La mémoire eidétique, un don bien pratique

Djinnzz

Créateur et rédacteur d' EtaleTaCulture

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11 Réponses

  1. Matchu dit :

    Il n’a pas fait que Rome et il s’est attaqué à Newyork, Saint-Tropez, la Nouvelle-Orléans, Hong-Kong, Kuala-Lumpur, Madrid, Jerusalem, Dubai… (il en est à près de 500 tableaux d’après le site officiel)
    Il a même ouvert une gallerie d’art à Londres où il expose et vend ses tableaux.
    Peuh! Trop facile d’étaler sa culture 😎

  2. Maxime dit :

    Wow! Impressionnant ce mec.
    Le mec qui sculpte des animaux dans le reportage est bien doué aussi…

  3. corpsy dit :

    Il ne faut cependant pas mélanger l’autisme, la douance, ainsi que le syndrome du savant. Je vais essayer d’être simple, clair et relativement juste.

    Les trois sont différents, il n’y a que le premier qui est  » officiel « , inscrit dans le DSM-IV. Les trois sont des particularités cognitives et neurologiques (la structure neuronale n’est pas la même que la structure standard — il n’y a pas vraiment de normalité), qui peuvent être mélangées, sauf peut-être pour la douance et le syndrome du savant.

    La douance est dure à expliquer, d’une part parce que la littérature française y est très rare, et surtout très tournée vers la vente plutôt que vers la science; et d’une autre part parce que ce n’est pas encore très bien compris par les sciences.
    Pour faire simple, est surdoué celui ou celle qui a un QI égal ou supérieur à 130. C’est extrêmement mauvais comme diagnostic étant donné la fiabilité, ou plutôt le manque de fiabilité, de ce test.

    À noter qu’un surdoué n’est pas nécessairement  » intelligent « , et ne réussit pas franchement à l’école (un tiers lâche avant le Bac, un autre peu après). Il est plus sujet aux dépressions, dues à sa différence cognitive, qui l’exclue plus ou moins fortement du monde social de par sa “ bizarrerie ”. Il a plusieurs caractéristiques proches de l’autisme, ce qui peut justement cacher ce dernier.

    L’autisme est un trouble du développement, qui commence dès le stade foetal. Jusqu’au DSM-IV, il y a deux grands groupes d’autismes : l’autisme  » lourd « , de Kanner, et l’autisme  » Asperger « , moins lourd, voire léger.
    Le premier correspond plus ou moins à l’idée reçue de l’autiste : ils sont très refermés sur eux-mêmes, ont a priori une déficience intellectuelle lourde, etc. Et l’autre, l’autisme Asperger, est une forme où la personne n’a pas de déficience intellectuelle, elle peut même avoir une intelligence plus grande que la moyenne, mais subie tout de même un handicape, principalement dans le domaine du social.
    On parle aussi d’autisme de “ haut niveau ”, mais les différences sont tellement faibles avec l’autisme Asperger, que les deux termes sont quasi synonymes. La seule différence notable, mais qui tend à disparaître au fur et à mesure que les études avancent, est un retard dans l’acquisition ou l’utilisation du langage, entre 2 et 5 ans.

    L’autisme entraîne toujours une altération qualitative des interactions sociales (empathie, comportements non verbaux, etc.), et aura très souvent des comportements stéréotypés (rituels, balancements, etc.), des intérêts restreints (les objets qui tournent, les mathématiques, le son d’un ventilateur en fonctionnement, etc.).

    Le syndrome du savant, lui, “ offre ” au sujet une ou des capacités extraordinaires dans un domaine bien précis, comme le calcul mental, et donne une mémoire extraordinairement grande, qui ne permet cependant pas toujours d’exploiter les données quelle contient; mais il apporte parfois des dysfonctionnements lourds dans d’autres domaines, comme le langage.

    C’est un syndrome inné ou non qui peut être temporairement “ activable ” via une impulsion magnétique de basse fréquence dirigée sur une partie du cerveau.
    Un autiste sur dix aurait ce syndrome; la moitié de ces “ savants ” seraient autistes; les hommes sont six fois plus touchés que les femmes.
    Kim Peek (le modèle du film Rain Man) avait ce syndrome, ainsi que les personnes de cet article.

    Le terme de “ neurodiversité ” désigne des différences non lacunaires dans la structure neuronale, formant ainsi des modèles de fonctionnements neurologiques différents. On y retrouve l’autisme, la dyslexie, l’épilepsie, le trouble bipolaire (qui est une dépression à deux phases, et non pas un trouble dissociatif de l’identité), la dyspraxie, et bien d’autres encore. Les personnes n’ayant pas de particularités neurologiques sont appelées “ neurotypiques ”.

  4. Djinnzz dit :

    Vraiment très intéressant ce petit cours sur l’autisme.
    Merci à vous pour ces éclaircissements bienvenus!

  5. Yohann dit :

    j’ai vue récemment le film Temple Grandin, sur son histoire.
    elle a aussi ce don! et elle est devenu docteur en sciences animales.

  6. Argent dit :

    je vais mettre tout de suite cette article dans mes favoris. Encore merci pour tout

  7. totop dit :

    Merci à corpsy pour ses précisions.
    Étant moi-même surdoué, je ne peux que confirmer les éléments qu’il/elle décrit ; exclusion sociale dès l’enfance, grosses difficultés scolaires, et une hypersensibilité sensorielle qui chez moi se matérialise par de l’hyperacousie et une sensibilité à la lumière qui m’oblige à vivre dans la pénombre en permanence (traits partagés par les autistes, soit dit en passant). Entre autres soucis.
    Personnellement, je considère ce « surdon » comme un fardeau, même si, heureusement, on peut aussi en tirer quelques avantages parfois 🙂 et que l’on reste des humains comme les autres, avec des qualités et des défauts, qui sont juste un peu différents…

  8. wykaaa dit :

    Depuis tout petit (j’ai 65 ans) j’ai une mémoire extraordinaire. Je me souviens, par exemple, du jour où je me suis mis à marcher (j’avais juste 1 an). Je me rappelle du temps qu’il faisait (très gris), ce que faisait ma mère (elle repassait) et de ma motivation : je voulais absolument aller à la fenêtre de cuisine. Quand je lis 2 à 3 pages d’un livre (pas plus), je m’en souviens par cœur en une seule lecture. Durant mes études scientifiques, je retenais les théorèmes et formules importantes en me souvenant du numéro de page du livre. Lors des examens, il suffisait que je pense à un numéro de page dans un livre pour que je « vois » la page comme si le livre était ouvert devant moi. Si on me donne verbalement un numéro de téléphone, je m’en souvient à vie, etc.
    En mathématiques, si je lis un article, même sur un domaine que je ne connais pas, je comprends l’article et les formules.
    Je reconnais qu’avoir une excellente mémoire est un grand avantage dans la vie.

    • CamilleCMC dit :

      Bonjour Wykaaa,
      je travaille actuellement pour une émission télé dont l’un des thèmes est « les capacités extraordinaires du cerveau ». J’ai lu votre post et j’aurais aimé en discuter avec vous. pourriez vous me contacter à camille.castingcmc@gmail.com
      Merci

  9. Astreymiko dit :

    j’ai aussi la mémoire dite eidétique, depuis toujours je pense, mais je ne l’ai vraiment réalisé qu’il y a dix ans environ. Cela ne m’a nullement servi pour les études où je ne me suis jamais sentie  » à ma place »; par contre je fais nombre de quizz et jeux en ligne où je cartonne. J’ai même gagné 5000 euros à un jeu télévisé grâce à ma bonne mémoire et je pense continuer. olé!

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