La tragique histoire de Virginia Woolf, morte pour ne pas devenir folle

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Djinnzz

Créateur et rédacteur d' EtaleTaCulture

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12 Réponses

  1. AvatarLucie dit :

    Je ne connaissais son nom que via le titre du film « Qui a peur de Virginia Woolf ? »
    J’ignorais qu’elle fût une écrivaine de talent, et encore plus son tragique destin.

    Merci pour cette belle découverte, intelligente, émouvante, profonde.

  2. AvatarPaulie dit :

    Tu ne pouvais pas me faire plus plaisir avec cet article, Djinnzz !!

    Il faut lire Virginia WOOLF. Absolument. C’est un impératif !

    Mrs Dalloway, son roman le plus connu, n’est pas spécialement facile à lire. Sa beauté ne transparaît qu’au prix d’un certain effort du lecteur. Ici, rien ne vous tombera tout cuit dans la bouche ! Le message, les émotions, il faudra aller les chercher par vous-même…

    Le temps d’une journée, on se retrouve plongé dans la vie d’une certain Clarissa Dalloway, femme du monde dans le gotha londonien.
    Elle prépare une réception pour le soir même, l’occasion pour elle de faire un point sur sa propre vie. Derrière les apparences, Clarissa souffre.

    Son ancien amour, Peter Walsh, revient justement ce jour des Indes et se rend auprès d’elle. Le trouble es palpable ! Elle était amoureuse mais a préféré le rejeter pour se marier avec le député Richard Dalloway. Ce dernier, c’était le choix de la raison, de la vie rangée. Au prix, peut-être (sûrement !) d’y laisser un bout de son âme et de sa joie de vivre.

    Derrière Clarissa, Virginia n’est jamais loin… Ce n’est sans doute pas un hasard si le nom de l’héroïne est aussi proche de celui de son auteure…

    Parallèlement à la journée de Clarissa qui s’écoule au rythme de l’évolution de ses émotions, on suit aussi des personnages « secondaires. Le premier, c’est Big Ben, dont les coups de cloche toutes les heures rythment la journée des Londoniens.
    Parmi eux, il y a aussi Septimus Warren Smith, un jeune homme traumatisé par la guerre, subissant ce que l’on nomme aujourd’hui un syndrome post-traumatique. C’est la première fois que ce genre de personnages est décrit dans un roman… Virginia Woolf est aussi une pionnière de la littérature ! Il tombe inexorablement dans la folie, malgré tout l’amour que peut lui offrir sa femme Lutezia, et finira même par se suicider.

    Des prtraits d’hommes, de femmes se croisent et s’entrecroisent, touchant le lecteur, pour peu qu’il ait un peu de sensibilité, en plein cœur. Une réflexion humaniste sur la destinée de chaque homme et sur le sens de la vie… et celui de la mort.

    Merci encore pour ce brillant article très touchant d’une des plus brillantes femmes du siècle dernier.

  3. Avataroppossum dit :

    J’étale ma culture :
    Les romans de Woolf ont été écrits avec la technique littéraire dite « à courant de conscience » qui met davantage l’accent sur les pensées intérieures du personnage que sur l’intrigue. Elle est, avec James Joyce, William Faulkner et Claude Simon l’une des pionnières dans ce style littéraire.

    En gros, c’est une technique d’écriture qui cherche à transmettre le point de vue cognitif d’un individu en donnant l’équivalent écrit du processus de la pensée. se caractérise par des sauts associatifs (et parfois dissociatifs) dans la syntaxe et la ponctuation qui peuvent rendre le texte difficile à suivre.

  4. AvatarDorothy dit :

    Le nom de Virginia Woolf est très connu en France grâce au film « Qui a peur de Virginia Woolf » (1966), tiré d’une pièce de théâtre du même nom (1962).

    Considéré comme un navet par certains, comme un chef-d’œuvre par d’autres, le film traite de la vie de couple. Le film relate principalement a dispute violente et sans concessions entre un couple de quinquagénaires lors d’une soirée où ils avaient invité un autre couple plus jeune qu’eux. Cette scène va bouleverser surtout le jeune couple.

    Le lendemain matin, les deux quinquagénaires, seuls, se retrouveront encore une fois ensemble… et continueront à vivre côte à côte…

    Le film rassemble devant la caméra 2 monstres du cinéma : Elizabeth Taylor et Richard Burton.

    Virginia WOOLF n’a absolument RIEN à voir avec ce film… Il semblerait que le titre ait été choisi en référence à la chanson « Who is afraid of the big bad wolf » (« Qui a peur du grand méchant loup ») dans un film d’animation de Walt Disney Les Trois petits Cochons.

    Bref, un jeu de mot pourri fait connaître le nom d’une écrivaine de talent qui se retrouve associée, à tort, à un film hollywoodien.

    On vit dans un drôle de monde !

    • AvatarDjinnzz dit :

      Exact, merci pour votre commentaire à la fois amusant et précieux !

      Pour les courageux (dont je ne fais pas partie), voici l’intégralité de la pièce de théâtre : Qui a peur de Virginia Woolf ?

    • AvatarDorothy dit :

      Je ne le lirais probablement pas non plus… manque de temps en ce moment.
      Mais rien que la première page met dans l’ambiance :

      MARTHA. Putain…

      GEORGE. Chhhhhhh…

      MARTHA. … de nom de Dieu…

      GEORGE. Je t’en prie, Martha, il est deux heures du…

      MARTHA. Oh, George !

      GEORGE. Bon, je m’excuse, mais…

      MARTHA. Quel abruti ! Quel abruti tu fais.

      GEORGE. Il est tard, tu comprends ça ? Tard.

      MARTHA (jette un coup d’œil sur la pièce. Imitant Bette Davis).
      Quel trou à rats. Hé, c’est dans quoi, ça ? “Quel trou à rats !”

      GEORGE. Comment tu veux que je sache….
      MARTHA. Oh, allez ! C’est dans quoi ? Tu dois savoir ça, toi…

      GEORGE. … Martha…

      MARTHA. C’EST DANS QUOI, NOM DE DIEU ?

      GEORGE (las). Qu’est-ce qui est dans quoi ?

      MARTHA. Je te l’ai déjà dit. Je viens juste de le faire, là. “Quel trou à rats !” C’est dans quoi, hein ?

      GEORGE. Je n’ai pas la moindre idée de ce que…

      MARTHA. Quelle cloche ! C’est dans un de ces foutus films avec Bette Davis… Une de ces putains de grosses productions de la Warner…

      GEORGE. Comment tu veux que je me souvienne de tous les films que…

      MARTHA. Personne ne te demande de te souvenir de toutes ces putains de grosses productions de la Warner… Juste une ! Juste une
      seule toute petite production ! A la fin, Bette Davis a une péritonite… Elle a cette perruque noire de sorcière qu’elle porte pendant
      tout le film et elle a une péritonite et elle est mariée à Joseph Cotten ou je ne sais pas quoi…

  5. AvatarSéverine dit :

    Sur le même thème et peut-être plus abordable, je vous recommande la lecture du roman de Michael Cunningham, « Les heures », adapté en 2002 par Stephen Daldry au cinéma. Nicole Kidman incarne une Virginia Woolf sur le point de se suicider à couper le souffle. Merci pour ton article toujours aussi instructif et bien écrit.

    • AvatarDjinnzz dit :

      Oui, j’ai vu le film pendant la préparation de cet article. Poignant, bouleversant,… magnifique !

  6. Bonjour, pour ma part j’ai eu l’immense chance de devenir un ami intime de cette grande Famille : « tu fais partie de la Famille » m’a déclaré après huit ans de relations Angelica Bell, nièce de Virginia Woolf (sœur de Vanessa Bell, peintre)- Angelica Bell : ça ne dit rien sûrement à personne… et pourtant c’est là toute l’histoire d’une grande Famille (écrivains, peintres, artistes du début du XXème : un foisonnement intellectuel et artistique sans précédent balayant la vieille société victorienne) / Je suis heureux de voir sur votre blog que des gens s’intéressent à Virginia Woolf, mais il faut éviter de se focaliser sur le prisme « folie, mort »- extrêmement réducteur- oui, plutôt évoquer le « courant de la conscience » dans ses romans, le Temps, qui est tout, son atmosphère, son mystère, son alchimie et son angoisse… Si vous voulez vraiment en savoir (bien) plus : https://www.amazon.fr/traces-Virginia-Woolf-rencontre-dAngelica-ebook/dp/B01MDJHB3X Cordialement

    • AvatarDjinnzz dit :

      Vous fréquentez des gens très intéressants ! 🙂

  7. Bonjour Djinnzz, je vous recommande de lire la biographie de Vivianne Forrester qui a obtenu le prix Goncourt de la biographie « Virginia Woolf ». Vous pouvez lire aussi mon roman « Intrigue chez Virginia Woolf » dans lequel je parle de la fin de sa vie et des rapports parfois maltraitants qu’elle subissait de la part de son mari et des raisons qui l’ont poussée au suicide.

    • « des rapports parfois maltraitants qu’elle subissait de la part de son mari » ??????? Je suis personnellement un grand ami de cette grande Famille que je côtoie intimement depuis de nombreuses années et je peux vous dire que si Angelica, nièce de Virginia Woolf qui adorait notamment Léonard et m’en a si longuement parlé ainsi que de l’histoire propre à Léonard et Virginia (propre comme le mot) si Angelica lisait ces mots-là, je crois qu’elle dirait « cela n’a aucun intérêt, on ne peut empêcher les gens de voir le côté malsain, de dire des âneries » / Mais ma pauvre Anne-Marie Bougret de quel droit avancez-vous de telles inepties ? Léonard était droit comme un I, probe, honnête, il s’est consacré à son épouse, s’est sacrifié pour la santé de sa femme et consacré corps et âmes à son oeuvre et sa tranquillité créatrice, à son édition, à rencontrer avec elle des centaines d’artistes, déménageant sans cesse, toute sa vie durant, alors ne cherchez pas le scoop qui sent mauvais et retournez à vos faits divers en impression d’un roman auto édité on ne peut plus fumeux d’après ce que j’ai lu en synopsis… / Quant à ces gens (ne les mêlez pas à vos cheminements tordus) ils ont une classe et un niveau que vous ne subodorerez jamais, le monde qui fut le leur est à cent-mille lieues du vôtre… Croyez-moi, vraiment, vous ne pourrez jamais imaginer le 10.000 ème de ce que j’ai vécu aux côtés d’Angelica dans sa maison à être considéré comme un « fils de la Famille », à l’inverse de vos démarches malsaines autour du suicide, de la prétendue diffamatoire maltraitance de Léonard envers Virginia et du scandale : cette Virginia Woolf n’a pas existé. leur couple était heureux et Léonard l’homme singulier qu’il lui fallait : un très grand monsieur, érudit intellectuel et immensément cultivé comme elle ; elle, maniait l’humour, elle était gaie et sarcastique, caustique, coupante mais fantasque aussi, immensément intellectuelle, comme lui : son mari l’admirait… l’admirait vraiment / Je note enfin que votre snobisme bien prévisible en la matière (j’en ai rencontré d’autres) vous a empêché, comme l’a pour sa part très bien fait Djinnzz qui m’a glissé un mot sympathique sur la relation que j’avais tissée, de vous adresser directement à moi et de vous intéresser à ma singulière rencontre qui pourtant vous aurait appris énormément de choses, mais non : « narrow-minded » for ever…

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