L'affaire Bettencourt n'est pas la première affaire mettant à mal la probité de nos chefs d'Etat. Le 10 octobre 1979, Le Canard Enchaîné dévoile une information détonante : Valery Giscard d'Estaing, l'actuel Président de la République, aurait reçu des diamants de la part de Bokassa, le despote sanguinaire de la République centrafricaine.
Dès le lendemain, un journaliste du Monde relaye l'information et déclare que si le Président a négligé la déclaration de ces diamants à la Douane, "la France a aujourd'hui un trafiquant pour président".
Sale journée pour Giscard !
La défense de l'Elysée brille par sa mollesse et son ridiculisme ridicule : il s'agirait d'un simple cadeau, comme il est fréquent de s'en faire entre chefs d'Etat...
Le plus choquant, dans l'histoire, n'est pas la valeur des diamants (estimée à un peu moins de 50.000 francs par l'intéressé et à plus d'un million de francs par le Canard Enchaîné... cherchez l'erreur). Non, le vrai problème est que notre Président ait accepté un cadeau de la part de ce dictateur odieux qui a ruiné son pays, le Centrafrique, et n'hésite pas à massacrer son peuple. Il est vrai que les deux chefs d'Etat sont des amis de longue date : dès le début des années 70, ils partaient faire des safaris ensemble. Tuer des animaux en voie d'extinction, ça rapproche...
En décembre 1980, acculé, le chef d'Etat est contraint d'affirmer la véracité des propos du Canard Enchaîné.
A quelques mois des élections de 1981, Valery Giscard d'Estaing déclare donner la valeur de ces bijoux à des oeuvres caritatives... mais le mal est fait et l'opinion publique est définitivement choquée.
Cette affaire contribue largement à lui faire perdre sa ré-election au profit de François Mitterrand...
Alors, tous pourris ?
L'Info du Jour qui te permet de briller en société
On peut légitimement se demander comment les journalistes du Canard Enchaîné ont procédé pour découvrir le pot-aux-roses.
Cette révélation survient un mois après la chute de Bokassa. L'ancien despote voulait entraîner son ancien protecteur dans sa chute et a livré lui-même ces informations à la Presse. Si on ne peut même plus faire confiance aux dictateurs africains, où va le monde, je vous le demande...





More or less, je vous l'accord.
Internet est simplement trop rempli de bruits et de sornettes, diffusés par des anonymes incompétents. Le café du commerce exponentiel.
Vous noterez que je suis le seul ici à signer de mon nom… :idea:
La liberté d'expression doit aller de pair avec le courage des opinions, n'est-ce pas ?
Je suis heureux que vous soyez revenu sur votre jugement et que nous ayons enfin pu trouver un terrain d'entente!
Par contre, je suis pour ma part un fervent défenseur de l'anonymat sur Internet. Encore un point de désaccord entre nous! :razz:
Concernant le courage des opinions, justement, je maintiens que ce site n'est en rien un blog d'opinions mais de connaissances... reprochez-vous à Wikipedia de ne pas mentionner les patronymes de chacun des auteurs?
Là où vous voyez en Internet un regroupement d'anonymes incompétents, j'y vois pour ma part une communauté de passionnés qui investissent leur temps et leur argent pour partager du savoir. La blogosphère est d'une richesse inouïe, encore faut-il prendre le temps d'essayer de la connaître... et, bien sûr, de taper aux bonnes portes!
A ce propos, seriez-vous par hasard l'écrivain Johan-Frédérik Hel Guedj? Si c'est le cas, c'est un honneur d'être lu et de pouvoir converser avec vous! :grin:
C'est moi, oui, et tout l'honneur est pour moi.
Wikipedia applique toutefois des règles de modération assez strictes. J'ai eu un vif débat avec les auteurs de certains articles, qui refusaient dogmatiquement d'aborder certaines questions qui fâchent.
Je suis tout à fait contre l'anonymat sur Internet, qui encourage trop de débordements. J'observe que les sites correctement modérés réclament lors
de l'inscription le nom et les coordonnées exactes du membre et je crois que c'est une bonne chose. La cybercriminalité, la cyberdiffamation, le cyberracisme, etc., sont
encouragés par les pare-feux du Net.
J'ai suivi toute la matinée avec délectation ce débat houleux mais fort intéressant.
N'y connaissant pas grand chose à la question des diamants de Bokassa et de l'implication de notre Valery national, je m'abstiendrai de commenter.
Par contre, concernant l'anonymat sur Internet, je fais moi aussi partie de ceux qui se battront becs et ongles pour maintenir cet anonymat, n'en déplaise à Nadine Morano et à ses tweets crétins.
Pourquoi? Je répondrai à cette question avec un raisonnement par l'absurde: parce que si on interdit l'anonymat, Internet ne sera plus l'espace de liberté qu'il est aujourd'hui. Parce que le risque de fichage et de flicage nous mènerait tout droit à un Etat liberticide.
Les raisons invoquées telles que la lutte contre les propos haineux déversés, la lutte contre la pédophilie, etc... : il y a déjà une législation largement suffisante pour endiguer ces pratiques (qui sont somme toute minoritaires! Je passe mes journées sur le Net et je tombe rarement sur de telles choses.)
La législation est très claire: le propriétaire d'un site internet est responsable de tout contenu diffusé sur son site. Par définition, un commentaire haineux ou raciste laissé dans un commentaire relève du seul ressort du propriétaire du site. C'est sa responsabilité civile et pénale qui est engagée. D'où l'intérêt de la modération et de filtrage de commentaires.
Quant à l'argument de la pédophilie ou du terrorisme, c'est une vaste blague. A l'heure du VPN, de TOR & cie, une législation interdisant l'anonymat ne freinerait EN RIEN leur diffusion.
Viens ensuite la question pratique: je suis un professionnel du Web et je ne vois pas de solutions permettant d'identifier avec certitude les 3 milliards d'internautes sur cette terre. Déjà que la signature électronique a du mal à se mettre en place techniquement alors qu'elle ne considère qu'un faible nombre d'usages, je n'ose même pas imaginer le bordel qu'un tel système provoquerait.
Je conclurais en disant que l'anonymat n'existe pas, même aujourd'hui. N'existe que le sentiment d'anonymat. Nuance. Tous internaute peut être retrouvé par les autorités compétentes en cas de délit commis sur le Net. Dès lors, à quoi rimerait d'imposer à chacun d'être identifié à la vue et au sus de tous pour chaque action sur Internet?
Ma famille a-t-elle besoin de savoir que je consulte Youporn? Mon chef que je suis actif sur des blogs de gauche? Mon patron que je suis fan de mangas? NON. Cela n'appartient qu'à moi et à moi seul.
De plus, les propos délictueux (racisme,...) ne sont-ils pas plutôt les symptômes d'une société malade plutôt qu'une maladie? Faisons en sorte d'inculquer certaines valeurs à nos enfants, de moraliser la vie politique comme quelqu'un le disait plus haut, et les incivilités sur Internet comme dans la vraie vie baisseront d'elles-mêmes.
Je signe de mon vrai patronyme. Cela ne vous amènera pas à grand chose étant donné qu'il existe 180.000 Martin en France. Tiens, encore un obstacle à cette loi débile: nos noms ne sont pas uniques! A moins de nous faire tatouer un code-barres sur la nuque? ;)
Vous méconnaissez l'envergure de la criminalité sur Internet. Ne parlons pas ici de la criminalité bancaire et financière, de plus en plus endémique (j'en suis personnellement à trois cartes de crédit piratées en 14 mois, pour un montant supérieur à 15 000 euros… :!: ).
Sur un terrain plus nauséabond, j'ai récemment dénoncé un site révisionniste français, qui multiplie les articles et les entrées de blog antisémites et racistes,
la négation de l'Holocauste, etc.
Réponse des "autorités" : ce site est bien connu, son propriétaire est immatriculé
aux États-Unis, il est protégé par le 1er Amendement, et les plaintes officielles allemandes n'ont rien pu faire. Si les textes étaient plus strictes et interdisaient les domiciliations de sites de complaisance, ce sinistre individu fermerait boutique.
En attendant, il continue de dresser sur son site des listes de centaines de personnalités "d'origine juive". Sur Internet, chacun peut échafauder son petit Vel d'Hiv personnel…