
Ça, c’est notre galaxie. Elle est belle, hein ?
On lui a donné le nom de Voie Lactée1.
(Les Grecs pensaient qu’elle s’était formée à partir de gouttes de lait tombées dans le ciel pendant que la déesse Héra nourrissait le petit Héraclès.)
La Voie Lactée compte plusieurs centaines de milliards d’étoiles.
Notre bon vieux Soleil est l’une de ces étoiles. Et nous, habitants de la planète Terre, sommes juste à côté, à 150 millions de kilomètres, soit à peine 0,000016 année-lumière2.
La lumière met donc un peu plus de 8 minutes pour se rendre du Soleil à la Terre... alors qu’il lui faut environ 100.000 ans pour traverser le disque stellaire de la Galaxie de bout en bout3.
Par une belle nuit d’été, il est agréable de s’allonger dans l’herbe et d’observer le ciel. On l’a tous fait.
(et avec une personne dont on est amoureux à côté, c’est encore mieux)
- Elena ?
- Oui ?
- Ton père est un voleur. Il a pris toutes les étoiles du ciel pour les mettre dans t...
- Tais-toi.
- Pardon.
Un sentiment de plénitude nous envahit. L’Univers entier s’offre à nous, et on peut en sonder toutes les subtilités.
Mais ce sentiment est totalement erroné... car la nuit, avec un ciel parfaitement dégagé, l’œil humain est capable de voir simultanément deux à trois mille étoiles4, tout au plus.
Soit une fraction infime de notre propre galaxie.
Des galaxies, l’Univers observable en comprend au moins des centaines de milliards5. Et ça, ce n’est que pour l’Univers « observable »... Car une partie de l’Univers est actuellement impossible à observer, quelle que soit la puissance de nos télescopes.
L’Univers a environ 13,8 milliards d'années. Il ne nous est donc
possible de recevoir que la lumière ayant voyagé pendant moins de 13,8 milliards d’années. LOGIQUE.
(Enfin, pas tout à fait... car si ni la lumière ni la matière ne peuvent aller plus vite que la vitesse de la lumière (300.000 km/s), rien n’empêche l’espace entre deux objets de se dilater à une vitesse bien supérieure...)
(mais ne compliquons pas)
S’il n’est pas possible de définir précisément la taille de l’Univers, on sait en revanche qu’il s’étend sur au moins plusieurs dizaines de milliards d’années-lumière.
Il existe donc une « barrière » pour nos observations actuelles. Cette barrière s’appelle
l’horizon cosmologique6.
Ce qui est aujourd’hui au-delà de cet horizon n’est donc pas observable à présent.
Quand on se croit le centre du Monde, en regardant les étoiles par une belle nuit d’été, c’est l’Univers tout entier qui rigole de nous.
Mais on s’en fout.
- Elena ?
- Oui ?
- Je t’aime.
Notes
- La Voie lactée est une galaxie spirale barrée : sa région centrale comprend une barre d’étoiles, entourée d’un disque où se dessinent des bras spiraux. Comme nous sommes à l’intérieur, ses vues d’ensemble extérieures sont des reconstitutions fondées sur les observations, et non des photographies prises depuis une autre galaxie.↩ Retour au texte
- L’année-lumière mesure une distance, malgré son nom : celle parcourue par la lumière dans le vide en une année julienne de 365,25 jours. Elle vaut environ 9 461 milliards de kilomètres. Les 150 millions de kilomètres Terre–Soleil sont une distance arrondie : la séparation varie au cours de l’orbite terrestre.↩ Retour au texte
- Au-delà du disque se trouve un halo stellaire, approximativement sphérique, contenant notamment des amas globulaires. Un halo de matière noire s’étend plus loin encore. Le chiffre de cent mille années-lumière décrit donc une composante de la Galaxie, avec des contours moins nets que ceux d’un objet solide.↩ Retour au texte
- Le chiffre dépend d’un ciel très sombre, de la transparence de l’air et de la vue de l’observateur. Environ six mille étoiles sont théoriquement accessibles à l’œil nu sur l’ensemble de la sphère céleste, mais la Terre en masque à peu près la moitié à un instant donné. Les poussières interstellaires limitent aussi notre regard à l’intérieur de la Galaxie.↩ Retour au texte
- L’estimation de cent à deux cents milliards était courante lorsque cet article a paru en mai 2016. En octobre 2016, une étude utilisant notamment Hubble a proposé un total au moins dix fois plus élevé, en extrapolant la population des galaxies trop faibles pour être détectées. Ce total dépend des modèles et des limites du recensement : il ne signifie pas que toutes ces galaxies ont été photographiées individuellement.↩ Retour au texte
- L’horizon des particules délimite les régions dont un signal a pu nous parvenir depuis le début de l’histoire cosmique. L’horizon des événements concerne les signaux qui pourront encore nous parvenir dans le futur. Ces deux limites diffèrent. L’expansion explique aussi qu’un Univers âgé d’environ 13,8 milliards d’années possède une région observable d’environ 92 milliards d’années-lumière de diamètre aujourd’hui.↩ Retour au texte




Très beau texte, j'aime beaucoup.
Ci dessous, un lien pour voir l'intégral de la voie Lactée visible depuis la terre (avec un très gros télescope), en très haute définition et sur une seule image :
http://gds.astro.rub.de/
Nous sommes vraiment tous petits...
Magnifique lien ! :)
Hmm.. Connaissez-vous l'effet Cerenkov ?
Le physicien russe Pavel Cerenkov a décroché le prix Nobel en 1958 pour la découverte de particules capables de ce déplacer plus vite que la lumière, on à donné son nom au phénomène.
Et sur cette découverte la NASA à crée "l'EmDrive," un appareil capable de produire de l’énergie sans aucun résidu de carburant ni caisse de résonance, tout ça avec des lasers.
Certes selon la théorie de la relativité d'Einstein, aucun objet n'est physiquement capable de se déplacer plus vite que la lumière... Alors, comment expliquer cette "anomalie" ? Une seule explication : les lasers, soumis à un environnement bien particulier, ont créé un champ de distorsion dans le continuum espace-temps et ont dépassés les limites de la physique telles que nous les connaissons.
Très bon article mais non ! Nous iront franchir cette Horizon Cosmologique :)
Il n'y a pas de particule se déplaçant plus vite que la lumière.
L'effet Cerenkov est similaire au bang supersonique, mais avec de la lumière plutôt qu'avec du son.
Et puis l'EmDrive a été inventé par un Anglais dont l'analyse de fonctionnement ne remet aucunement en cause les lois de physiques telles qu'on les a établies actuellement.
Morne Butor approfondie tes recherches. Il existe bien des particules plus rapide que la lumière
Les premiers testes ont prouvés la rapidité des ces particules supraluminiques. Il y eu des contestations, d'après certains " Il pourrait s'agir d'une mesure erronée due à un mauvais branchement entre le récepteur d'un GPS et la carte électronique de l'ordinateur utilisés au cours des expériences"
James Gillies, le porte-parole du CERN, a confirmé l'information. "C'est une explication possible. Mais nous n'en saurons pas plus avant d'avoir effectué de nouveaux tests".
Puis lors de ces nouveaux testes réalisés sur 730 km entre la Suisse et l'Italie entamé fin octobre 2011, vingt neutrinos ont pu être détectés au Gran Sasso. Ces nouvelles mesures "ne changent en rien la conclusion tirée initialement, à savoir que les neutrinos semblent arriver plus vite qu’ils ne le devraient", a précisé le CNRS.
Le 22 septembre 2011, l'équipe Opéra avait annoncée que des neutrinos avaient parcouru les 730 km en dépassant légèrement (de 6 km/s), la vitesse de la lumière dans le vide (près de 300.000 km/s), qui était jusqu'alors considérée comme LA "limite infranchissable".
Peut-être me suis-je trompé à propos de l'effet Cerenkov mais quoi qu'il en soit,
On dépassera cette Horizon Cosmologique !
Oui Monsieur !