Les commandants français de la première Guerre Mondiale

Les commandants de la première guerre mondiale

1

Joseph Joffre
L’inventeur du mot « limogeage »!

Joseph Joffre

Joseph Joffre et ses fières bacchantes

« Offensive à outrance »: ainsi pourrait être résumée la stratégie déployée par le maréchal Joffre. Choisi comme chef de l’état-major français en 1911, il adopte le fameux plan XVII, doctrine militaire créée par le général Foch suite à la cinglante défaite de la France face à la Prusse en 1870. En fait, plus qu’une doctrine, le plan XVII est un véritable état d’esprit: quoi qu’il arrive, on ne perd pas espoir et on rentre dans le tas!

Hélas, lorsqu’il le met en application en août 1914, ce plan mène à une véritable catastrophe: les troupes françaises se font massacrer face aux Allemands durant la toute première confrontation de la première guerre mondiale, la « bataille des Frontières » .

Face à ce cuisant échec, Joffre ne se démonte pas pour autant (« surtout, pas d’affolement! ») et parvient à préparer la contre-attaque en redéployant ses forces dans la Marne: c’est la Grande Retraite.

Nouveaux échecs de sa stratégie en Champagne, en Artois, et finalement à Verdun… Il tente de mettre sur le dos de Pétain les défaites qui s’accumulent, sans résultat! Le président du Conseil, Aristide Briand, décide finalement de le défaire de son commandement le 26 décembre 1916. En voilà un qui n’a pas dû beaucoup apprécier les fêtes de fin d’année!

L’Info du Jour qui te permet de briller en société

Le maréchal Joffre est également à l’origine du terme de limogeage. Terme à l’origine purement militaire, il signifie se faire brusquement priver de ses responsabilités ou de son job par ses supérieurs hiérarchiques.

Selon la légende, au début de la première guerre mondiale, Joffre aurait affecté à Limoges tous les officiers dont il n’était pas satisfait… une façon déguisée de les priver de leurs pouvoirs opérationnels. Ils furent nombreux, les pauvres, à être limogés!

En réalité, beaucoup d’entre eux ne mirent jamais ne serait-ce qu’un orteil à Limoges et furent éparpillés un peu partout en France. Mais bon, un « grenoblage », un « marseillage » ou un « lyonnage », ça ne sonne quand même pas terrible!

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Philippe Pétain
Une carrière brillante avant de déconner…

Philippe Pétain

Ah! Pétain! Un nom honni aujourd’hui dans l’Histoire tant il est le symbole d’une France vaincue et collaborationniste. Pourtant, bien avant d’avoir décidé de fricoter avec les nazis dans ses dernières années, le maréchal Pétain eut un comportement exemplaire durant la première guerre mondiale.

En 1914, Pétain (1856 – 1951) a déjà 38 ans de service à son actif mais n’a que le grade de colonel. Sa personnalité et le besoin impérieux de la France de se doter de chefs militaires compétents lui amènent une promotion-éclair. C’est lui qui est nommé à la tête des troupes françaises lors de la bataille de Verdun en février 1916. Fin tacticien, il ne croit pas beaucoup en la doctrine du « bourrinage » plébiscité par Foch et Joffre dans leur fameux Plan XVII (voir ci-dessus). Il comprend très bien la vraie nature des combats: nul besoin de rechercher des faits héroïques, c’est une guerre d’usure qui doit s’engager entre les deux nations (« La victoire reviendra au camp qui sera le dernier debout »). Forcément, cette lucidité est assimilée à du pessimisme par ces supérieurs qui lui préfèrent l’optimisme d’un Robert Nivelle.

Mais Nivelle échoue à son tour au Printemps 1917… Pétain est rappelé pour panser les plaies et tenter de remonter le moral des troupes. Il reste néanmoins dans l’ombre de Foch jusqu’à la fin de la guerre, n’ayant jamais l’occasion de briller dans les victoires finales.

Dans l’entre-deux-guerres, le héros de Verdun jouit d’une aura exceptionnelle. Malheureusement, il déconne sérieusement dans ses dernières années, devenant le chef du gouvernement de Vichy en 1940. Il mourra en prison en 1951.

3

Ferdinand Foch
Terminer en porte-avions, c’est quand même pas rien

Ferdinand Foch

Les moustaches étaient décidément à la mode

Théoricien militaire, il est à l’origine du plan XVII prônant la combativité et l’offensive à tous prix. Après l’échec de la guerre de 1870, la première guerre mondiale est l’occasion pour lui de mettre en pratique ses grands principes de stratégie militaire. Il est promu commandant de la IXè armée pendant la bataille de la Marne en septembre 1914 et s’attribue, à raison, le crédit de cette victoire franco-britannique.

Hélas, il ne parvient pas à transformer l’essai et par la suite ses échecs s’accumulent: batailles d’Ypres, d’Artois, de la Somme, il ne semble plus capable d’inverser cette spirale négative et est finalement limogé (maintenant, vous savez d’où vient cette expression! Non? Relisez donc quelques lignes plus haut et que je ne vous y reprenne pas à lire en diagonale!) en décembre 1916… pour être finalement réhabilité quelques mois plus tard!

Et pour son grand retour sur le devant de la scène, il n’est pas là pour rigoler! Il devient le commandant allié suprême et coordonne les actions de l’armée française, britannique et américaine. Il s’attribue ainsi tout le mérite de la victoire de la deuxième bataille de la Marne de juin 1918 et se rue sur l’Allemagne tel un rouleau-compresseur.

Le Traité de Versailles de 1919, pourtant pas tendre avec l’Allemagne et étant considéré par beaucoup comme la cause la seconde guerre mondiale, est jugé par Foch trop clément et bienveillant, « d’une générosité criminelle », dit-il. C‘est dire à quel point il reste fidèle à sa posture agressive!

Décédé en 1929, le maréchal Foch repose aujourd’hui sous le dôme des Invalides et est considéré comme l’un des plus grands chefs militaires de notre nation.

4

Robert Nivelle
Le « Boucher »

Robert Nivelle

Son surnom de Boucher, il ne l’a sûrement pas volé!

Sans doute moins connu que ses illustres contemporains que sont Foch, Pétain ou Joffre, le Général Nivelle n’en reste pas moins un officier qui a compté durant le conflit. Il incarne à lui seul l’aveuglement de l’état-major français face à la réalité du conflit!

C’est lui qui est choisi pour remplacer Pétain durant la bataille de Verdun, ce dernier étant jugé pessimiste et peu agressif (voir ci-dessus).

En avril 1916, l’élève surpasse le maître: il remplace Joffre (qui se fait d’ailleurs limoger quelques temps plus tard, rappelez-vous) en tant que commandant en chef.

Auréolé d’une gloire soudaine, le succès de Verdun lui monte certainement à la tête: il met au point un plan censé mettre fin à la guerre en moins de 48 heures, rien que ça! Il parvient même à convaincre le Conseil qui accepte de mettre son plan à exécution. En avril 1917, il lance une offensive « surprise » qui ne surprend personne… Cette offensive ne vous est certainement pas inconnue, d’ailleurs. Mais si, souvenez-vous, elle eut lieu sur un certain Chemin des Dames… « L’heure est venue, confiance, courage et vive la France! », s’exclame-t-il avec enthousiasme avant la bataille. Mais bien sûr! Et la marmotte, elle met le chocolat dans le papier d’alu…

Sans surprise, donc, les Allemands balaient le dispositif mis en place et Nivelle perd d’un coup de sa superbe… La bataille, censée durer moins de 48 heures, durera plus de 6 mois et fera 350.000 victimes. Les mutineries commencent au sein de l’armée française. Pétain vient en catastrophe tenter de juguler la catastrophe. Quant à Robert Nivelle, tristement surnommé « le Boucher », il est envoyé en Afrique du Nord. Il ne fait alors plus parler de lui, et si vous voulez mon avis, c’est bien mieux comme ça.

Ainsi s’achève cet aperçu des chefs de guerre français qui ont compté durant la première guerre mondiale. Bien sûr, la liste est loin d’être exhaustive et je vous incite à étaler votre culture dans les commentaires et partager avec nous vos connaissances sur le conflit! Et vous pouvez également consulter le dossier réservé à ce conflit: La première Guerre Mondiale.

Pour approfondir…

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25 Réponses

  1. Korth dit :

    Je ne connaissais pas ce « plan XVII ».
    Ce qui est sûr, c’est que les Français ont été totalement incompétents au début de la première guerre mondiale, en envoyant les soldats dans des costumes rutilants et éclatants de couleur ils se faisaient tués par les Allemands sans aucune chance de s’en sortir.
    C’est la fierté française dans tout ce qu’elle a de plus nauséabond.

    Quant à Pétain, le sauveur de Verdun, son gouvernement de Vichy est d’autant plus intolérable quand on connaît le passé glorieux du personnage.

    • Salvador dit :

      Vous écourtez un peu l’histoire au détriment total de Pétain. Est-il plus condamnable que ceux qui lui ont laissé très courageusement les pleins pouvoirs avant de se carapater en Traction Avant. Ca ne vous choque pas d’entendre et réentendre que 80 députés, eux aussi courageux, ont refusé de voter cette entrée du gouvernement français dans un mode peu républicain alors qu’ils étaient plus de 600 à la Chambre ?
      Croyez vous que les juifs français déportés auraient été sauvés par notre bande de patates ?
      Ce que je vois, en ce qui me concerne, c’est que nous sommes alors entrés dans une ère de barbarie décidée par d’autres… Quel qu’ ait pu être le responsable français de plus haut niveau il avait peu de chance de briller. Par ailleurs le fait de nommer un général d’état-major chef de la nation exonère à la fois les politiques et l’administration en une seule fois. Chouette !
      Concernant cette ordure de Nivelle, je pense comme Gigi. J’ajoute qu’il était polytechnicien et franc-maçon.

  2. PetitBateau dit :

    Un article moins facile à lire que les autres et plus pointu.
    Mais bon, ça fait du bien aussi de se creuser un peu les méninges.

    Ne comptez pas sur moi par contre pour étaler ma culture à ce sujet, je n’y connais rien à la chronologie du conflit et à ses protagonistes. (enfin… maintenant un peu plus qu’avant)

  3. Carrie dit :

    2 articles en 2 jours… ça faisait longtemps! 😛
    Se pourra-ce qu’il s’agitasse d’une reprise?

    [Hors-Sujet]
    C’est moi où la photo de Ferdinand Foch ressemble à Raymond de Raymond et Huguette dans Scènes de Ménage? 😆
    Qu’est-ce qui sont mimis tous avec leur petite moustache en tout cas ^^
    [/Hors-Sujet]

  4. Histomanie dit :

    Petit ajout concernant Robert Nivelle:

    Sa réhabilitation vient avec la paix puisqu’il est nommé au Conseil supérieur de la guerre et pour son éloge funèbre le ministre de la Guerre André Maginot lui rend hommage. Il est inhumé aux Invalides.

    Maginot ne s’est donc pas contenté de faire une brillante ligne (hum, hum), il a aussi rendu hommage à un des officiers les plus nuls du conflit. J’applaudis des 3 mains.

  5. Hyruqu dit :

    Je crois savoir que Nivelle a tenté de faire marche arrière quand il s’est rendu compte que son offensive « éclair » était en train de tourner au fiasco. Mais les politicards de tous poils l’en ont empêché.
    Nivelle est donc un bouc-émissaire dans les livres d’histoire servant uniquement à cacher la nullité des politiciens.

    Quoi qu’il en soit, il ne me semble pas que Nivelle ait reconnu publiquement son erreur d’appréciation et son excès d’optimisme. Sans doute une telle déclaration lui aurait permis de redorer son blason.

  6. Gigi dit :

    Nivelle est une honte pour la patrie française. Qu’il soit enterré aux Invalides aux côtés des héros de notre patrie est une honte.

  7. 🙂 Je pense que le Général Nivelle dans un autre pays ( URSS) et sous le régime de tonton STALINE, donc à une autre époque, aurait tout simplement été fusillé pour incompétence chronique!!!

  8. nic dit :

    Je constate surtout que les guerres passent les soldats trépassent et nos abrutis de chefs continuent et refont sans cesse les mêmes erreurs. Je peux en témoigner. ..

  9. MENARD dit :

    pour ma part, je considère que les généraux responsable, par leur incompétence et leur cynisme, des hécatombes de 14-18, sont des criminels de guerre et auraient dûs être condamnés.

  10. amerein dit :

    Pas facile d’être percutant sur un sujet si vaste, cependant le plan XVII appliqué par Joffre est bien responsable de l’hécatombe d’août 1914 : 300 000 Français, l’élite de l’armée d’alors éliminée en 3 semaines. De plus l’attaque à outrance l’ennemi là où il se trouve a démontré son inefficacité tout le long de l’année 1915, l’année la plus meurtrière. Difficile de ne pas regarder Joffre avec suspicion…

  11. Petit dit :

    Pour répondre à plusieurs personnes, on accable Nivelle pour son incompétence du chemin des dames mais apparemment vous oubliez le contexte Politico Militaire de l’époque mais on ne parle pas de lui pour la reprise des forts de Douaumont et de Vaux. Pour la bataille de Verdun, les honneurs sont revenu à Pétain et encore aujourd’hui Verdun c’est Pétain mais si on se penche un peu plus sur l’histoire on s’aperçois que c’est Nivelle.

    Pétain le grand sauveur de la guerre 14-18, je rigole et après en 40 on a vu loooool. Nivelle était un bouc émissaire.

    Le livre de Denis Rolland, Nivelle, l’inconnu du chemin des dames, des éditions IMAGO est très bien car il reprend les décisions Politiques et militaires de l’époque et on peu voir que pas facile à l’époque de commander.

  12. cARLIER Jean Claude dit :

    <Petit Vous parlez d'un exploit la reprise des forts de vaux et de Douaumont ???? comme pour leurs prises ils étaient peu défendus. Les Allemands lorsqu'ils crièrent Douaumont ist gefallen, il n'y avait plus de canon et que des territoriaux … de plus pour le chemin des Dames les Allemands avaient connaissance de l'attaque du 16 avril, puisque un commandant, pensant qu'il serait fait prisonnier avait laissé à son ordonnance un saccoche avec les plans de cette attaque….résultat les Allemands avaient renforcés leurs lignes (qui soi dit pensèrent que Nivelle allait modifier son attaqueL'Affaire SAPIGNEUL – Le rapport de la commission d'enquéte sur cette affaire du 14 juillet 1917 – instituée par lettre ministérielle 18194

  13. coulon jen charles dit :

    les chefs militaires français étaient contraints de venir aider par leurs offensives leurs alliés russes qui étaient pris à la gorge par les allemands et les autrichiens.
    Malheureusement ces offensives se faisaient à coup d’hommes , en Artois les français perdirent 5 fois plus d’hommes que les allemands
    mais ceux ci possédaient des canons lourds et d’excellentes mitrailleuses. Comme l’a dit un historien , l’Allemagne nation est une armée avec une nation, la France est une nation avec une armée

    • réalité 321 dit :

      quel commentaire xénophobe et cliché…la France était plus une armée avec une nation qu’Allemagne – La France a tenter d’envahir et pilier l’Allemagne beaucoup plus souvent que le contraire et ton ‘historien’ va t’expliquer aussi que la France aurait perdu la guerre si ce n’était pas pour les alliés. L’Allemagne était le meilleur dans tous les domaines avant leur arrivée, pas besoin de dire les bêtises!

    • réalité 321 dit :

      d’ailleurs, ‘Artois’ se trouve en France et non pas en Russie….

  14. ti morice dit :

    Ptin Vainqueur de Verdun

    En résumé, le Maréchal Joffre doit mettre en application le fameux plan 17 mis au point par Foch, basé uniquement sur un état d’esprit. Une strategie digne d’une grande armée d’expédition avec, ni l’équipement nécessaire, ni un system de transport des troupes abouti. Ne pas oublié qu’en 1914, le soldat francais était équipé d’un bout de métal que l’on pose sur le kepi rouge et le pantalon qui va avec.

    Par contre, les allemands avaient le casque a pointe et l’uniform vert bouteille. En plus, un réseau ferroviaire complet pour transporter les soldats, cinq chemin de fer rien que pour Verdun. Sans conter la mise au point de canons à tres longue porté. Ils ont attaqué avec l’intention de dévorer tout le Nord-Est de la france.

    Les généraux Fr♀ncais qui ont eux du flaire pour Verdun ont vraiment sauvés la France. Reprendre cette armée qui va mal et la rendre performante, chapeau Ptin.

    • ti morice dit :

      Evidement, le Pétain de la seconde guerre Md n’est pas excusable.

  15. DEVALS dit :

    Si les américains ne nous avaient pas permis de gagner la 1ère Guerre Mondiale, bon nombre d’officiers supérieurs français (à qui on a donné des noms de rue ou de places) seraient passé en Conseil de Guerre et dégradés!

  16. DEVALS dit :

    Autre remarque: la « Grande Nation militaire française » à plus perdu de guerre qu’elle n’en a gagné, et quand elles pouvaient les gagner, les politiques ont lâché les militaires! Alors, un peu de modestie. Je préfère largement le Général Guisan à tous nos incapables méprisant la troupe et en retard d’une guerre!

  17. steve512 dit :

    A l’approche de la célébration du 11 novembre, je prends plaisir à lire ce sujet qui génère toujours bien des polémiques mais je déplore que les vrais responsables soient si peu incriminés (ils le sont quand même un peu).
    Les généraux ont été incompétents sur tous les théâtres de combats où ils ont perdu, mais ceux qui les ont envoyés se battre avec des moyens insuffisants ne sont pas militaires (depuis au moins Napoléon)
    Et pour ces exécutants (la plus grande partie d’entre eux au moins) si on fait la part des choses, leur gloire ou leur honte devient aussi relative.

  18. BOUY dit :

    je cherche toutes informations concernant le general joseph BOUY

  19. Henri dit :

    … et toujours le même oublié parmi ces commandants précités à savoir le général de CASTELNAU qui remportait les batailles de Lorraine dès 1914 d’où ses titres de sauveur de Nancy ,et n’en déplaise, de sauveur de Verdun puisque prenant au moment le plus critique de la bataille les premières mesures de sauvegarde qui s’imposaient sur le champ, après quoi il mettait en place le général PETAIN pour la conduire, c’était le 25 février 1916 à zéro heure.
    Préciser aussi que le plan XVll de défense en temps de paix n’a pas été, pour l’avoir lu dans sa biographie, élaboré en 1911 par FOCH comme déjà dit mais par de CASTELNAU qui avait bien mis en évidence les carences manifestes en matière d’effectifs notamment d’où
    la loi des trois ans pour la conscription qu’il proposait lui attirant ainsi les foudres des politiques de l’époque.
    Faut-il dire enfin, car on la cite souvent à son encontre, la bataille de Morhange en 1914 au cours de laquelle il a dû « battre en
    retraite »de par la désobéissance flagrante de FOCH chef du 20 ème corps de la deuxième armée de Lorraine commandée donc par de
    Castelnau. Cela ne l’empêcha pas après la guerre de dire à son adresse, je cite pour l’avoir lu également: « on ne donne pas le bâton de maréchal au vaincu de Morhange » d’où ce comble d’ironie de la plus grande inconvenance qui ne sied pas au « personnage ».

  20. aerovoile dit :

    chapo pour faire cours, oui mon grand père était au mont Cornillet et aux chemins des dames.
    A 8 ans il me disait garçon vient voir ma cicatrise faite par les boches.
    J;ai bien devant mon bureau en grande photo le general FOCH.
    j;ai fait les portes-avions c;est un grand honneur pour lui et son savoir non oublié.
    Merci encore

  21. Marsan dit :

    Si on doit citer les principaux cocommandants il faudrait faire ça dans l’ordre : Pétain Foch et Castelnau n’étaient que général d’armée au début du conflit. Comment peut on ommetre de citer Gallieni alors gouverneur de Paris le seul vrai decisionnaire de la Marne ? Il fut le premier dès le 2 septembre à insister auprès de Joffre (son ancien subordonné) pour l’envoi de la 6eme armée Maunoury contre le flanc de von kluck. Joffre s’est ensuite attribué cette initiative en supprimant les preuves qui ont resurgis des années plus tard.
    Foch était alors un brillant subordonné vainqueur sur le terrain autant qu’un Maunoury non cité par ailleurs.
    C’est aussi lui en devenant ministre de la guerre qui a pu avoir l’influence necessaire pour attenuer le désastreux commandement optimiste et coupé des réalités de Joffre.

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