L’adagio d’Albinoni, ou l’histoire d’une imposture

Djinnzz

Créateur et rédacteur d' EtaleTaCulture

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21 Réponses

  1. Nicolas dit :

    Super article. J’en ai profité pour passer un bon moment à écouter l’adagio.
    Moment juste éraflé par la lecture de:
    « Mais on a beau fouillé dans sa discographie ».

    Ce sera super aimable de me virer ce participe passé et de le remplacer par l’infinitif idoine.

    Félicitations pour tout le site !

  2. Djinnzz dit :

    Oui chef, je corrige sur le champ!
    😉

  3. Nicolas dit :

    Re………

    Réactivité remarquable. Il reste que vous vous êtes (follement?) amusé à copier / coller l’extrait dans votre article pour le mettre en valeur (sic).

    Je réitère ma demande pour ce doublon gras(vement) ravageur.

  4. Jojo dit :

    Alors là, je suis sur le cul… On nous aurait menti?
    Qu’une histoire aussi intéressante se cache derrière un air aussi connu, je trouve cela vraiment incroyable.
    Ce Remo Giazotto est vraiment allé au bout de ses convictions, quitte à ne révéler à personne qu’il est le vrai auteur de l’air pour faire connaître son idole.
    Mais du coup, on ne connaît Albinoni que pour cet adagio qui n’a en réalité pas été écrit par lui. C’est quand même une mystification qui ne rend pas tout à fait hommage au compositeur je trouve.

    Bref, je ne sais pas trop quoi penser de ce comportement « admirable ». Reste l’anecdote dont je me souviendrai longtemps!

    • robert dit :

      En fait il n’a jamais cache qu’il etait le compositeur de cette oeuvre. C’est meme ecrit noir sur blanc sur la premiere preface de cette partition. La seule chose qui fait debat mais qui n’a jamais ete tranche, c’est s’il a vraiment ete inspire par un fragment d’une oeuvre d’Albinoni. Du coup il n’ y a aucune mystification si ce n’est des producteurs qui se sont succede et qui ont oublie de mettre le nom du compositeur.

  5. Blitz dit :

    Merci d’égayer ma soirée (presque) tous les soir! 😎
    Par curiosité, vous paassez combien de temp à écrire un billet comme celui là?

    • jourdan dit :

      ce n’est pas bien long : il suffit de lire un article d’Alain Duault (musicologue réputé) dans le Figaro et d’en faire un résumé.
      Notons qu’un inconnu a écrit une oeuvre qi’il a attribuée à Albinoni, et ici un autre inconnu s’attribue une page de culture sans nommer son véritable auteur…

  6. Djinnzz dit :

    Entre le choix du sujet à traiter, l’écriture, la relecture puis la mise en page, je dirais entre 1h30 et 2h00.
    D’autres articles sont beaucoup plus courts à écrire, d’autres beaucoup plus longs…

    Heureux que ça vous plaise en tout cas! 😉

  7. Je n'ai pas de nom :) dit :

    Ouah magnifique ! Je ne connaissais pas 😳 c’est dingue quand même certains sont près à aller loin par admiration pour quelqu’un … 😯 merci en tout cas pour votre site qui est toujours super bien fait ! 😉

  8. moi non plus :) dit :

    Le mec a sacrifié sa gloire par amour de son compositeur fétiche… Ca force le respect.

    Mais s’il l’avait intitulé l’adagio de Giazotto et qu’il n’avait pas inventé toute cette histoire rocambolesque avec la bibliothèque de Dresde, le morceau serait-il devenu si célèbre?
    On n’aura jamais la réponse, bien sûr… Mais ça rejoint l’idée qu’il ne suffit pas de produire une oeuvre artistiquement de qualité pour être diffusé massivement. Il faut surtout un appui médiatique important…

    Bon article en tout cas, j’ai passé un bon moment en le lisant!

  9. Argent dit :

    J’espere que vous avez d autre article de cette trempe sous le coude !

  10. Patrick dit :

    waaaaaaf!

    Alors là, c’est rigolo.
    Bon, l’histoire, en tant que musicien, m’est connue. Et elle est vraie. En fait, ce serait ce qu’on appelle une basse chiffrée ( une note de basse, surmontée d’un chiffre représentant un accord, et sa position spécifique), les musiciens expérimentés sachant sur cette note basse chiffrée enchaîner une suite d’accords), et en effet, paraîtrait-il, en outre, quelques notes de violon.
    Ceci dit, personne n’est dupe: le style de la pièce, sirupeux à souhait, même si bien « tapé » est totalement improbable pour un musicien contemporain de Vivaldi (7 ans plus âgé), et de 14 ans plus vieux que Bach. Cela sonne sans problème comme un des nombreux « faux baroques » dont on raffolait entre les deux guerres (époque où les compositeurs baroques étaient quasi ignorés, quasiment pas joués).

    Ceci dit, c’est bien en effet l’essentiel de l’œuvre d’opéra qui a disparu dans l’incendie de Dresde. Mais c’est en réalité inexact de dire qu’il ne reste rien de l’œuvre d’Albinoni: 50 ou 60 concertos, des sonates d’église (le fragment de l’Adagio en question en serait issu, et non d’un des opéras disparus), de multiples cantates, etc. Une œuvre abondante, et bien connue depuis, mais il est vrai, essentiellement instrumentale.

    Bon… désolé pour ces précisions de musicien. Là où je rigole de bon cœur, c’est en voyant la tronche de Giazotto sur la photo. En toute bonne foi, je n’en doute pas. Mais bravo au comique qui a fait passer (comme quoi il faut vérifier les sources Wikipédia…) pour la photo du fameux et obscur musicologue Giazotto, le « compositeur de l’Adagio d’Albinoni »…en réalité une photo du grand chef d’orchestre autrichien Herbert von Karajan… Comme quoi, une imposture peut en cacher une autre!
    Ah au fait: Karajan a évidemment enregistré l’Adagio d’Albinoni: avec toutes les cordes de son orchestre, les Berliner Philharmoniker. Immense, dégoulinant, kitch à mourir: il a raison! C’est ainsi qu’il faut envisager cette pièce, ce faux par trop célèbre.
    Sur le même disque: le tout aussi fameux « Canon » de Pachelbel, qu’on décline aussi à toutes les sauces, dont de multiples et insupportables sonneries de téléphone. Ah oui, au fait: tout aussi PAS de Pachelbel (un grand organiste et compositeur allemand, prédécesseur de Bach) que l’Adagio l’est d’Albinoni!
    Mais c’est une autre histoire…

    • Patrick dit :

      …et , si je peux me permettre: « Albinoni compose pas moins de 80 opéras qui seront joués (et applaudis!) dans toute l’Europe. Mais on a beau fouiller dans sa discographie, on ne trouve pas la moindre trace d’un adagio qui porte son nom… »…
      Ben si, justement: si on fouille dans la « discographie » d’Albinoni, on ne trouve…quasi que cela (en tout cas en priorité absolue): un Adagio qui porte son nom… 😉

  11. MrV dit :

    Une belle histoire d’amour entre un homme et la musique.

  12. Bernard A. Nolliac dit :

    Magnifique article! Finalement, ce qu’il y a de plus beau dans l’Adagio d’Albinoni, c’est peut-être le pur amour d’un homme Remo Giazotto pour Albinoni, amour qui l’a conduit à s’imprégner du style d’Albinoni au point de le faire sien… mais ne dit-on pas que le style, c’est l’homme? Étrange et ambigu rapport… sublime.

  13. Patrick dit :

    …bon, ben depuis janvier, c’est toujours Karajan qui trône en guise de Remo Giazotto. La faute à Wikipédia!
    Je signalais: « Bon… désolé pour ces précisions de musicien. Là où je rigole de bon cœur, c’est en voyant la tronche de Giazotto sur la photo. En toute bonne foi, je n’en doute pas. Mais bravo au comique qui a fait passer (comme quoi il faut vérifier les sources Wikipédia…) pour la photo du fameux et obscur musicologue Giazotto, le « compositeur de l’Adagio d’Albinoni »…en réalité une photo du grand chef d’orchestre autrichien Herbert von Karajan… Comme quoi, une imposture peut en cacher une autre! »
    La vraie tête (photo noir et blanc) du musicologue italien Remo Giazotto qui a… »écrit l’Adagio d’Albinoni » sur le lien suivant (faire dérouler vers le bas):

    http://www.onehitwondercenter.com/archive/classical_3.htm

    Vous me direz que c’est bien fait pour lui, vu l’histoire du fameux faux adagio… Après tout…,-)

  14. Domi dit :

    Il aurait dit que ça s’appelle « Fuck my Ass » et que c’est Rihanna qui l’a composé, ça aurait bien marché aussi 😉

    Bon. OK. J’me tais…

  15. Marc dit :

    Si c’est bien un fragment qui inspire il a du d’abord inspirer MOzart adagio en si mineur K 540,datant lui de 1788 soit 37a après la mort dAlbinoni..on entend le thème dans … »Des fleurs pour Algernon »téléfilm scène de cours de piano avec Julien Boissellier et Hélène de Fougerolles si j’ai bonne mémoire et nestropie pas les noms..

  16. Alain Pacquier dit :

    Bonsoir,
    Remo Giazotto écrit bien que ce qu’il a trouvé dans les vestiges de la Bibliothèque de Dresde, c’est le fragment d’une basse (continue), ce qui n’engage pas à grand chose. En revanche tout semble prouver qu’il connaissait magnifiquement bien la partie centrale du triptyque pour orgue de JS Bach, Prélude, adagio & fugue… Sauts d’octave à la basse… Chant à la main droite…
    Mais quand est-ce que Djinnzz nous racontera d’autres arnaques du style ? Je lui en propose quelques unes ici:
    1 faux concerto pour violon de Mozart (pourtant enregistré par Menuhin & Fürtwangler,
    1 fausse messe du sacre des rois de France (au festival d’Aix en Provence)
    + d’une centaine d’oeuvres pseudos baroques à la BN (le fameux Fonds Casadesus)

    En tous cas bravo !
    Alain

  17. Gérard LECOMTE dit :

    Votre article m’intéresse, mais je cherche à relire un article des années 60 intitulé « Pourquoi l’adagio d’Albinoni est inécoutable ». Le connaissez-vous? cf mon article sur « Manchester By the sea » (https:// gerardplaine.blogspot.com Rue du Pont-de-l’Arche).

  18. zighem dit :

    on en apprend tous les jours ! merci la vie ; merci à vous surtout cher DJINNZZ pour ce magnifique article qui a l’air de tout , sauf d’une blague ; donc l’adagio d’Albinoni n’est pas du grand maître italien Tomaso ALBINONI (1671-1751) mais d’un admirateur du 20ème siècle , Remo GIAZOTTO , admirateur fou à lier au point de s’en inspirer à partir de quelques notes retrouvées dans les cendres d’une bibliothèque de Dresde en 1945 et d’écrire l’adagio qu’il attribua à T. ALBINONI ; si ce n’est pas la grande classe ça y ressemble ; y en a qui font le contraire , hélas ! merci

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