Petite histoire du pénis – parce que la taille, ça compte parfois!

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Djinnzz

Créateur et rédacteur d' EtaleTaCulture

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13 Réponses

  1. Djinnzz dit :

    Comme promis, le conte Le jeune Garçon et le masseur du hammam, tiré des Mille et Une Nuits, dans son intégralité:

     » Il est raconté, ô Roi fortuné, qu’un certain masseur de hammam avait pour clients ordinaires les fils des notables et des plus riches habitants, car le hammam où il exerçait son métier était le mieux achalandé de toute la ville. Or, un jour d’entre les jours, entra dans la salle où il attendait les baigneurs un garçon encore vierge de poils, mais bien dodu et riche en rondeurs de tous les côtés à la fois; et ce garçon était bien beau de visage; et il était le fils môme du grand-vizir du roi de la ville. Aussi le masseur se réjouit-il de masser le corps si doux de cet adolescent délicat, et il se dit en son âme: « Voilà un corps où la graisse a partout mis des coussins soyeux! Quelle richesse de formes, et qu’il est dodu ! » Et il l’aida à s’étendre sur le marbre tiède de la salle chaude, et commença à le frictionner avec un soin tout spécial. Et lorsqu’il fut arrivé près des cuisses il fut à la limite de la stupéfaction en remarquant que le zebb du gros garçon atteignait à peine le volume d’une noisette…

    — A ce moment de sa narration, Schahrazade vit apparaître le matin et, discrète, se tut.

    MAIS LORSQUE FUT LA CINQ CENT TROISIÈME NUIT, elle dit:

    … il fut à la limite de la stupéfaction en remarquant que le zebb du gros garçon atteignait à peine le volume d’une noisette. Et, voyant cela, il se mit à se lamenter en son âme, et à frapper ses mains l’une contre l’autre, en s’arrêtant tout court dans le massage qu’il faisait.

    Lorsque le jeune garçon vit le masseur en proie à un tel chagrin et sa mine bouleversée de désespoir, il lui dit: « Qu’as-tu, ô masseur, à te lamenter ainsi au dedans de ton âme et à frapper tes mains l’une contre l’autre? » Il répondit : « Hélas! mon seigneur, mon désespoir et mes lamentations sont à ton sujet! Car je vois que tu es affligé du plus grand malheur dont un homme puisse être atteint! Tu es jeune, dodu et beau, et tu possèdes toutes les perfections de corps et de visage, et tous les bienfaits dispensés par le Rétributeur à ceux qu’il élit. Mais justement tu manques de l’instrument de délices, celui sans lequel on n’est pas un homme et on n’a pas les apanages de la virilité qui donne et reçoit! Est-ce que la vie serait la vie, sans le zebb et tout ce qui s’en suit? » A ces paroles, le fils du vizir baissa tristement la tête et répondit : « Mon oncle, tu as bien raison ! Et tu viens justement de me faire penser à ce qui fait le sujet de mon seul tourment! Si l’héritage de mon vénéré père est si petit, la faute est à moi seul qui jusqu’aujourd’hui ai négligé de le faire fructifier. Comment veux-tu, en effet, que le chevreau devienne un puissant bouc s’il se tient loin des chèvres incendiaires, ou que l’arbre se développe si on ne l’arrose pas? Moi jusqu’aujourd’hui je me suis tenu loin des femmes, et nul désir n’est encore venu réveiller mon enfant dans son berceau! Mais il est temps, je pense, que se réveillent les endormis et que le berger s’appuie sur son bâton! »

    A ce discours du fils du vizir, le masseur du hammam dit: « Mais comment fera le berger pour s’appuyer sur un bâton qui n’est pas plus gros que la phalangette du petit doigt? » Le garçon répondit : « Je compte pour cela, mon bon oncle, sur ton généreux vouloir. Tu vas aller sur l’estrade où j’ai laissé mes vêtements, et tu prendras la bourse que tu trouveras dans ma ceinture; et avec l’or qu’elle contient tu iras me chercher une adolescente capable de commencer ce développement. Et moi je ferai avec elle mon premier essai! » Et le masseur répondit: « J’écoute et j’obéis! » Et il alla sur l’estrade, prit la bourse et sortit du hammam chercher l’adolescente en question.

    En cours de route, il se dit: « Ce pauvre garçon s’imagine qu’un zebb est une pâte de caramel mou, qui se développe tant et plus dès qu’on la touche! Ou peut-être croit-il que le concombre devient concombre du jour au lendemain, ou que la banane mûrit avant de devenir banane! » Et, riant de l’aventure, il alla trouver son épouse et lui dit: « mère d’Ali, sache que je viens de masser au hammam un jeune garçon beau comme la lune dans son plein. H est le fils du grand-vizir, et il a toutes les perfections; mais, le pauvre! il n’a point un zebb comme celui des autres hommes! Ce qu’il possède est à peine aussi gros qu’une noisette. Et moi comme je me lamentais sur sa jeunesse, il m’a donné cette bourse pleine d’or afin que je lui procure une adolescente capable de développer en un instant le pauvre héritage qu’il tient de son vénérable père; car le naïf s’imagine que son zebb va s’ériger comme ça en un instant dès le premier essai! Moi alors j’ai pensé qu’il valait mieux que tout cet or restât dans la maison; et je viens te trouver pour te décidera m’accompagner au hammam où tu feras le simulacre de te prêter à l’essai sans conséquence du pauvre garçon. Il n’y a aucun inconvénient à la chose! Et tu pourras même passer une heure à rire sur lui, sans aucun danger ni crainte! Et moi je veillerai du dehors sur vous deux, et je ferai en sorte de vous protéger contre la curiosité des baigneurs. »

    En entendant ces paroles de son époux, la jeune femme répondit par l’ouïe et l’obéissance et se leva, et se para et se vêtit de ses plus belles robes. D’ailleurs, même sans parures ni ornements, elle pouvait faire tourner toutes les tètes et s’envoler tous les cœurs, car elle était la plus belle d’entre les femmes de son temps…

    — A ce moment de sa narration, Schahrazade vit apparaître le matin et, discrète, se tut.

    MAIS LORSQUE FUT LA CINQ CENT QUATRIÈME NUIT, elle dit:

    … car elle était la plus belle d’entre les femmes de son temps.

    Le masseur emmena donc son épouse et l’introduisit auprès du jeune fils du vizir, qui attendait toujours étendu sur le marbre de la salle chaude; et il les laissa seuls et sortit se poster au dehors pour empêcher les importuns de passer leur tête au travers de la porte. Et il leur dit de refermer cette porte sur eux deux en dedans.

    Quand donc la jeune femme vit l’adolescent, elle fut charmée de sa beauté de lun ; et lui également. Et elle se dit: « Quel dommage qu’il n’ait pas ce que possèdent les autres hommes! Car ce que m’a raconté mon époux est bien vrai: il est à peine aussi gros qu’une noisette! » Mais déjà l’enfant endormi entre les cuisses de l’adolescent s’était ému au contact de la jeune femme ; et, comme sa petitesse n’était qu’apparente seulement et qu’à l’état de sommeil il était de ceux qui rentrent entièrement dans le giron de leur père, il commença par secouer sa torpeur. Et voici qu’il surgit soudain comparable à celui d’un âne ou d’un éléphant, et vraiment très grand et très puissant! Et l’épouse du masseur, à cette vue, jeta un cri d’admiration et s’élança au cou de l’adolescent qui la monta comme un coq triomphant. Et, en une heure de temps, il la pénétra une première fois, puis une deuxième fois, puis une troisième fois, et ainsi de suite jusqu’à la dixième fois, alors que, tumultueuse, elle s’agitait et gémissait et se remuait éperdument.

    Tout cela!

    Et, de derrière le treillis en bois de la porte, le masseur voyait toute la scène et n’osait, par crainte de l’opprobre public, faire du bruit ou casser la porte. Et il se contentait d’appeler à mi-voix son épouse qui ne lui répondait pas! Et il lui disait: « Mère d’Ali, qu’attends-tu donc pour sortir? La journée s’avance et tu as oublié à la maison ton nourrisson qui attend le sein! » Mais elle, située en dessous de l’adolescent, continuait ses ébats et, au milieu des rires et des halètements, disait : « Non, par Allah ! je n’aurai désormais à donner le sein à d’autre nourrisson que cet enfant! » Et le fils du vizir lui dit : « Pourtant tu pourrais bien aller un instant le nourrir, pour aussi tôt revenir! » Elle répondit: « On me ferait sortir plutôt l’âme avant de me décider à rendre pour une heure orphelin de sa mère mon nouvel enfant! »

    Aussi, quand le pauvre masseur vit son épouse lui échapper de la sorte, et refuser avec cette effronterie de revenir à lui, il fut dans un tel désespoir et une telle rage de jalousie qu’il monta sur la terrasse du hammam et se jeta de là pour aller se briser la tête dans la rue. Et il mourut.

    Or, cette histoire est pour prouver que le sage ne doit point se fier aux apparences. « 

    • Caramel dit :

      TROIS nuits pour raconter cette petite histoire toute simple?
      Les mille et une nuits c’est pire que Game of Thrones!

      • Djinnzz dit :

        Il faut savoir ménager le suspense!

    • SyntaxTerror dit :

      Bonjour Djinnzz
      Je suis en train de traduire l’article « taille du pénis chez l’homme » de l’anglais sur Wikipédia (et oui, pourquoi pas? c’est un des articles les plus consultés :p ) et je serais intéressé de savoir d’où vient ton texte « Le jeune Garçon et le masseur du hammam », que je n’ai pour l’instant trouvé nulle part ailleurs en français sur le web. S’il ne vient pas d’un autre site web, peux-tu au moins me donner le nom de l’édition d’où il provient avec sa pagination ?
      Merci.

      • Djinnzz dit :

        Bonjour cher wikipédiste (c’est comme ça qu’on dit ?), et bravo pour tout le boulot que vous faites !
        Le conte vient bien du web !

        https://archive.org/stream/LeLivreDesMillesEtUneNuits9/Le_livre_des_mille_nuits_et_une_nuit9_djvu.txt

        (et si un de ces quatre vous êtes motivés pour écrire AUSSI pour #ETC, ça sera avec plaisir ! 😉 )

        • SyntaxTerror dit :

          Merci bien de cette réponse rapide. Je vais essayer d’intégrer les informations de cette page dans la section « Histoire » et j’ai trouvé une image similaire à celle de l’armure (avec une licence creative commons adaptée) que je vais surement mettre pour illustrer l’article.
          Il faudra attendre un peu avant de voir cet article traduit de l’anglais, ce n’est pas tant la traduction qui prend du temps mais surtout la mise en forme et la vérification des sources.
          Bonne continuation !

  2. Mannie dit :

    Des thèmes d’articles toujours aussi décalés et surtout toujours aussi bien traités!

    Un régal!

  3. Rami dit :

    Pour compléter et continuer à faire dans le salace, il n’y a plus qu’à faire un article sur l’Origine du Monde de Gustave Courbet…

  4. Djinnzz dit :

    Le Dieu Google a encore frappé… J’ai reçu un avertissement pour les photos présentes sur cet article, il s’agirait selon Google de pornographie, ce qui est interdit par leur programme.

    Soit je laissais les photos, soit EtaleTaCulture se fait virer de Google.
    Le choix est fait, à contre-cœur.

    #ViveLaLiberté

    • Klio dit :

      C’est lamentable.
      Une polémique identique avait eu lieu avec Facebook qui avait censuré L’Origine du Monde de Courbet.

      Dérive totalitaire des géants du Web… C’est effrayant.

    • Kelkundote dit :

      Le point positif c’est que même le personnel de Google vous lit… ou du moins viens regarder les images.

      • Djinnzz dit :

        On peut voir les choses comme ça en effet ! 😉

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