit :

    Vous aviez parlé de ce livre il y a quelques semaines sur Facebook. Je me les suis procuré pour l’offrir à ma fille. Je plussoie : ce livre est magnifique. Un peu comme le Petit Prince, il a différents niveaux de lecture et peut intéresser les petits comme les grands.

  9. AvatarGcas dit :

    Une belle histoire bien racontée… Merci maître Djinnz !!

  10. AvatarPensif dit :

    Je me réjouis de la suppression progressive des animaux de cirque, même s’il reste encore beaucoup à faire. Je pense que les générations futures seront certainement beaucoup plus sensibles à ces questions et que le problème de la souffrance animale, pour le loisir mais surtout pour l’alimentation (abattoirs…) sera au cœur de la société de demain.

    Et si l’humanité 2.0 était celle qui ne tuait plus les animaux et parvenait à se nourrir autrement ?

  11. AvatarCécile dit :

    Le texte est magnifique. Le livre, j’imagine, doit l’être aussi.

    Merci pour cette découverte… il est de l’intérêt public d’informer les gens sur ces choses horribles. Et ce n’est pas les médias traditionnels qui le feront.

    • AvatarG7 dit :

      Par médias traditionnels, vous voulez dire BFM, LCI, CNews, TF1 et compagnie ?

      Mais non, enfin, vous êtes mauvaise langue. Certes, 95% des médias français appartiennent à 7 milliardaires (Bouygues, Drahi, Bolloré, Lagardère, Arnault, Niel)

      Mais que tous ces milliardaires soient les grands amis de Macron n’est qu’un hasard, voyons.

  12. AvatarJoelle dit :

    Je suis toujours surpris de lire des commentaires négatifs sur des sujets aussi universels que la souffrance animale. Cet éléphant fait honte à la ville de Tours qui l’a empaillé et exposé aux yeux de tous. Quel est le but ? Rappeler à quel point l’homme est pourri avec la nature et ne respecte rien ?

    Ou bien de faire faire des cauchemars en leur montrant un cadavre d’éléphant ?

    On va me rétorquer que ça fait partie du patrimoine de la ville, j’imagine… Ce type d’argument ne m’a jamais convaincue : quand un patrimoine s’avère mauvais, on s’en débarrasse.

    • AvatarJoelle dit :

      On pourrait par exemple offrir une sépulture décente à Fritz et ériger une magnifique statue d’un éléphant, en taille réelle, en sa mémoire.

      Voilà qui enverrait un signal fort et qui honorerait le maire de cette ville.

  13. AvatarKT dit :

    Très beau texte, d’une grande sensibilité. Merci pour ce partage

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