« Quand j’entends le mot culture, je sors mon revolver »

Djinnzz

Créateur et rédacteur d' EtaleTaCulture

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8 Réponses

  1. Rioux dit :

    Les autodafés de 1933 font en effet partie de ces périodes sombres qu’on aimerait oublier.

    Le 10 mai 1933, soit moins d’un mois après l’anniversaire d’Hitler dont vous parlez, c’est le point culminant de la campagne contre l’esprit « non allemand ».
    Entre 20h30 et 22h, au cours d’une cérémonie savamment mise en scène devant l’opéra de Berlin et dans 21 autres villes allemandes, des dizaines de milliers de livres sont publiquement jetés au bûcher par des étudiants, des enseignants et des membres des instances du parti nazi. (source Wikipedia)

    Ils constituent les autodafés allemands de 1933.

    Qu’est ce qu’un autodafé? C’est un clin d’oeil à une des périodes sombres de l’Histoire: Traduisible par « acte de foi », c’est une cérémonie de pénitence publique pratiquée par l’Inquisition au Moyen-Age. (Ceux qui refusaient d’avouer leurs pêchers étaient jetés sur le bûcher)

    Entendre des humoristes plaisanter avec cette phrase et la porter en dérision laisse en effet un arrière goût dans la bouche

  2. Malti dit :

    La première victime de cette blague est sans doute Schlageter lui même. Lui est mort en 1923, soit 10 ans avant l’arrivée du NSDAP au pouvoir.
    Ces convictions politiques étaient nobles, loin des préoccupations fascistes et racistes du parti nazi.
    Reprendre à son compte le sacrifice de cet homme pour nourrir des thèses racistes: Schlageter a certainement dû se retourner dans sa tombe (ou pas, d’ailleurs, peut-être se serait-il finalement rallier au parti nazi, personne n’en sait rien au final).

  3. Geneviève dit :

    Preuve s’il en fallait que le traité de 1919 porte en lui les germes de la seconde mondiale.
    C’était une bêtise d’écraser à ce point l’Allemagne et de la priver de son honneur. Cela ne pouvait que raviver un sentiment patriotique fort. La suite, on la connaît…

  4. planck dit :

    Il me semble que c’est Jean Yanne qui faisait des vannes en rapport avec cette expression. A vérifier cependant, je n’y mettrais pas ma main à couper.

  5. Bop dit :

    Effectivement, assez nauséabond comme expression.

    Y préférer sans aucun doute la version de Godard :
    « Quand j’entends le mot culture, je sors mon carnet de chèques » pour critiquer les accès parfois onéreux et élitiste à la culture !!

    PS: Ravis de vous relire Djinnzz

  6. Le Nabot dit :

    Un peu d’humour noir de temps à autre, voyons ! On se croirait chez Muray des fois : « attention nazi ! attention ! pas rire ! ». Lubitsch doit vous paraître nauséabond aussi alors… Je vous trouve ridicules, avec vos aspects de redresseurs de torts.

  7. Michel dit :

    Toujours pareil, la bien pensence fait des ravages ! Moi je trouve ça drôle ! Et que dire de Deproge alors ? Il a dit bien pire !

  8. bu dit :

    Bien placée, la citation pouvait faire mouche au bac de philo (série S) cette année : je crois que le devoir de mémoire prévaut sur l’aspect dérangeant de la formule (et de son contexte historique a fortiori !). Alors pourquoi donc s’enterrer la tête dans le sable ?

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